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Bonne année 2022

Il y a bien longtemps que je n’ai rien écris.

Malheureusement cette année 2021 n’a pas été très palpitante. Rien de sympas à vous raconter et pleins de complications liée aux raisons que vous connaissez mais aussi pour des raisons administratives .

J’espère que 2022 sera meilleure sous tous les angles! Je vous souhaites à tous les meilleurs vœux pour commencer cette année!
À très vite!

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Dégustation fromagère

Aujourd’hui je vais vous parler d’une belle découverte en matière de spécialité culinaire locale : le fromage!

Vous en conviendrez, l’Amérique du Nord au sens large n’est pas réputée pour ses talents coté cuisine, ce qui en vérité, est un gros préjugé quand on s’intéresse au terroir locale, il y a des surprises de partout j’en suis sure!

Grace a mon amis Charles, j’ai découvert une belle fromagerie : La fromagerie du presbytère a Sainte Elisabeth de Warwick. 

Avant de vous en parler, un peu d’histoire!

Comme vous le savez, le Canada et surtout le Québec ont une histoire liée a la France avec les colonisations du XVIIème siècle. Les premiers colons Français avaient emmener avec eux beaucoup de choses avec eux notamment des vaches laitières et leurs recettes fromagères de diverses régions ! Les premières fabrications documentées datent de 1690 sur l’ile d’Orléans ( vous vous rappelez? je vous en ai déjà parlé dans cet article la : https://lesvadrouillesdemystigrette.travel.blog/2020/07/08/lile-dorleans/?fbclid=IwAR18Q6ZHV-Q2ajIzNFqb1bvrdotmU_bUqEDwZziKLCfKhp0gdWxJVkT5A18.). A l’époque les fromages fabriqués était au lait cru (la pasteurisation n’existait pas encore hein), a pâte molle et croute fleurie, ressemblant plutôt a un camembert. Le plus connu s’appelait le « raffiné de Saint Pierre », considéré comme le meilleur de la colonie, il est servi aux nobles et aristocrates. La recette a traversé les générations avec une transmission de mère en fille (oui oui!), en 1970 encore une quarantaine de familles le fabriquaient de façon traditionnelle. Suite a une règlement provincial interdisant le lait cru, le fromage avait quasiment disparu. 

Mais il n’y a pas que les Français dans l’histoire des fromages Québécois! il ne faut pas oublier que la colonie a aussi été sous influence Britannique. La tradition fromagère s’est enrichie de nouveaux procédés comme les pates dures de types cheddar par exemple. Ce type de fromage est très présent dans le canton de l’est.

Les grandes lignes de l’industrie fromagère au Québec (cinq grandes périodes): l’implantation progressive (1865-1890), l’expansion rapide (1890-1920), la concentration des entreprises (1920-1950), la restructuration et la diversification (1950-1970) et finalement, le nouvel essor (1970-1995). 

Les deux types de fromages dominant sont restés très longtemps le cheddar et le oka. Apres les deux guerres mondiales, les vagues successives d’immigrants de toutes l’Europe viennent encore apporter de nouvelles recettes : Edam, mozzarella, parmesan, feta mais aussi fromage persillé! 

Depuis les années 2000, le Québec tente de faire reconnaitre et inscrire ses productions fromagères sous des labels visant a protéger les savoir-faire et l’authenticité des produits d’ici a l’instar des AOP que l’on connait bien en Europe. 

Je vous invite a lire cet article très complet si vous voulez en savoir plus : http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-640/Fromages_du_Qu%C3%A9bec.html#.X2tQrz-g-Ukhttp://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-640/Fromages_du_Qu%C3%A9bec.html#.X2tQrz-g-Uk

Passons a ma dégustations ! 

La Fromagerie du presbytère a sa boutique dans l’ancien magasin général du village. Elle tiens son nom du presbytère voisin ou se trouve les installations de fabrication et d’affinage. Le bâtiment en question a été construit en 1936 a coté de l’église forcement et en face de la ferme Louis d’or. En 2006, le lieu a été complètement rénové pour lui donné un environnement accueillant ou tous les vendredis ont lieu des piquenique avec musique et dégustations de fromage.

Le magasin général de Sainte Elisabeth de Warwick
Une des vitrines fromagère.
on trouve aussi des bons produits des villages voisins ici du miel, vraiment excellent.

Voici la sélections des fromages que j’ai gouté… autant vous dires quasiment tous! Je vous avoue que je l’ai fait en deux fois, d’où le délais pour la rédaction de cet article! 

1ere dégustation suggérée par mon amis Charles plutôt au lait de vache.
2eme dégustation avec des fromages plus chèvres et brebis. 

Le « Laliberté »

C’est un fromage pasteurisé a pate molle, il est fait a base de lait entiers. dans le style du double crème que l’on trouve en France sauf que c’est un Triple crème. Il a 50% d’humidité et 36% de matière grasse. son temps d’affinage est de 3 a 4 semaines. Il a un gout de champignons a la crème

Le « Champayeur »

Le champayeur est encore un fromage a pate molle au lait pasteurisé. Il est fabriqué selon le même procédé que certains fromages de chèvre. Il a 53% d’humidité et 24% de matière grasse. Il est affiné sur 15 jours. Perso, il me fait beaucoup pensé au St Marcelin.

Le Bleu d’Elizabeth

Ce fromage a une pate demi ferme persillé. Le lait est non pasteurisé mais thermisé. Il contient 28% de matière grasse et 42% d’humidité. Son affinage est de 60 jours. comme vous vous en doutez, son gout est similaire au bleu et persillé que on a en France.

Le Louis d’or

Celui la m’a vraiment plu! C’est une pate ferme a base de lait de vache cru. Sa meule fait entre 6 et 40 kg, 9 mois d’affinage minimum . La recette est inspiré du savoir faire …jurassien! Et je peux vous l’assuré, il fait vraiment pensé au Conté autant en texture que en gout. L’affinage 3 ans est mon préféré, on sent des petits cristaux de sel sur la langue miam! 

le brie paysan

Comme le dit son nom, c’est un brie. Il est donc a pate molle, au lait entier pasteurisé. Il est affiné 30 jours. rien de plus a ajouter dessus, c’est un brie.

Le Taliah

Fromage type cheddar au lait thermisé de brebis. Il a une pate ferme et jaune claire. Il est affiné entre 10 et 16 mois, la meule fait entre 5 et 10 kg. Il a 31% de matière grasse et 31% d’humidité. il a un petit gout de noisette très sympas.

Le « treizième apôtre » est une fromage de chevre non pasteurisé , « la madelaine » fait de lait pasteurisé de brebis  et le  » Zacharie Cloutier » fait de lait de brebis, affiné 12 mois. Sa pâte ferme, pressée et demi-cuite.

Conclusion:

Même si l’histoire fromagère du Québec est très jeune en comparaison avec la notre, il y a un réel potentiel gustatif et de savoir-faire hérités du vieux continent, les Québécois n’ont vraiment pas a rougir! Je tiens vraiment a remercier mon amis Charles pour cette belle découverte, un personne fantastique et qui aime les bonnes choses! 

J’espère que je vous aurais fait un peu salivé avec ces bons produits locaux et que je vous aurais un peu fait voyager aussi. 

Prenez soin de vous mes amis, a très bientôt!

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Parlons cheveux et silicones.

Je ne parle pas souvent de mon métier sur mon blog, mon expérience de cette semaine au salon (et une idée de mon amie) m’a fait réaliser la méconnaissance sur la nocivité de certains composants des produits de beauté. Ils peuvent être un réel casse tête pour les professionnels et la cause de nombreux dommages capillaires.

Pour vous qui ne me connaissez pas, j’ai passer mes examens de coiffures en France il y maintenant 10 ans. J’ai un CAP (certificat d’aptitude professionnel) et un BP (brevet professionnel) styliste visagiste, ce qui représente 4 années d’étude. Durant notre formation, nous apprenons la pratique du métier ( la partie visible de l’iceberg : coupe, coloration, coiffure…) mais aussi de la gestion, du management, du dessin , de la biologie appliquée et de la chimie! Très important pour comprendre comment agissent les différents produits sur le cheveu.

Je ne suis pas une spécialiste en cosmétologie, avec mes connaissances de base et quelques recherches je vais essayer de vous expliquer en quoi les silicones sont problématiques pour la santé de vos cheveux et le travail de votre coiffeur.

source pexel.com
  • Mon expérience

Cette semaine une nouvelle cliente est venue au salon pour réaliser une technique de mèches. Après avoir discuter avec elle de son historique technique, j’ai choisi de réaliser son éclaircissement avec un oxydant doux ( sa base étant blond foncé je n’avais pas besoin plus). J’ai contrôler mes mèches a 20min puis 30min, l’éclaircissement ne bougeait pas même avec un apport de chaleur. J’ai décidé de rincer pour ne pas prendre le risque d’avoir de la casse. Je lui ai posé 1000 questions pour essayer de comprendre d’où venait le problème et j’ai fini par mettre le doigt dessus : son shampooing. Une rapide recherche sur internet m’a donné la composition de ce produit : pas moins de 5 silicones différents. Ma maladresse a été de ne pas suffisamment la questionner sur sa routine avant ma prestation. Pour obtenir le résultat souhaité, j’ai changer d’approche en faisant un shampoing clarifiant que j’ai laissé pauser pour éliminer les résidus de silicone. Ensuite, j’ai refait mon éclaircissement comme je l’avais envisagé. Ma cliente a vraiment aimé le résultat et j’étais soulagée d’avoir trouver une solution rapidement, un grand merci a elle pour sa patience et sa confiance.

Pour que vous compreniez pourquoi les silicones ont bloqués mes produits professionnels et pourquoi ils sont mauvais pour vos cheveux (mais pas que…) voici comment on nous explique les choses lors de nos formations.

  • La structure du cheveux

Un cheveux européen pour schématiser, c’ est comme un tuyau d’arrosage : une structure en couches pour l’extérieur avec un trou au milieu.

image : http://aleasbiologyblog.blogspot.com/2013_05_01_archive.html

Ici la cuticule et le cortex sont l’extérieur du cheveu et la « medulla » comme vous l’avez deviné c’est le centre de notre tuyau d’arrosage. Ce qui nous intéresse c’est la cuticule car elle est composée des fameuses écailles.

La tige capillaire est la partie visible du cheveu, ce n’est pas un élément vivant contrairement a ce que l’on entend souvent. C’est pour cela qu’il totalement indolore de se faire couper les cheveux.

La tige est composée de kératine produite par des cellules (kératinocytes) situées a la base du bulbe capillaire dans le cuir chevelu. Les kératinocytes migrent vers l’extérieur depuis la lame basale de l’épiderme en passant par plusieurs états jusqu’à une kératinisation complète. C’est comme cela que les cheveux poussent et que la peau se régénère. La surface de la tige comporte des tuiles de kératine (écailles) plus le cheveu est jeune, plus les écailles sont collées, plus on s’approche de la pointe plus la cuticule est « vieille » et plus les écailles sont usées et ouvertes . L’ouvertures des écailles engendre un manque de brillance, de douceur au touché et des cheveux qui se mêlent.

