Hello! Dans mon article précédent je vous ai parlé de comment a germé cette idée de partir. Dans celui ci et le prochain, je vais vous expliquer ma prise de renseignents mais aussi les démarches que j’ai engagé pour envisager ce départ. Bonne lecture!

Comme je vous l’ai dit dans l’article précédent, je me suis laissé le mois de novembre en réflexion avant d’entamer réellement les démarches pour le permis de travail. J’ai commencé mes recherches sur Internet à partir de mes connaissances personnelles. Je savais qu’il était nécessaire d’avoir un permis de travail pour imaginer s’installer durablement et trouver du travail.
Ce que je ne savais pas c’est qu’il y avait beaucoup de visas et permis de travail différents. Par exemple, il existe un visa tourisme (que nous n’avons pas besoin de demander en tant que français) qui permet uniquement de voyager sur le territoire canadien durant six mois maximum. En ce qui concerne les permis pour le travail, il en existe plusieurs qui ont retenu mon attention : le permis jeune travailleur (JP), le permis vacances travail (PVT) et enfin la résidence permanente ou entrée express.Il en existe d’autres, mais je ne le citerai pas dans cet article. Si vous désirez plus d’informations je vous invite à aller sur le siteImmigration canada. C’est également sur ce site que j’ai réalisé mes démarches. Il faut être très vigilant sur Internet car il y a beaucoup de sites frauduleux ou pas très honnêtes qui vous font payer des frais supplémentaires en vous promettant un permis de travail à coup sûr. Or, beaucoup de ses permis sont soumis à tirage au sort pour réaliser une demande. Il n’y a donc absolument aucune garantie en passant via ces sites d’avoir le fameux sésame.
Clairement pour moi la résidence permanente n’était absolument pas envisageable dans le sens où je ne sais pas si je vais aimer vivre là-bas. Il ne me reste donc que le jeune travailleur ou le permis vacances travail. L’un est un permis fermé c’est-à-dire que l’on est engagé avec une entreprise, l’autre est un permis ouvert, on a pas de restrictions d’entreprise ou de lieu. Le PVT est donc pour moi la meilleure option. C’est le choix que font beaucoup de français car c’est une grande porte ouverte vers l’immigration permanente.
Lors de mes recherches, je suis tombé sur un site qui est une mine d’or quand on veut partir à l’étranger. Toutes les démarches sont expliquées clairement, en plus ils ont des partenariats avec d’autres entreprises ce qui veut dire pleins de bon plan. -> Les pvtistes . Il y a également des pages Facebook qui sont consacrés au pvtistes, on n’y trouve beaucoup de retours d’expériences et ça permet de poser les questions sur lesquelles on a des doutes. J’émets un petit bémols sur ces pages, les gens ne restent pas toujours courtois malgré le fait que se soit fait pour échanger. Surtout, ne perdez pas patience et ne vous rabaisser pas à répondre à leur commentaires pas toujours respectueux, j’en ai fait les frais ce soir même alors que je répondais du mieux possible à une question.
Le 4 décembre 2018, je me jette donc à l’eau.
Je me suis allée sur le site du gouvernement canadien pour remplir un questionnaire d’admissibilité. J’ai donc découvert que je n’étais admissible que pour le PVT, ce qui était une très bonne nouvelle. Ensuite, j’ai créé un compte avec des identifiants et mots de passe pour pouvoir m’inscrire officiellement.

C’est là que les choses sérieuses commencent ! On doit remplir un formulaire de renseignements personnels, puis nos coordonnées, le détail de nos études, des différents postes professionnels que l’on a eu et enfin notre projet. Il s’affiche ensuite la déclaration solennelle et une signature électronique qui vous explique toutes les règles concernant différents points légaux de la démarche, ainsi que les conditions demandées pour entrer sur le territoire en cas de validation ( à savoir la somme de 2500$). Je vous conseille de bien garder toutes traces de ces formulaires remplis pour les avoir en mémoire. Il faut prévoir environ 45 minutes pour remplir correctement le dossier. Il faut prendre le temps de vérifier toutes les données que vous avez rempli pour qu’il n’y ai pas d’erreur car cela pourrait compromettre la validité du dossier. À ce moment de la procédure il n’y a absolument rien à payer. Si on vous demande quelque chose, c’est probablement que vous n’êtes pas sur le site du gouvernement canadien.
Et voilà! Une fois validée c’est une longue attente qui peut se profiler. Effectivement, le permis vacances travail étant très demandé en France il a peu de places par rapport au nombre de demandeurs. Pour exemple, le 4 décembre dernier nous étions 15 000 français environs pour 7150 places disponibles. Quand on lis sur les forums que certaines personnes attendent entre cinq et six ans pour avoir leur lettre d’introduction, je n’avais pas beaucoup d’espoir d’être tirée au sort. En plus, il y a une limite d’âge, on peut prétendre à ce permis de travail jusqu’à 35 ans, ça ne me laissait que deux ans de marge. À ce moment précis, nous ne savions pas quand est-ce que le tirage au sort allez commencer. En attendant pour tuer l’impatience, je décide de commencer à prévoir les pièces qui seront demander si jamais je t’ai tiré au sort.

J’ai alors rédigé mon CV selon les critères canadien, il y a quelques différences avec un CV français. J’ai aussi fait une demande de casier judiciaire par Internet au cas où on me la demanderai. Il est important de savoir que si on a vécu dans d’autres pays, il se peut que l’on vous demande des attestations de police ou extrait de casier lorsque l’on remplit le dossier à présenter au gouvernement après tirage. De même que si on envisage de travailler avec les enfants ou dans le médical, une visite chez un médecin qualifié (liste sur le site internet) sera demandé, le rendez-vous ne peut être pris qu’après le tirage au sort. Ça m’a permis de gagner beaucoup de temps pour la suite des démarches!
Une fois la candidature déposée, commence cette interminable attente. Je regardais ma boîte mail peut-être 10 fois par jour (si c’est pas plus )à partir du moment où j’ai su que le tirage au sort commençait. La première ronde d’invitation a eu lieu le 23 décembre et c’était parti pour la saison 2019 à savoir un tirage au sort par semaine! Ça ne paraît pas comme ça, mais c’est réellement angoissant car une fois tiré au sort, il n’y a que sept jours pour accepter l’invitation et présenter le dossier complet au gouvernement. Si on rate ce délai là, on aura peut-être plus jamais sa chance d’être tiré au sort… les réactions des autres personnes sur les pages Facebook n’aide pas à rester serein. 🙂
Dans le prochain poste, je vous expliquerai la suite des démarches!
À bientôt!