L’industrie des cosmétiques est partie de ce constat pour chercher des ingrédients embellissant pour les cheveux des consommatrices et ils ont intégré les silicones.

  • Qu’est ce que les silicones en cosmétique?

Ce sont des ingrédients de la famille des plastiques ultra fréquent dans la compositions des shampoings et beaucoup d’autres produits capillaires. Leur effets visuels sont immédiats et ils sont très peu couteux d’où une utilisation massive. Leur apparition en cosmétique date des années 80 pour , a la base, faciliter le démêlage. Les silicones sont imbattables pour améliorer la brillance et le toucher du cheveu en comblant les brèches (et donc les écailles) gainant ainsi la fibre capillaire d’une pellicule « soyeuse ».

L’origine des silicones est bien naturelle vu qu’ils proviennent de la silice mais les traitements chimiques nécessaires a son application en cosmétique les rendent vraiment problématiques sur le plan technique pour nous les professionnels de la coiffure mais aussi sur le plan environnemental. En effet, les composants de cette famille font polémique car beaucoup, pour ne pas dire tous, ne sont pas biodegradables et s’accumule dans l’environnement.

Les fabricants planchent pour trouver des substituts plus respectueux de la nature comme des cires végétales telles que la gomme de guar ou de xanthane mais le prix n’est pas le même.

  • Leur action sur le cheveu et les conséquences.
source : https://www.pexels.com/fr-fr/

Comme je l’expliquais plus haut, les silicones dans les produits capillaires ont pour but de lustrer le cheveu, de lui donner de la brillance et de la douceur au toucher en comblant les écailles trop ouvertes.

Les traitements mécaniques (brossages inadaptés, frottements sur les vêtements…), les traitements thermiques ( chaleur des appareils trop haute ou répétée …) ou encore chimiques ( colorations, décolorations trop fréquentes ou mal adaptées a la nature des cheveux ou mauvais produits capillaire…) sont les facteurs principaux de sensibilisation de la cuticule.

Il faut garder en tête qu’ils ne sont que des traitements de surface et n’apportent absolument aucun élément utile pour la santé du cheveux.

A long terme, ils sont nocifs pour le cheveux a cause de leur pouvoir occlusif. Au fil des utilisations, les silicones s’accumulent et créent une gaine imperméable aux éléments nutritifs mais aussi au colorants et décolorants même professionnels : le cheveu est étouffé, deviens cassant. En coloration et décoloration, on se sert de la possibilité d’ouverture des écailles pour allez travailler les pigments naturels situés dans le cortex. Dans nos produits techniques nous jouons avec les Ph pour ouvrir et fermer l’accès au cortex. Les couches de silicone recouvrant un cheveu saturé rendent impossible l’ouverture des écailles et donc la propulsions des pigments ou des persels dans le cheveu.

Malheureusement, on en trouve aussi dans certains shampoings professionnels pour le coté esthétique mais il y a deux différences majeures avec les produits de « grande surface »: La concentration et la qualité des matières premières. Les silicones professionnels ne restent pas coincés dans les écailles ce qui permets aux coiffeurs de travailler sans gène et a vos cheveux de continuer a absorber les éléments essentiels a leur santé.

  • comment les repérer et choisir les meilleurs produits.

Pour reconnaitre les silicones dans les listes d’ingrédients il suffit de repérer les noms finissant par :

– Thicone -Thicol – Siloxane ou – Silane

Par exemple les plus connus :le dimeTHICONE, le dimethiCONOL, stearyl dimeTHICONE, polySILOXANE ou encore le Lauryl meTHICONE copolyol.

De manière plus générale ce qui dois vous mettre la puce a l’oreille ce sont les promesses de réparations expresses ou de l’ultra brillance. Vous pouvez être sur(e) que les produits les moins chers en sont bourrés. A savoir que lorsqu’on arrête d’utiliser ces produits bas de gammes, il faut environ un mois pour que le cheveu soit complètement débarrassé de toute trace de silicone.

A ce jour, l’unique solution efficace que je connaisse pour décaper le silicone d ‘un cheveu reste les shampooings clarifiants professionnels. Ils ont un fort pouvoir détergeant ce qui permet de détacher ces couches imperméables de la fibre, c’est pour cela que je l’ai utilisé pour ma cliente. Des recettes naturelles a base d’argile peuvent être efficace en masques sur un usage a long terme mais je ne les ai pas tester pour la simple raison qu’en salon on a besoin d’un effet immédiat.

  • Pour aller plus loin.

Si le sujet vous intéresse ou vous préoccupe voici quelques articles intéressant sur le sujet.

https://www.slow-cosmetique.com/le-mag/pourquoi-eviter-les-silicones-dans-les-cosmetiques/

https://cosmetiques.ooreka.fr/astuce/voir/333319/silicone-dans-les-cosmetiques

https://www.gralon.net/articles/sante-et-beaute/soin-et-beaute/article-le-silicone-dans-le-shampoing—pour-ou-contre–9799.htm

https://www.poisplumecoaching.fr/purifier-ses-cheveux-du-silicone/

J’espère vous avoir fait découvrir des choses, n’hésitez pas a partager cet article!

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Reprise des explorations!

Enfin! J’ai pu profiter d’un week-end pour vadrouiller dans la belle province!

Après un mois de juillet à donner un coup de main dans les travaux du nouveau salon, j’ai profité de la rivière saint François la semaine passée. Mais ce n’est pas de ça dont je veux vous parler dans cet article!

Retour à l’état sauvage🤣

Samedi après le travail, j’ai pris la route avec des amis en direction de St Jerome au nord de Montréal. J’ai eu mon baptême des autoroutes Montréalaises avec son asphalte défoncé, ces sorties un peu compliquées et un trafic assez sportif! Heureusement pour moi, j’avais 2 copilotes qui m’ont vraiment aidé et l’heure a laquelle on est passé était plutôt tranquille de ce qu’ils me disaient 😅… j’ai pas hâte de découvrir les heures de pointe!

En arrivant à St Jerome, on est reçu par la cousine d’un amis dans sa très jolie maison à l’extérieur de Saint Jerome. Elle a un beau terrain boisé en arrière, on a pu profiter de l’ombre tout l’aprem midi en jouant à des jeux :

Le washer (je suis pas sure de l’orthographe) : c’est une jeu de lancer en équipe qui consiste à essayer de mettre 3 disques métalliques dans une boîte carré quu a un bol au centre. Si la rondelle touche l’extérieur de la boîte c’est 1 point, 2 points si on le met dans la boîte et 3 points si c’est dans le bol au centre de la boîte. On doit arriver à 21. Les points marqués par les adversaires se soustraient de nos propres point, exemple : je met une rondelle dans le carré et une autre contre la boîte, j’ai 3 points. Mon adversaire lance dans le bol et un dans la boîte il a 5points mais on soustrait les miens donc il marque 2 points au final.

Petit exemple avec mon amis Charles

On a aussi joué aux dards (fléchettes) et écouter de la musique. Les plus à l’aise se sont lancés dans un karaoké, je vous avoue que j’ai passé mon tour!

Mais le thème de cette journée était l’épluchette de blé d’Inde!

Au mois d’août c’est la saison de la récolte du maïs. Et c’est souvent l’occasion d’en manger au barbecue ou d’une autre façon avec les amis. Cette année, il est particulièrement bon et peu cher.

Avant le souper, il faut donc éplucher les épis. La aussi, ça peut être le prétexte d’un jeu!

En effet, ce soir la dans le sac d’épis, deux d’entre eux ont été colorés avec des colorants alimentaires pour désigner le roi et la reine de l’épluchette. Il faut aller très vite sinon c’est pas drôle!

Et voici nos roi et reine de l’épluchette :

Mes Amis Anne-Marie et Max!

Une fois les épis cuits, on les roules dans du beurre, on ajoute du sel et on les dévorent! Avec ça on a mangé des hot-dogs et de la salade de choux.

Quand la nuit a commencée à se rafraîchir, l’incontournable feu a été allumé dans le foyer du jardin.

Je les ai abandonné vers une heure du matin car j’avais décidé qu’en étant proche du Parc national du Mont Tremblant, je ne pouvais pas manquer cette occasion d’aller y marcher!

Je suis partie vers 5h30, l’autoroute était déserte! J’ai pris mon petit dej’ au service au volant du Tim Horton que j’ai croisé en partant de St Jerome. J’ai conduit à peut-être une heure avec des paysages vraiment fantastiques!!

J’adore partir tôt en randonnée. C’est tellement paisible! Ça remet les choses à leur place : on est petit sur cette terre!

Petite pose photo au bord du Lac supérieur

Avant d’arriver au parc national, je me suis arrêtée sur le bord de la route. Le lever de soleil sur le lac était magnifique avec la petite brume sur l’eau… 😍

Lac supérieur

En arrivant au parc, je n’avais pas encore d’idée très précise de l’itinéraire que je voulais faire. Je n’ai pas trouvé autant d’info que j’aurais voulu sur internet donc j’ai décidé de voir sur le moment où mes pieds allaient me porter 😅!

Le parc fête ces 125 ans cette année!

C’est le premier créé au Québec, 3eme au Canada et 5eme en Amérique du Nord. Il a une superficie de 1510km2, environ 400 lacs et ruisseaux, plus de 40 espèces de mammifères dont le loup qui est son emblème.

Malheureusement pour moi, à cette époque de l’année et avec la fermeture des frontières le parc est très fréquenté, je n’ai pas vu beaucoup d’animaux hormis des geais bleus, des écureuils et des grenouilles.

En violet, mon itinéraire.

Au final, j’ai fait 15 km de marche avec environ 560m de dénivelé.

Arrêt photo au Lac Chat
Marais près du Lac Poisson
Lac Poisson
Détours par le point de vue de la
cascade sur le lac poisson
Grenouille Rieuse
Le célèbre écureuil roux d’Amérique

Jusque là, j’étais vraiment seule, le nombre de toiles d’araignée que j’ai pris était gage que j’étais la première du jour! En redescendant sur la boucle La roche, La coulée et La corniche, ça a été une autre histoire. Beaucoup de familles avec de jeunes enfants… adieu silence et calme!

J’ai un peu accéléré ma cadence pour devancer ce petit monde et avoir la possibilité de profiter des belvédères avant qu’il y ai beaucoup trop de monde à mon goût. Je me suis vite rendu compte que le confinement m’a bien coupé les pattes et que mon corps allais se venger les jours suivants avec de bonnes grosses courbatures 😈…

Mais ça vallait le coup de payer ce prix pour un peu de tranquillité!

Possible « Inukshuk», cairn rappelant une forme humaine, symbole autochtone.
Le Lac Monroe
Lac Monroe

De retour à ma voiture vers 13h, j’ai décidé de faire un crochet par la station de ski du Mont Tremblant.

Si vous connaissez ma région d’origine, il y a une station qui s’appelle Arc 1950 le village, elle a été construite sur le modèle de Tremblant avec les architectes ou promoteurs de cette dernière.

J’étais vraiment curieuse de voir à quoi ça pouvait ressembler… est ce que j’allais avoir un coup de nostalgie? Et bien pas du tout!

Covid oblige ….

Bon déjà impossible de trouver une place pour se parker…. Les stationnements étaient pleins a craqué ! Heureusement pour moi, à 12$ de l’heure, j’étais pas prête à payer ça! Après 30 minutes de recherche j’ai enfin trouver à l’extérieur et gratuit! J’ai encore marcher 4km aller-retour pour une visite de 20 min à peine.

En résumé : c’est Surfait!

Trop cher, trop de monde, zéro authenticité (mais ça je m’y attendais).

C’est un concentré de tout ce que je déteste des stations de ski où le bling bling et le paraître sont de mise. Le port du masque n’était pas obligatoire en extérieur mais au vu de la fourmilière grouillante j’ai préféré le mettre… voici quelques photos que j’ai prise rapidement avec mon téléphone. Je pense que j’ai vraiment perdu l’habitude de voir du monde et j’étais vraiment mal à l’aise.

Lac miroir dans la partie basse de la station
Rue principale
Front de neige
Front de neige côté boutiques

En comparaison avec Arc 1950, la station savoyarde est plus petite mais à mon sens mieux pensée. À Tremblant les parkings sont quasiment tous à ciel ouvert, avec les chutes de neiges qu’il y a ici, ça doit leur coûter très cher en déneigement. L’accès aux hébergements paraît moins facile aussi.

Donc si vous passez par la, faites un petit tour mais n’y allez pas exprès.

Un petit clin d’œil à nos stations quand même :

J’ai ensuite repris la route pour revenir à Drummondville en passant par le nord du Fleuve St Laurent pour éviter le trafic du dimanche soir à Montréal. La route que j’ai pris traverse les Laurentides, La Lanaudière et la Mauricie pour arriver à Trois Riviére et traverser le fleuve. Les paysages étaient vraiment magnifiques avec énormément de lac, de beaux chalets… Je ne me suis pas arrêtée pour faire des photos, j’ai roulé 3h30 sans voir le temps passer tellement les paysages étaient variés!

J’espère que cet article vous a plus et il vous a permis de voyager un peu! Suite au prochain épisode !

À très vite!

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L’île D’Orléans

Hello les amis, me voici de retour sur les routes du Québec pour continuer à découvrir cette fantastique province!

Cette fois je suis partie a la journée pour découvrir l’île d’Orléans, située a l’est de la ville de Québec. C’est un trajet de deux heures environ pour s’y rendre. Le temps n’était pas terrible mais on a eu moins de monde sur la route pour faire le tour c’était bien apprécier.

hyper sérieuse et calme pour une fois!

Géographie de l’ile et un peu d’histoire

L’île se situe a environ 5km en aval ( a l’est) sur le fleuve Saint Laurent du centre ville de Québec. Elle a une superficie de 193 km2, 67 km de côtes et un point culminant a 137m , il y avait 7082 habitants en 2016 repartis en 6 villages, le plus important est Saint-Pierre-sur-l ‘île-d’Orleans. Elle est accessible par un pont qui date de 1936, avant ca on se rendait sur l’île en bateau. L’été la population double avec la venue des touristes mais aussi des Travailleurs saisonniers. En effets, l’ile d’Orléans est encore aujourd’hui, un lieu avec de nombreuses cultures agricoles : pommes, fraises, légumes, vignes, petits fruits mais aussi produits de L’érable. Jacques Cartier en 1535 la surnomma « ile de Bacchus » en raison des vignes sauvages qui y poussaient.

L’île est l’une des première partie de la province a avoir été colonisée par les Français, une grande partie des Canadiens Français ont un ascendant ayant vécu sur l’île. Elle a portée plusieurs noms avant que Jacques Cartier (encore lui) la baptise ainsi en l’honneur du Duc d’Orléans, fils du roi de France François Ier. Avant l’arrivée des européens, les autochtones l’appelaient « Ouindigo » qui signifie « coin ensorcelé » en Algonquin. En 1759 l’île est évacuée car la menasse des anglais de profile. Lors de cette occupation Britannique, les troupes de James Wolfe la mette a sac, n’épargnant que quelques habitations. Les Anglais ne laisseront pas grand choses d’autre sur leur passage, cela dit, l’ile a encore beaucoup de maisons typiques comme vous verrez dans la suite de cet article, elles ont due être rebâtie par la suite.

Etape 1 : Québec.

Et oui, je ne pouvais pas passer a proximité sans faire un passage au vieux Québec!

Passage express sur le chemin pour aller sur l’ile, ca a été une petite pause sur le bord du fleuve avec un appel en visio avec ma famille. Je n’était pas encore passer par la depuis mon arrivée il y a bientôt 9 mois! J’aime tellement cette architecture unique avec le fleuve!

Etape 2 : Sainte Pétronille

On a traverser le fameux pont…on voit bien qu’il date de 1936! Il fait 2,7km et 66m de haut. On m’a dit qu’il est parfois fermé quand il devient trop dangereux… une fois sur l’ile, on commence par une grande cote, l’hiver ca doit être sympas sans 4*4! on a pris la direction de l’ouest pour aller a Sainte Pétronille. Passage obligé par la chocolaterie du village pour une creme molle vanille avec chocolat blanc et erable, miam!

La terrasse de la chocolaterie

En la dégustant, on a pris une rue qui donne sur le bord du fleuve, on a pu profiter des Chutes Montmorency et d’une jolie vue sur Québec.

Les chutes avec le pont.
Le vieux Quebec

On a pris la route en direction de Saint Laurent, la on a vu de jolies voir de magnifiques propriétés que je n’ai pas forcement eu en photo malheureusement.

étape 3 : Le parc maritime de Saint Laurent

Je pense qu’on a passer au moins 2h30 ici a profiter des lieux et explications des gens qui travaillent ici. Ce n’est pas très grand mais c’est intéressant quand on est curieux. L’entrée est de 5$ pour les adultes, ce qui est vraiment très correcte. on était vraiment peu nombreux en fin de matinée, j’ai pu poser pleins de questions à la personne présente ce jour la, un grand merci à elle pour ce partage passionné! Elle a beaucoup rit en me voyant prendre des notes.

capture google earth du site, on voit encore les anciens pontons.

Le Chantier maritime sera en fonction de 1908 à 1967. Sa principale activité était la construction, la réparations et hivernage de goélette.

Maquette du petit port du village

Pendant la 2eme guerre mondiale, 7 bateaux en bois ont été commandé par l’armée Canadienne afin de déminer. Pourquoi? Parce qu’ils n’étaient pas détectables par les radars.


Les bateaux étaient mis sur les bers pour les sortir de l’eau puis sur des lisses pour les déplacer latéralement. Au début, les ouvriers à l’aide de cordes et de chaînes hissaient les navires hors de l’eau puis avec l’aide de chevaux et bien plus tard avec des machines à vapeur. L’huile de poisson étaient utilisés pour faciliter les glissements. Au printemps, ils utilisaient de la dynamite pour casser la glace pour remettre les bateaux à l’eau le plus rapidement possible. L’hiver, l’activité principale était l’entretien et la réparation des navires le nombre d’ouvriers nécessaires était moins important.

Bateau sur les lisses
Un des derniers bers
Roulement du ber
Site du musée maritime

La sirène des repas des ouvriers rythmait la vie du village plus que les cloches de l’église. La population de Saint Laurent doublait à la fin de l’hiver. Il y avais aussi beaucoup de chalouperie sur l’île.

Chalouperie Godbout


La Chalouperie a été crée en 1837, elle a été déplacée sur le site par barge car elle se trouvait à l’est de son emplacement actuel.

Le pavement constituant le sol a été numéroté pour le rappatriment et ainsi les replacer à l’identique.

Il y avait une quarantaine de chalouperie sur l’île, dont une vingtaine à St Laurent. Le village a pris sont essort 1850 grâce à ça.

Ici était fabriqué principalement 2 modèles : La Godbout et La Fillon. À l’époque il fallait compter 1000$ pour la Godbout, plus rustique et 8000$ pour une Fillon qui est plus travaillée. Chaque chalouperie a son propre modèle. Plusieurs modèles exposés à l’extérieur sont des copies de style de l’époque.

La chaloupe Godbout
La chaloupe Fillion
Le bordé plus travaillé d’une chaloupe du dimanche
Cordage de la Fillon et à droite celle d’agrément .

Chaque famille avait sa chaloupe pour la pêche ou le transport, elle est conservée jusqu’à 30 ans selon l’entretien.

Il y a 10 fenêtres sur la façade pour optimiser la lumière naturelle et suivre le soleil. Cela évitait d’éclaire à la chandelle et ça limitait donc le risque d’incendie.

Foyer avec son étuve.
Coin sud est de l’atelier avec le tour.

Ça prend 300h d’ouvrage en moyenne pour fabriquer une chaloupe. Le chêne est principalement utilisé pour la structure. Le bois était mis en étuve pour le courbé sur un gabarit. Les rames sont en épinette, pour le bordé ( habillage extérieur) on utilisait plutôt le cèdre. Une fois la structure faite, de l’étoupe (fibre de corde) est installée entre les planches de bordé pour l’étanchéité. La chaloupe est mise a l’eau 24/48h pour faire gonflé les matériaux et ainsi vérifier l’efficacité de l’étoupe. La dernière chaloupe des Godbout a été faite en 1944.

Outils de mesure
Outils pour travailler le bois.
Arrière de la chalouperie avec la rampe, jamais loin du fleuve.

Sur le site on a pu aussi voir une grosse cage pour la pêche/chasse à l’anguille. C’était poser sur la berge et les anguilles se retrouvaient piégées avec la marée descendante ( oui, le fleuve subit les marées océaniques mêmes ici).

Un homme rentre debout là dedans.

Etape 4 : le reste de L’ile

Après ça on a repris la route pour continuer notre tour de l’île, on a vu des très jolies maisons typiques le long du fleuve, je vous laisse découvrir ça.

Un vieux camion de pompiers

Etape 5 : retour a Drummondville

Quebec au loin

Bilan de cette journée : super agréable! J’y retournerai avec plaisir peut être cet automne pour voir les belles couleurs.

J’espère que cette visite virtuelle vous a permis de voyager un peu depuis votre canapé et cela vous a plu!

À très bientôt

mon quotidien

Le Printemps au Quebec

Bonjour a tous, me voici de retour pour un nouvel article. Comme vous avez pu le constater ces derniers temps je n’ai pas eu grand sujet a vous raconter du fait de ce confinement.

La vie reprend un peu de normalité depuis le 4 mai dernier, les usines non essentielles et garages auto ont pu recommencer leurs activités suivi le 11 mai par le réouverture des commerces de détails. Montreal et sa couronne sont pour l’instant en pause jusqu’au 25 mai car la situation est bien plus critique que dans le reste de la province. Pour ma part, je reprend le 1er juin comme tous les services personnels avec des normes quasi hospitalière et vraisemblablement inapplicable dans le sens ou nous sommes incapable de trouver les équipements personnels demander, affaire suivre car les choses peuvent changer rapidement.

Mais ce dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui n’a pas rapport avec la pandémie!

Le printemps est la!

Pour ma premiere année j’ai eu tout le loisir de l’observé depuis mon balcon. Des mi mars j’ai pu observer les premiers vols de retour des bernaches, on les entends arrivées de loins! Comme a l’automne, elles volent en formant ces fameux V qui caractérise ces oiseaux. Petit a petit, les oiseaux migrateurs font leur retour, les premiers observés dans les jardins aux alentours sont les merles d’Amériques ( certains de mes amis les appellent rouge-gorge et moi ne sachant pas leur nom : rouge-merle!) puis les étourneaux sansonnets qui ont des chants très variés très vite reconnaissables.

Bernaches sur la Rivière Saint Francois.
Merle d’Amerique
Etourneau Sansonnet

Niveau météo, j’ai eu un hiver vraiment supportable contrairement a ce que j’avais imaginé mais on m’a dit de ne pas m’y fier car l’hiver a été plutôt doux. En Mars, j’ai eu des vraies giboulées, la rivière était toujours gelée par endroit, on a eu de la neiges au sol encore a certain endroit (a l’ombre ou en foret) jusqu’au 25 avril environ. La nuit on a eu encore des gelée ( a gratter les pare-brises debut mai avec du -10 en nocturne. Le mois d’avril a été pas mal pluvieux avec de passage de flocon de neige qui tenait pas plus de quelques heure au sol, ca a contribuer a faire fondre les restes de neige de l’hiver, on été chanceux cette année cela n’a pas provoqué d’inondation . Ce qui est très surprenant c’est la longueur de cette fin d’hiver. Je ne sais pas si c’est le fait d’etre confinée mais j’ai trouver un peu long la fin de cet hiver avant de voir des changement dans la vegetation.

En effet, a l’heure ou j’écrit cette article, la vegetation m’a plus du tout la meme allure que il y a deux semaines!

Les températures nocturne négatives décalent complètement l’explosion des feuillages. Y’a 3 semaines, les bourgeons grossissaient a peine et depuis une semaine que l’on a des temperatures au dessus de 15 degrés, c’est le feux d’artifice! Les arbres dans mon quartier ont complètement changer de visage en a peine 3 jours! On pourrait presque voir les feuilles s’ouvrir a l’oeil nu ( j’exagère ahah) tellement la nature a changer rapidement!

Boisé de la Marconi fin avril
Les arbres en face de chez moi le 7 mai lors du passage des Snowbirds de la Canadian airforce.
Devant la maison ce matin le 24 mai.

Déjà, l’an passé j’avais été impressionnée par ces changements très rapides de vegetations mais cette année j’ai vraiment pu l’observer de prêt! Comme je disais plus haut, on a des temperatures qui dépasse le 15 depuis a peine une semaine, on a eu une descente d’air froid venant du nord la semaine précédente avec un max de 4 degrés en journée. Par contre depuis 4 jours, c’est l’été! on a dépasser le 30 degrés vendredi, nous sommes passé au dessus des normes de saison après avoir été sous les normes un certain temps : le printemps est déjà fini! Place a l’été!

Pendant le confinement, on était autoriser a aller marcher. J’en ai profité pour marcher dans le Boisé de la Marconi ( je vous en ai déjà parlé une coupe de fois). J’aime beaucoup ce petit coin de foret a 30-40 minutes a pieds de chez moi. C’est un coin qui me permet de faire des photos d’oiseaux entre autre et de végétaux. En voici quelques unes.

Je le présente plus 🙂
Quiscale doré mâle
Trille ondulé
Têtes de violon, comestible. Ce sont des pousses de fougères.
Geais bleu
Bruant à gorge blanche
Sitelle à poitrine rousse
Sitelle a poitrine blanche

Le seul bemol que je pourrais apporter depuis que je suis arrivée (7 mois bientôt) c’est les bibite de l’été : Les maringouins (moustiques) et les tiques! Autant en France je ne craignais pas vraiment les moustiques dans le sens ou je me faisais rarement piquer et quand ca arrivait, la plupart du temps je ne me grattais pas. Mais ici… ils sont redoutables! Depuis une semaine on commence a en avoir et je peux vous dire que je réfléchis a des solutions pour me protéger de leur piqures car elles démangent vraiment. Pour les tiques, je crois que c’est devenu un fléau mondial! Ils sont de retour depuis au moins deux semaines, avec l’hiver doux, ils s’attendent a en avoir énormément. Contrairement aux tiques de France, celles-ci sont très grosses (a la taille du pays ahaha)! Ce qui est un sacré avantage pour les repérer sur nous. A la maison j’ai donc un arsenal de répulsifs et d’huiles essentielles pour éviter au mieux d’attirer ces bibittes qui il faut bien que je l’avoue, m’ont fait développé une phobie (digne de celle que j’ai envers les araignées) l’an dernier dans le parc des Hautes gorges de la Malbaie.

Mis a part ca, je vais profiter de mon été au mieux avec mes amis, au programme ( parce que maintenant c’est permis) : barbecue, baignades aux chutes, rando dans les parcs, camping, guimauves autour d’un foyer dans les jardins des uns et des autres… Ca promet d’etre convivial et fun…comme dans les films américains!

A très bientôt et prenez soin de vous!

mon quotidien·organisation

Déjà 3 semaines de confinement

C’est un scoop pour personne : c’est la galère pour tous le monde!

J’avais plusieurs articles à avancer mais j’ai plutôt décidé d’écrire celui là.

Aujourd’hui ça fait 20 jours que je suis à la maison, enfin je crois…

Le gouvernement québécois a incité la population à prendre des précautions pour limiter la contamination. Le but est de tenter d’absorber au mieux le gros de la vague afin de protéger le système hospitalier. Il a été demander de laisser un espace de 1m entre les gens, c’est passer à 2m maintenant. Ne pouvant pas respecter cette consignes, nous avons décidé de fermer le salon (initialement pour une durée de 15jours) afin de nous protéger et protéger nos clients et clientes. La semaine précédente, ils avaient déjà pris des mesures pour les personnes âgées ou avec un système immunitaire fragile. En vrai, on était vraiment pas tranquille car beaucoup de personnes rentraient ou allaient rentrer de l’extérieur du Canada ( c’était les vacances ici) et potentiellement, ils risquaient d’importer le virus et contaminer des gens sans le savoir. Ça c’était le 15/16 mars. Une semaine après, tous se qui n’était pas essentiel fermait officiellement.

Après une grosse semaine et demi de « panique du PQ *», de ruée dans les magasins pour acheter tout et n’importe quoi, la peur de manquer d’argent se fait sentir.

* PQ: papier Q… pas parti Québécois hein 😅

Rayon surgelé chez Walmart vide.

Cette situation inédite va mettre beaucoup de monde en difficulté voir en danger pour les plus démunis. Les gouvernements Canadien et Québécois ont mis en place des aides mais c’etait un peu le chantier tellement il y de situations particulières. Les trois premiers plans mis en place montrent tout de suite leur limite et sont remplacés par une seule aide fédérale (nationale) qui arrose beaucoup plus large: salariés qui ont perdu leur emploi, travailleur autonome en baisse ou en perte d’activité, travailleurs étrangers, étudiants… la condition pour être éligible est d’avoir gagné 5000$ sur les 12 derniers mois ou en 2019. C’est une aide de 2000$ par mois sur 4 mois maximum et c’est imposable. Les impôts sur le revenus sont directement pris sur le salaire en temps normal, cette aide est donnée au complet pour aider au maximum les gens mais l’an prochain on devra payer de l’impôt dessus vu qu’il n’aura pas été prélevé. Par soucis d’équité, les personnes des milieux essentiels (caissier/eres de l’alimentation, préposés aux bénéficiaires…) vont voir leur salaire majoré pour les remercier de leur professionnalisme. De ce que j’ai compris surtout pour le milieu médical, cette hausse est acquise. C’est une excellente nouvelle pour eux!

Cette aide est accessible depuis hier et je pense que ça va aider beaucoup de monde. Je suis vraiment contente et soulagée car je suis éligible. Demain, je pense passer pas mal de temps au téléphone car on est vraiment ultra nombreux à être dans la situation.

Sinon comment je le vis? Parce que la gestion politique canadienne ça vous intéresse peut être pas tant.

20 mars, Y’avait encore de la neige

Phase 1 : le stress

J’ai passer les 2 premières semaines dans une grosse angoisse. Chaque minie chose que mon corps faisait je l’interprétait comme un symptôme, je surveillais ma température deux fois par jours. Victoire je suis passer au travers jusqu’à la! Dès que je devais sortir, j’avais comme une boule au ventre alors que à ce moment là on avait aucun de cas dans ma ville. Par contre, les gens s’agglutinaient dans des queues hallucinantes devant les grandes surfaces. Je me voyais vraiment pas aller me coller la dedans au risque de m’exposer… En plus, comme dit plus haut, je ne rentrais dans aucune case des premières aides proposées… autant vous dire que j’ai détaillé mon budget au plus précis pour être sure que j’arrive à payer mes loyers et à manger. Ça m’a pas empêché de dormir mais pas loin. Par contre je n’ai à aucun moment envisagé de retourner en France. Le fait que le Québec a pris des mesures similaires à la France très tôt m’a fait me sentir plus en sécurité et je ne voulais pas prendre le risque d’aller dans les aéroports.

Phase 2: soulagement, questions et nouveau rythme

En fin de la 2eme semaine, annonce de l’aide d’urgence! Ouf! Je respire! Bon, maintenant je fais quoi? Ben rien.

Après une période de grosse activité ménage quand tu as fait le tour, ben tu as fait le tour! Je me suis ensuite tournée sur netflix, j’ai littéralement dégommer les séries et documentaires qui m’intéressaient. Une fois que j’avais suffisamment procrastiner, je me suis vraiment rendu compte que je m’ennuyais. Dans cette situation, j’ai vraiment eu l’impression d’être puni. Je ne sais pas ce que j’ai fait mais je suis puni.

C’est tellement frustrant d’être à la maison, de ne pas travailler et en même temps c’est pas les vacances. j’ai commencé à me sentir vraiment très frustré d’être ici au Québec, d’avoir du temps mais l’interdiction de bouger pour visiter. J’ai senti que si je ne me bougeais pas pour sortir de ses pensées négatives j’allais m’enfoncer dans une sorte de déprime. Et pour être complètement franche, j’ai pleuré de cette frustration. Je ne comprends pas comment le monde a pu arriver à cet extrême là. Je ne comprends pas d’où sort ce truc et je ne comprends pas comment d’un pays à l’autre la gestion n’est pas du tout la même. J’ai la chance d’avoir accès à plusieurs médias pour m’informer ( France, Italie, canada, usa) ce qui me permet d’avoir plusieurs points de vue sur la situation. Je me considère comme extrêmement chanceuse d’être en bonne santé, ce qui n’est pas le cas de beaucoup de gens. On vit dans des pays où les systèmes de santé sont plus ou moins efficace mais on a accès à la santé. Je me pose beaucoup de questions pour les populations qui vivent dans des conditions bien pire que les nôtre. On râle de cet enfermement, mais on est loin d’être les plus à plaindre. J’ose espérer que cette crise va changer notre vision du monde. Mais peut-être que je suis encore une fois trop optimiste.

Grosse activité chez les félins….

Phase 3 : Ma routine pour que ça aille bien.🌈

Je garde des horaires de lever et de coucher comme si je travaillais. À la grosse différence que je ne m’embête pas à me maquiller. Les premiers temps je suis beaucoup rester en pyjama. Je vous rassure, je fais des efforts !😅

Je passe malheureusement beaucoup de temps sur mon téléphone. Je visite les réseaux sociaux en long en large et en travers. C’est à la fois rassurant pour trouver des informations sur les démarches que j’ai à faire ici, mais en même temps on voit toujours les mêmes sujets qui reviennent tout le temps.Je me suis donné pour mission de laisser beaucoup plus mon téléphone de côté. Et pour ceux qui me connaissent, vous savez que c’est vraiment pas facile pour moi, je reconnais que je suis très dépendante de mon téléphone.

Thé, sandwich aux oeufs et fruits.

Le matin je mets un point d’honneur à me préparer un petit déjeuner équilibré. Ensuite, j’ai mon petit plaisir régressif que j’ai retrouvé depuis quelques jour : les sims! J’ai connu ce jour quand j’avais 16 ou 17 ans, les objets étaient déjà très américanisé à ce moment-là. Dans la dernière version que j’ai, ça prend un tout autre sens car j’ai aussi ces objets là dans ma vie quotidienne maintenant🤣. À 13h je suis le point presse du gouvernement québécois avec beaucoup de régularité. Il faut dire que le premier ministre du Québec et ses collaborateurs m’ont particulièrement touché par leur clarté, leur calme, leur humanité mais surtout par leur humour! Ils sont très appréciés par les québécois. Je suis vraiment heureuse de découvrir que y’a encore des hommes et des femmes en politique qui sont capable de rassembler les gens. J’ai partagé pas mal de leur interventions sympas sur ma page facebook :

Credit alx_photos. Montage du gouvernement québécois en charge des points presse.

Côté cuisine, j’essaye d’innover. Merci Internet ! J’essaye de cuisiner comme les gens le font ici et d’oublier mes habitudes françaises. Ce qui n’est pas toujours facile, j’ai encore du mal à faire mes conversions pour les dosages les ingrédients !Avec ma collègue Audrey, on s’échange nos idées repas et nos recettes. On va finir par faire un concours ! Je pense quand tout cela sera fini, on risque de se faire un gros repas sous forme de buffet pour goûter tout ce qu’on aura testé pendant ce confinement ! Ça promet d’être fun !

Mes expériences culinaires : pizza maison, cakes salés et sucrés, gratins de macaronis custumisés, Burger maison ( du pain à la viande ), lasagnes, cannellonis… si vous aussi vous avez tester des nouveaux plats ou fait des recettes que vous n’aviez plus le temps de faire n’hésitez pas à partager en commentaire!

Comme je disais plus haut, j’ai pas mal épuisé les ressources Netflix niveau série. J’ai recommencé à regarder les animés japonais de Miyazaki. Des grands classiques avec un univers qui lui est propre. Si vous connaissez pas, c’est le temps de découvrir! Mon préféré s’il fallait en choisir un, c’est mon voisin Totoro. Si vous avez des coups de cœurs à me suggérer n’hésitez pas!

En lecture, je suis une grande fan de Bernard werber. Je lis actuellement « sa majesté des chats » qui est la suite de « demain les chats ». J’ai beaucoup ces univers fantastiques très différents les uns des autres. Quand je l’aurais fini, je vais me remettre dans la trilogie des fourmis.

Niveau sport…. ahah ahah, je suis très mauvaise depuis plusieurs mois maintenant! J’ai lâché la salle en octobre avant mon départ et depuis je n’ai pas franchement fais de réel effort! J’ai bien repris des cours de jazz depuis janvier mais c’est tout. Je n’ai plus d’objectif depuis l’arrêt de la compétition de danse en couple, ça ne me motive pas à avoir une activité régulière. Je suis pas à l’aise d’aller prendre une marche dehors car beaucoup de gens le font (oui c’est autorisé ici, sans papier à s’auto-signer). Les distances sont respectés mais je me sens pas bien. Je choisi toujours des heures ou y’a personnes (tôt le matin ou sur l’heure du souper) et dans mon quartier car ma voiture a besoin de grosses réparations (que je ne ferais pas vu son âge et kilométrage) et que il faut limiter les déplacements au strict nécessaire (courses ou travail ou medecin). Heureusement encore une fois, merci internet et YouTube pour les tutos sport! J’ai fait ceux de mon ancienne salle, j’ai adoré les entendre et voir à nouveau! Voici le lien vers la chaîne YouTube d’adamantium Fitness a Aime :

https://www.youtube.com/channel/UCwtaNyXrsXshbIneb3RcdZQ

J’ai aussi refait un peu de yoga actif mais je n’arrive pas à me motiver pour avoir une régularité dans mes activités sportives.

Mon dernier dessin, un rayon-laveur.

Sinon j’ai fait aussi un peu de dessin, de la couture que j’avais en attente, de la photo depuis mon balcon, un peu de bricolage vite fait… Jonas lui travaille, son usine est considéré comme essentielle car ils travaillent avec l’aéronautique et l’armée. Lui s’est lancé dans le jardinage. Il fait pousser des tomates, salade et haricots entre autres. Enfin il essaye! Laycie et Lixy ont estimé que ces plans feraient office d’herbe à chat….🤣

Arbre à chat en carton recup , à peine fini déjà adopté!
Un beau merle d’Amérique à la recherche de nourriture

Et vous, vous faite quoi pour passez le temps?

Merci de m’avoir lu. Cet article a été un petit défouloire moral pour moi, ça fait du bien! N’oubliez pas, c’est pas parce que le printemps est là qu’il faut se relâcher. Restez chez vous, comme on dit ici : on est bon, on est fort pi on est capable! 🌈 ça va ben aller, portez vous bien!

Dr.Horacio Arruda, directeur de la santé publique du Québec.
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Devenir travailleur autonome en coiffure, les choses à savoir!

Pour ceux qui suivent régulièrement mes publications vous avez su que j’ai eu un belle opportunité de travail.

Pour ceux qui découvrent mes publications, rapide résumé : j’ai travaillé 3 semaines à salaire juste quelques jours après mon arrivée puis j’ai eu l’opportunité de travailler pour moi dans un salon en location de chaise avec le statut de travailleur autonome ( équivalent du statut d’auto-entrepreneur). Pas de papier à faire du moment où on est en son propre nom.

Je sais que mon article est très ciblé, j’espère qu’il vous intéressera quand même 😊.

Après 6 mois d’activité (interrompue par le confinement), voici les choses que l’on doit absolument avoir en tête quand on se lance. Je n’ai pas encore beaucoup de recul me direz-vous, je vous répondrais que heureusement que j’avais des économies de côté pour sauter sur cette occasion… si mon expérience peut aider, voici ce que j’aurais aimé savoir.

1) Le budget de départ.

Les photos sont toute de Pixabay

Pour lancer son business en travailleur autonome mais aussi pour travailler à salaire, il est évident qu’il faut du matériel. Les seules affaires que j’avais amener dans ma valise étaient mes ciseaux, les brosses et ma tondeuse ( avec un adaptateur ça fonctionne parfaitement). Comme dans beaucoup de salon en France, le matériel c’est personnel. J’ai donc acheté un sèche cheveux, un lisseur, un boucleur ainsi que du petit matériel (pinces, gants, aluminium…)

Investissement matériel : 500-800$

Ensuite il faut constituer un stock de produits techniques : oxydants, colorants, décolorants… selon les termes du contrat que l’on a avec le propriétaire du salon les produits du bac à shampooing sont inclus (ou non) dans la loyer à payer. Si, cela n’est pas inclus, c’est à ajouter au budget. Il fait aussi penser au produit de coiffages. Ça ne sert à rien d’avoir trop de stock non plus (c’est de l’argent qui dort). J’ai fait le choix d’avoir une gamme courte au départ :

  • Les naturels toutes les nuances , 2 tubes par référence.
  • les dorés, cuivrés et marrons, 2 nuances de chaque et 1 tube par nuance.
  • Les toners (pour nuancer les blonds), 2 nuances qui s’adaptent à chaque cas de neutralisation, 1 tube par nuance.
  • Les oxydants 10 et 20 vol en gallons, 30vol et révélateur 6vol en litre.
  • 2 pots de poudre décolorante performante.
  • Une laque, une cire et un spray démêlant.

J’ai la chance d’avoir des grossistes pas trop loin de la maison ou du salon ce qui m’a permis de ne pas acheter la totalité des références et d’ajuster mes achats en fonction de la demande que j’ai.

Investissement produits : 1500$ (en fonction des marques ça peut être plus ou moins)

Il faut aussi prendre une assurance professionnelle. Même si le salon dans lequel vous travaillez est assuré. Ça couvre votre matériel et stock en cas de vol ou incendie mais aussi si un client se blesse ou fait une allergie. Il faut compter 480$ par an environ.

Ce qui m’a fait un investissement total de 2500-3000$ pour démarrer. il faudra anticiper aussi le premier loyer.

2) le choix du salon

Le choix de la place est primordial!

Je le répète une fois de plus, j’ai eu de la chance avec l’occasion en or qui m’est tombée cuite dans la bec! Ça ne peut pas être le cas pour tous le monde.

J’y suis allée car le salon refusait un certain nombre de nouveaux clients par semaine, c’est un signe que le salon attire et roule! Étant nouvelle arrivante, je n’avais pas un réseau d’ami suffisant pour m’assurer une clientèle de base ( c’est le cas pour tous les coiffeurs qui débarquent hein). Pour se rendre compte de la fréquentation d’un salon, on peut regarder la page facebook (avis, nombres de personnes qui suivent, nombre de publications…). L’environnement du salon est à regarder aussi (stationnements, concurrents à proximité…). On peut aussi passer à plusieurs moments de la journée ou tout simplement entrer pour prendre des renseignements. 🙂

Les loyers de chaise moyens oscillent entre 500 et 700$ par mois mais ça peut monter à plus de 1000$ dans les grande ville! Comme dit plus haut, il se peut que le loyer n’inclut pas les shampoings et produits de soins au bac, il faut demander le détail inclus dans ce prix. Certain salon demande un loyer à la semaine, attention de faire le calcul au mois (voir à l’année) pour bien ce rendre compte et comparer les propositions qu’on vous fait.

Dans certains salon, le loyer comprend les produits techniques. L’avantage, on a pas besoin de constituer un stock. Les inconvénients, on ne peut pas choisir la marque et il y a souvent des commissions sur les produits utilisés. Ne travaillant pas avec ce système, je n’ai pas plus d’informations que ça sur le sujet.

3) se faire connaître

Une fois votre lieu de travail choisi, il va falloir donner de son temps, de sa patience et de son énergie pour ce faire connaître au plus vite.

  • Passer du temps au salon même si on a pas/peu de rdv. Ça permet de discuter avec les collègues pour les connaître, avec leur clients qui, si le courant passe, pourront vous référer auprès de leur amis. Attention toutefois ne pas donner l’impression de recruter ces clients pour votre clientèle, cela pourrait vous attirer des problèmes et plomber l’ambiance de l’équipe. Ça peut paraître bête mais je tiens à le souligner car certain contrat de location le stipule et cela peut entrainer des sanctions bien évidemment.
  • Faire faire des flyers avec des offres de bienvenues et les distribuer dans les quartiers autour du salon ( vistaprint c’est parfait pour ça, livraison rapide et un budget de 20 à 50$ selon les promos). Parking de supermarchés, boites au lettres, panneaux d’affichage… il faut cibler au plus proche de votre lieu de travail.
  • Être à l’affût des pages facebook d’annonce (market place, kijiji…), certaine personne cherche des recommandations de salon, j’ai eu des bons retours sur cette méthode aussi. j’y publie mes disponibilités, mes promos ect…
  • Être visible sur la page facebook du salon que vous intégrer en proposant de publier des photos de vos créations. Les gens aiment savoir à quoi ressemble notre coup de ciseaux.

Quand les clients vont commencer à venir, il faut les satisfaire sur le long terme. Gardez en tête que un client satisfait parle de vous à 5-10 personnes, un client mécontent en fera tout autant… je pense sincèrement que le relationnel est aussi important que le savoir-faire.

Petit plus, toujours avoir des cartes d’affaires du salon ou on travaille avec notre prénom, très utile en soirée quand on commence a se faire un nouveau réseau social.

4) Bien anticiper

Dès le départ il faut anticiper en créant une provision pour les impôts. Tellement de travailleurs autonomes se retrouvent coincés parce qu’ils n’ont pas prévu suffisamment pour payer leur impôts! On m’a conseillé de mettre 30% de mes entrées de côté pour ça. Je le fait tous les soirs, en fin de semaine je sais donc combien j’ai gagné en réalité pour payer mes charges personnelles. Et oui, l’argent que l’on rentre n’est pas complètement à nous en réalité!

Il faut savoir aussi que en dessous de 30 000$ de chiffre d’affaire par an (pas en année civil mais à contrôler en trimestre), on ne collecte pas les taxes. Au delà, il faut adapter ces prix pour charger ces taxes aux clients (environ 15% au Québec) et je crois que il faut s’inscrire pour les déclarer (ce point n’est pas encore très clair pour moi).

Dans tous les cas, ça prend un minimum de comptabilité simple pour savoir où on en est : entrée – impôts – dépenses liées à l’activité = gain réel.

Sont considérées comme dépenses professionnelles par les comptables : achats de produits, de matériel, papeterie, assurances, honoraires de comptable, publicité et formations professionnelles. Et non, les trajets pour ce rendre au travail n’en font pas partie, ni les repas livrés sur place.

Il faut être conscient que les premiers mois ne vont pas être suffisantes pour couvrir les dépenses personnelles telles que le loyer habitation, assurance maison, auto, essence, épicerie… D’où l’importance d’avoir un minimum d’économie de côté pour tout ça et de pas être trop dépensier quelques temps.

5) être raisonnable dans la fixation des prix.

Les prix sont bien évidemment laisser à la discrétion chaque coiffeurs. Il faut réussir à trouver l’équilibre juste entre nos besoins, notre expérience mais aussi la clientèle du salon.

Il ne faut pas hésiter à demander conseils au propriétaire du salon ou aux collègues avec qui on travaille pour avoir une idée du marché et ne pas être hors sujet.

Personnellement, je me suis alignée avec mes collègues car cela correspondait avec mes besoins et ma vision.

Il faut identifier les charges fixes (loyers, assurances) et les charges variables ( produits, publicité…) pour calculer le seuil de rentabilité, c’est la somme à partir de laquelle on commence à être rentable. Voici comment le calculer.

calcul 1 : La marge sur coût variable = Chiffre d’affaire previsionnel (CA) – charges variables

calcul 2 : Taux de marge sur coût variable = Marge (obtenue en calcul1) / CA

calcul 3 : Le seuil de rentabilité = coûts fixes / taux de marge sur coût variable (obtenu en calcul2)

Ce calcul peut être effectué sur une année mais j’ai préféré le faire au mois pour être avec des chiffres qui collent plus a la réalité immediate de mon activité.

Ce n’est peut être pas le calcul le plus simple ou le mieux adapté, je ne suis pas une spécialiste la dedans mes cours de gestion sont déjà bien loin ;). En tous cas, il permet de se rassurer et de voir ou l’on va avec un tel projet.

6) Le bilan :

Après 7 mois de présence chez Rustica le bilan est très positif! Malgré la fermeture de deux mois liée au covid-19, je suis vraiment contente d’avoir sauté le pas et d’être devenue travailleur autonome. En moyenne, cela prend un a deux ans pour avoir une belle clientele, il faut vraiment être present et mettre beaucoup d’énergie pour se faire connaitre. Il ne faut pas hésiter aussi a participer a des évènements bénévoles (journée de la Femme, récolte de fond…), malheureusement j’en avais un en avril et il a été annulé avec les raisons que vous connaissez. Ce que j’aime le plus dans cette experience ? La liberté! Certes, on a un engagement avec le salon mais c’est tellement plus léger que le liens que l’on a avec un employeur (attention, j’adore mes anciennes patronnes Française). Etre libre de choisir mes horaires, les produits avec lesquels je travaille, choisir les formations qui m’intéresse, je travaille plus qu’en France mais j’ai pas la sensation d’être étouffée car j’ai le choix et pour la confiance en soi, c’est un booster énorme. Je pensais sincèrement que je n’étais pas encore prête pour être ma propre patronne meme avec 10 ans d’experience en tant que salariée, finalement que la seule chose qui me manquais c’étais le coup de pied aux fesses de la vie! Rien n’arrive pour rien!

Si je devais choisir qutre mots pour la réussite dans ce projet : Flexibilité, Courage, Créativité et Passion.

J’espère que cet article sera utile pour tous le monde malgré qu’il soit très tourné sur mon métier. N’hésitez pas a le partager et a me laisser des commentaires si vous avez des questions, je pourrais peut être vous aider!

mon quotidien

Les difficultés que j’ai rencontré

(Et que je rencontre toujours 😅)

Voilà bientôt quatre mois que je suis arrivée au Québec, le temps passe trop vite! Pour fêter ça, un petit article sur les petites choses du quotidien qui ont pu me poser quelques difficultés jusqu’à maintenant. Certaines sont maintenant assimilées mais d’autres vont me demander encore un peu de temps. Je ne parlerais pas des procédures administratives car tous s’est vraiment passé comme sur des roulettes.

La monnaie.

Images internet

Dans mon métier je suis bien évidemment en contact avec l’argent cash. Et j’ai eu beaucoup de mal avec les pièces au début. Le 1 et 2$ sont bien différentiable mais les cents, c’est une autre histoire. Ils sont tous argentés, le plus perturbant étant le 10cts plus petit que le 5cts… Il existe aussi le 1cts mais il n’est plus fabriqué (le coût de fabrication était plus élevé que sa valeur). Il est appelé « sou noir » ou « penny », ceux encore en circulation sont valable bien évidemment mais on en voit pas beaucoup. Comme la pièce de 50cts qui n’est produite que en faible quantité et fait le bonheur des collectionneurs. Les pièces de 1 et 2 $ ont un petit surnom : le loonie et le toonie.

Les billets sont vraiment beaux. Ils sont plastifiés, ce qui les rend plus résistant à l’humidité et pour la sécurité, ils sont très peu falsifiés. Quand ils sont neufs, on a l’impression qu’ils sentent un peu le sirop d’érable 😅. Je sais pas si c’est volontaire mais en tout cas je les ai sentis et oui je trouve que il y a une légère odeur! Mais c’est peut-être que psychologique! 😊

Si vous voulez plus d’infos :

Le dollar canadien.

La nourriture et les repas

Source internet

Gros dépaysement concernant ce point. Ça commence par le parler : « je vais faire l’épicerie »au lieu de « je vais en course ». Y’a pas une grosse différence je sais mais c’est la première chose qui a attrapé mon oreille.

Les prix sont affichés hors taxes, c’est une petite gym pour savoir combien ça va coûter au final ( + 15% au Québec mais pas sur tout). Il fait bien regarder les spéciaux (promos) pour payer moins cher et il y a vraiment des économies à faire par rapport aux prix réguliers.

Un point pas glamour : en tant que nouveaux arrivants, il faut s’attendre à être malade.

Les animaux ne sont pas nourrit de la même manière que en France ( je ne rentrerai pas dans les débats ogm, plus bon moins bon, plus cher moins cher…) ce qui change la viande et le lait: notre corps n’est pas habitué à digérer. On m’a expliqué que ça viendrait en gros parti de la présence quasi systématique d’antibiotiques chez tous les animaux, ce qui tue le microbiote déjà présent dans l’intestin. Prendre des pro biotiques est un moyen de gérer ces problèmes. Pour le lait, ils ajoutent un agent alimentaire anti mousse. Les volumes traités sont tellement important que si le lait se met à mousser dans les cuves ça devient compliqué pour le conditionnement en sachet (oui oui, vous avez bien lu)et briques. Ça rend le lait moins digeste pour certaines personnes.

Les heures des repas

Les gens ne prennent pas les repas comme en France. Le matin c’est le déjeuner. Souvent c’est café ou thé, du salé (avec des oeufs, bacon) du gruau (avoine cuisinée nature ou avec des fruits)… mais c’est pour beaucoup un repas pris rapidement avant l’école ou le travail. Le midi c’est le dîner ou le lunch: entre 11h30 et 13h. Plats chaud cuisinés maison ou livré, des sandwichs ou wrap ect. C’est pas trop lourd et rapide à manger. Dans l’après midi, mes collègues prennent des collations ( fruits, snack ou trempette de légumes). Et viens le souper, vers 17h30. C’est avec lui que j’ai eu le plus de mal. Mais aujourd’hui j’ai pris cette habitude de m’amener un pti quelque chose à manger quand je fini à 20h. Je gagne du temps pour faire autre chose à la maison et j’ai plus de coup de faiblesse en fin de journée.

Le code de la route

Un point qui m’angoisse toujours un peu encore ahah.

Les 4 stops (ou Arrets) :

source internet

Aux intersections il n’est pas rare de voir 4 stop. La règle c’est le premier qui arrive qui est prioritaire. Sauf que quand on est pas habitué, c’est super dure de repérer qui est arrivé avant soi et de regarder ou on va ahah, si des piétons se rajoutent à la scène… je savais plus ou j’en étais!! En plus, certain panneau ne sont pas toujours proche de la route. Il m’est arrivé plusieurs fois dans mon quartier de les zapper. C’est pas bien, je sais 😅. Ce qui arrive souvent, c’est qu’on arrive tous en même temps. La commence un jeu de devinette et de réflexe 😂 parce que bien évidemment, tous le monde décide de repartir en même temps! La règle dans ce cas ben c’est la priorité à la voiture qui est à notre droite 😅… ça finit souvent par les gens qui sont les plus pressés démarre en premier et moi j’attend que tous le monde soit passé 🤣🤣.

Les feux (ou lumières):

source internet

Contrairement à l’Europe, les feux de circulation sont de l’autre côté de l’intersection. Il faut faire attention de bien s’arrêter avant l’intersection. Globalement, les lumières sont en horizontal. On y trouve des lumières rouge orange et verte, rien d’exceptionnel jusque la. Sur le poteau ( ou avant l’intersection) on trouve un panneau indiquant le répartissions des directions par voies. C’est pratique avec la neige qui couvre le marquage au sol ou quand celui ci est inexistant. Quand la lumière passe au vert clignotant, ça veut dire que c’est vert juste pour notre coté, on est prioritaire. Quand c’est vert normal, la voie en face est aussi au vert, il faut faire attention donc pour tourner à gauche.

La particularité de la lumière rouge, c’est qu’il est toléré de tourner à droite quand c’est rouge et quand c’est pas interdit par un panneau (souvent en zone de corridor scolaire ou grosse intersection). Cette particularité ne s’applique pas à Montréal ou c’est interdit de le faire. Perso, je n’ai pas le réflexe de le faire. Et à aucun moment je ne me suis faite klaxonnée parce que j’attendais le vert pour tourner.

Lumière avec interdiction de tourner à droite au rouge

Autre particularité quand on tourne à gauche et qu’on a une voiture en face, on tourne l’un devant l’autre et pas après avoir croisé le véhicule! Ça peut être dangereux pour nous autres les premiers temps.

Les clignotants

Globalement, les gens mettent beaucoup plus les clignotants. C’est beaucoup plus clair pour tous le monde! Je ne rale plus après ça!! C’est génial! Ce point paraît vraiment ridicule mais pour moi qui était motarde vraiment le changement est notable!

Les boîtes automatiques

C’est la boîte de vitesses la plus fréquente en Amérique. C’est une habitude à prendre. Mais ma voiture manuelle me manque quand même pour gérer la consommation de carburant et les accélérations sur autoroutes. La côte pratique c’est que je peux boire mon thé tranquille sur le trajet pour aller au boulot.

Les panneaux

Les codes couleurs sont différents de l’Europe. Déjà ceux de la France sont pas identique au reste de l’Europe alors imaginez! Les panneaux indiquant la vitesse sont rectangulaires et blancs… autant vous dire que je suis en recherche permanente!

Source internet

Ce que je trouve vraiment très bien, c’est que le nom des rues très visible à chaque intersection. On a pas besoin de chercher le panneau, c’est soit sur le feu de circulation, soit sur le stop soit au coin de rue.

Globalement, c’est ce qui m’a pris le plus de temps pour m’adapter. Je cherche les informations constamment. Ça me prend plus temps pour analyser la route car mon cerveau a tellement été conditionné à reconnaître certaines choses par automatisme que ça me demande beaucoup d’effort. Le fait de travailler et vivre en ville n’aide pas non plus ahah.

Le vocabulaire, les différents accents et expressions.

Source Pixabay

Oui, vous attendez ce point depuis un moment pour certain 😋

Il m’a fallu je pense bien un bon mois pour que mon oreille s’habitue à entendre le québécois. Il y a des gens que je n’arrive pas bien à comprendre par rapport à leurs origines ( La Gaspésie et Le Lac saint Jean ont un accent très prononcé.). Mais globalement, je ne fait plus beaucoup répéter pour comprendre.

Quelques exemples des mots ou expressions qui m’ont « marquées » jusque là. La plupart « font sens » sans besoin de plus d’explications mais parfois c’est la prononciation qui donne la subtilité à la phrase.

La rosette : un épi (dans les cheveux)

Fake, dans le fond : expression qui serait l’équivalent de notre ponctuation/tic de langage « du coup » ou « alors-eeeeu » (marque très typique des français de France ahah). Ils sont utilisés séparément ou ensemble.

C’est correct : c’est ok, c’est bon. on le prononce « correc »

C’est pas si pire : ça va, c’est pas mal. Celle là, elle est simple.

C’est malade, c’est débile : contrairement à ce que l’on pourrait penser, c’est vraiment très positif. C’est dans le sens « c’est génial » « c’est excellent »

Chialer : râler mais aussi pleurer. un chialeux c’est quelqu’un qui râle tout le temps.

Aller dans le sud: c’est à partir de début décembre que j’ai commencé à entre ça. « je viens me faire coiffer parce que on se rend dans l’sud pour 4 semaines » 🧐 mais pour moi à Drummondville, on est pas mal dans le sud du pays déjà…. mais il ne s’agit pas de ca! Le sud sous-entendais la Floride, Cuba, les Caraïbes en général mais aussi le Mexique… bref là où y’a des plages et de la chaleur. Il y a beaucoup de gens qui fuit l’hiver pour aller dans ces zones.

Tiguidou! : top, parfait, ok, sans problème, génial…. c’est un peu comme notre « impec’ »

Être fin/fine vs épais ou épaisse : rien à voir avec le gabarit ahaha. C’est être gentil/lle, agréable, sympa vs méchant/e, c**/c***e ect.

Ah d’ailleurs! Etcétéra se prononce « ekchetera »

La mop ou vadrouille : la serpillière. Imaginez leur tête quand je dis « on part en vadrouille à telle place ce week-end »…

Cellulaire, cell, téléphone intelligent gsm pour le téléphone portable. Le portable ou laptop c’est l’ordi portable. Le téléphone fixe c’est simplement le téléphone de la maison.

Ça me gosse, c’est gossant : c’est penible, ça me soûl, c’est ch**nt. On entent aussi c’est tannant dans le même esprit.

Oh boy : oh purée-punaise…. marque la surprise. Il y a aussi le « ben voyons donc !» sans dire le C, « oh mon doux » dans le sens « doux seigneur ».

Ce qui m’amène aux sacres! Non, je n’en dit pas tout simplement parce que ce n’est pas poli et en plus je ne sais pas les prononcer correctement! Je ne tiens pas à vexer qui que ce soit.

Tabarnak (et non pas tabernacle) , s’atténue en tabarnouche, tabarouette ou tabernane.

Calice (se prononce plutôt câlice voir colice), se décline en caline, calik (toujours avec un A qui tire sur le O).

Ostie, le O a tendance à tirer sur le A ou le É ou s’atténue en « s’ti ».

Crisse s’atténue en crime , ciboire, calvaire, maudit, sacrament…

Bien évidemment, ils se conjuguent, ils s’accumulent…. tout comme nos jurons 🤬🤣.

Y’a tellement d’autre choses mais je ne peux pas tout énoncer! C’est aussi rigolo des fois avec mes collègues quand j’utilise mes expressions. Par exemple j’ai dit « j’ai complètement zappé de faire telle affaire » ou « j’ai pris une de ces gamelles à la patinoire », les filles ont pas bien bien saisie le sens de mes phrases ahah.

Les différences de produits et techniques dans mon métier

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Ça m’a pris presque 2 mois et demi pour me faire de nouvelles habitudes. Au niveau des coupes, les tendances sont pas mal similaire. Avec internet, on consulte tous plus ou moins les mêmes sites.

Là où ça m’a pris une adaptation c’est pour la technique de coloration et éclaircissement. Déjà, il a fallu que je trouve la marque qui me convenais en coloration et de trouver le grossiste qui la vendait. J’ai joué la sécurité en prenant une marque européenne. Et même la, j’avais des doutes sur les formulations au départ. Ma première expérience avec matrix ( marque américaine dispo en France)m’a vite confirmé ma crainte : des naturels extrêmement dorés, donc pas naturel! J’avais oublié que matrix France appartient à L’oreal et dispose des brevet et formulations française. Les formulations de bases de beaucoup de marques ici sont élaborées aux USA. J’ai choisi de rester avec schwartkopf professionnel car je suis certaine de la formulation. Par contre, les gammes de couleurs disponibles ici sont un peu différentes de l’Europe (étudiées pour les besoins du marché nord-américain) et c’est vraiment le fun surtout pour le travail des blonds.

La deuxième chose qui me demande de travailler différemment la coloration c’est les pigments naturels de mes clients. Les cheveux ont tendances à avoir une base plus cuivrée ce qui m’oblige à ne pas suivre ce que j’appliquais en France. Pour les couleurs je travaille avec des oxydants plus faible pour le pas « relever » les tons chauds. Et en mèches, le toner (ou gloss ou patine) est systématique pour stabiliser les blonds. Les règles de colorimétrie ont une importance capitale dans mon travail mais la, j’en ai plus que jamais besoin.

La troisième chose avec laquelle je dois composer : la dureté de l’eau! La encore, une nouveauté. En France, je n’avais pas vraiment ce problème, l’eau n’était pas ou peu calcaire où je travaillais. Ici, il y a du calcaire, du fer, du souffre ou encore du chlore. L’eau n’est pas traitée de la même manière et certaines de mes clientes ont des puits. Ça change mon travail en brushing mais surtout en technique car les minéraux qui viennent se poser sur les cheveux empêchent ou modifient les pigments des colorations. Heureusement, je ne fait plus de permanente ni de lissage, ça serait un réel casse-tête pour les diagnostics.

J’ai de la chance d’avoir intégré une belle équipe qui m’aide à chaque instant de doute. Je le répète déjà depuis quelques articles mais ça fait une belle différence d’être bien entourée. On en apprend tous les jours dans tous les domaines, je pensais avoir besoin d’une remise en question dans mon métiers mais là, j’ai droit à un vrai coup de booste à mes connaissances de coloriste. J’ai vraiment hâte de me trouver des formations pour approfondir tout ça.

Les unité de mesures

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Alors, là on sent la double influence Franco britannique! L’impérial et le métrique se mêlent dans tous les domaines.

En coiffure, pas trop de changement : grammes, litres et millilitres au programme. Par contre en coupe c’est en pouces ou en Numero pour la tondeuse.

En cuisine, beaucoup de recettes sont en cup (1/4 de cup de farine fait environ 60g), le four se programme en fareinheit (mais la météo c’est bien en Celsius).

Les vêtements, les tailles de chaussures sont en numéro (7 c’est 38), les vêtements y’a pas mal le classement S,M,L, mais ça dépend des marques. Les draps c’est taille simple, double, queen ou King mais aucune correspondance avec les mesures standards de France.

La corpulence : on se mesure en pieds et on se pèse en livres… par contre les légumes et la nourriture en général c’est pas mal en kL et en gramme.

Les distances sont en mètres et kilomètres et les vitesses en KL/h.

Je suis beaucoup sur internet pour faire mes conversions surtout pour la cuisine et l’ameublement.

Le téléphone

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Le format n’a rien en commun avec ce qu’on utilise. Rien ne permet de savoir si c’est un numéro de portable ou de fixe. Seul le premier groupe de chiffre permet de connaître la région d’appel.

Ex: 819-XXX-XXXX

Alors pour l’apprendre ça a pas été simple pour moi, je suis pas très bonne avec les chiffres ahah!

Les forfaits sont plus cher qu’en France, c’est un retour de 10-15ans en arrières sur les offres des opérateurs (merci Free qui a grandement fait bouger les choses). J’ai pris une carte prépayée pour avoir une Numero mais j’ai gardé mon abonnement français pour internet. À chaque appel, les 2 correspondants payent. Idem pour les sms! Quand on envoie ou qu’on reçoit un sms, c’est décompté pareil.

Les poubelles (calendrier, tri sélectif)

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Fini les conteneurs Molok, chaque maison ou appartement à 3 poubelles : une noire pour les déchets ménagers, une verte pour la recup ( cartons, canettes, plastiques, papiers, verres… recyclable en général) et une marron pour le composte. Oui, la ville de Drummondville fait pas mal d’effort par rapport à d’autre agglomération de la province sur le plan du tri. Le composte sert aux espaces verts de la ville, dans le bac vert de recup l’entreprise cascade ( fabricants d’emballage et autre à partir de recup) rachète les matériaux valorisable. Pour ce qui est des bacs noirs malheureusement je ne sais pas mais je supporte que ça fini malheureusement dans les sites d’enfouissement… Globalement, les gens sont respectueux des tris, ils sont conscients que y’a trop de plastiques dans notre quotidien mais ce sont les infrastructures gouvernementales qui n’ont pas l’air de suivre. Je ne suis pas très au courant du sujet, je ne m’étendrais pas plus.

En début d’année on reçoit un calendrier pour le ramassage des « vidanges ». C’est organisé par quartier car c’est un seule entreprise qui gère le ramassage. On reçoit des notifications par sms ou courriel la veille pour savoir quel couleur de bac est ramasser le lendemain.

Les banques

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Le système des banques est bien différent. La carte de crédit est une religion en Amérique du Nord. C’est un concept que l’on a pas trop chez nous vu que pas mal de carte fond débit et crédit en même temps.

Tout les services de banques sont payant. Ça va du virement entre compte, relevé bancaire, paiement, retrait… à chaque opération des frais s’applique. Nous, c’est plus ou moins dans les cotisations annuelles ou mensuelles, on le voit moins passer. Pour les nouveaux arrivants, certaines banques offrent entre 3 et 5 ans sans frais ( c’est le cas de la banque nationale). Ce qui est très pratique!

Les cartes de crédits ont un système de récompense de style « cash-back ». On nous rembourse un certain pourcentage du montant des achats qu’on a effectué (2% en moyenne). Elles ouvrent aussi l’historique de crédit. C’est une sorte de notation pour les bons et les mauvais payeurs. Quand on prend un logement en location ou un crédit pour acheter une voiture ou une maison, une enquête de crédit peut être réalisée, la cote de payeurs donne accès ou non à des taux et des montants plus ou moins intéressant dans le cas du crédit. Ça protège les propriétaires des mauvais payeurs mais y’a pas que du positif la dedans.

Les pharmacies

Source internet

Les pharmacies sont plus des sortes de supermarché que uniquement des pharmacies et parapharmacie.

On y trouve de tout! Bien évidemment un kiosque avec des pharmaciens qui sont là pour délivrer les médicaments mais aussi pour faire des diagnostics pour les maux du quotidien. Une partie parapharmacie ou l’on trouve tous les compléments alimentaires, produits d’hygiène, produits de beautés… certaines pharmacies ont une zone parfumerie ou l’on trouve les grandes marques comme vichy, clinic… le plus surprenant c’est que les bureaux de poste sont à la pharmacie et on peut aussi faire ces photos d’identité et aussi acheter des vêtements, de la nourriture et d’autres choses sans aucun rapport avec la pharmacie 😅.

Voilà c’est tout pour cette fois! J’espère que ce sujet vous a plu!

N’hésitez pas à me laisser des commentaires pour me dire si vous aimez ou pas mes articles, c’est bien pour moi de connaître vos avis.

À très vite!

mes coups de coeurs visites

Le Québec à l’heure de Noël

A peine l’halloween passé que adieu chauve-souris et squelettes, bonjour les guirlandes et les lutins!

Le 1er novembre à ma grande surprise j’ai découvert dans le centre d’achat que beaucoup de magasins avaient passé leur vitrine en mode « fêtes de fin d’année ».

Ça m’a paru très anticipé comme changement de décor mais je me suis finalement laissée embarquer dans cette ambiance festive.

Place principale des Promenades (centre d’achat)

Les cartes de vœux :

En papotant avec une de mes collègues je me suis rendue compte que la tradition des cartes de vœux pour Noël est encore bien présente.

Beaucoup sont loin de leur à famille ou travaillent pour les fêtes, la petite carte dans la boîte aux lettres est une petite attention qui est pleinement appréciée dans l’entourage de ma collègue.

Je suis allée faire ma fouineuse au rayon carterie. Il y en a pour tous les goûts! Ça permet vraiment de personnaliser l’envoi!

La déco des maisons:

Depuis que Halloween est passé, je vois de partout dans mon quartier mais aussi dans ma ville, des jardins et des façades qui se transforment de jours en jour!

Les rubans scintillants sur les balconsdes couronnes sur les portes, des guirlandes lumineuses et des sapins collés aux fenêtres des salons comme pour les exposer!

Je me suis tellement laissé embarquer dans cette bonne ambiance que mon sapin est installé et décoré depuis le 15/20 novembre je pense 😅! A ce qui parait, s’y prendre tôt rendrait heureux!

J’ai pu constaté qu’il y a comme 2 catégories de personnes concernant noël : les grands enfants et les « grinch » (comme le bonhomme vert qui déteste noël, grincheux en français). Les grands enfants ( dont je fait partie 😝) sont hyper enthousiastes à l’idée des préparatifs des fêtes. Ils passent un budget assez impressionnant ( pas moi par contre) chaque année pour ajouter ou carrément changer la déco de leur maison et jardin. Oui, les gens ne se contente pas de décorer leur intérieur, les extérieurs sont aussi très impressionnant.

L’équipe « grinch » n’aime pas ces préparatifs et ils ne se cachent pas pour le dire!

Les parades :

Mi novembre dans ma ville, il y a eu une belle parade de noël avec des chars, des danseurs… Je travaillais ce jour là malheureusement, je n’ai donc pas pu y assister. Heureusement, la ville de Drummondville a publié en direct sur son facebook l’intégralité du défilé! J’ai donc pu regarder tranquille au chaud ce que j’avais raté!

De ce que j’ai cru comprendre, il y en a eu une grosse aussi à Montréal. Québec a un très beau marché de noël également. J’espère pouvoir m’y rendre pour vous faire un bel article sur cette ville 🙂.

La légende des lutins :

Ces petits êtres magiques ont une place très importante dans le folklore de noël.

Ils sont les alliés du père noël dans ces ateliers de fabrication de cadeaux mais il y a une équipe de lutins bien spéciale! Ces êtres particuliers sortent d’une académie où ils ont développé des capacités uniques. Ainsi, ils se rendent dans les maisons où il a des enfants à partir du 1er décembre. Le jour, ils sont parfaitement immobiles mais observent tout ce qui se passe dans le foyer. Une fois la nuit venue quand tout le monde dort, ils se rendent au pôle nord faire leur rapport au père noël et ce jusqu’au 24 décembre. A cette date, ils aident le père noël dans sa distribution de cadeau.

Ces lutins peuvent se montrer très coquins, ils leur arrivent de faire des farces dans les maisons la nuit…

La légende des lutins

On m’a aussi raconté que certains lutins participent à la transformation de la décoration des maisons.

Un de mes petits clients (5 ou 6 ans je pense) m’a expliqué son point de vue sur les différents pères Noël Que l’on peut croiser de partout en période de fête: ce ne sont pas les vrais! le vrai est trop occupé dans les préparatifs, il envoie donc les lutins qui ont trop grandi pour rester lutins! J’ai trouvé son explication trop mimie alors fallait que je vous la partage! 😃

Les partys de noël

Les partys de bureau ne sont pas aussi courantes en France. En revanche, aux Usa et au Canada, ça fait partie de la vie sociale des entreprises. Dans beaucoup d’entreprises (pour pas dire dans presque toutes…) le mois de décembre est l’occasion de faire une soirée entre collègues, avec la hiérarchie mais avec ou sans les conjoints, rarement avec les enfants de ce que j’ai compris. Je pense que l’on ne peut pas vraiment le comparer aux « arbres de noël » de chez nous.

Ces partys de bureau ont souvent un theme (chic, chandails de noël….). Le but est de se réunir autour d’un buffet ou au restaurant pour les plus petites structures et de faire connaissance avec les autres personnes qui travaillent.

Pour ma part, nous sommes 4, la soirée se déroulera probablement chez l’une de mes collègues ou au resto avec un beau chandail de Noël!

Pour les grosses entreprises, j’ai entendu à la radio qu’il y a comme une sorte de code de bonne conduite à avoir… ce qui m’a fait bien rire car ça me paraissait vraiment être évident concernant l’alcool et les bonnes mœurs…

Un petit lien si vous êtes curieux :

Party de bureau

Le vendredi fou :

Un petit mot rapide sur le « black friday ». Ici, je trouve que ces soldes ont un vrai sens : soldes qui ont lieu au lendemain du thanksgiving américain.

Les rabais sont vraiment beaucoup plus intéressant qu’en France. Ça permet de préparer Noël ou de s’équiper pour vraiment moins cher. Il y a des réductions jusqu’à 75%…. je peux vous dire que pour compléter mon installation à l’appartement c’était vraiment appréciable! Même si on trouve régulièrement des aubaines, le vendredi fou est quand même plutôt valable si on a vraiment besoin, c’est comme toute chose : du dosage!

J’espère que ce post vous aura plus! Pour la prochaine publication j’hésite encore entre plusieurs sujet. N’hésitez pas à me faire vos suggestion!

À très vite!

Ps: des nouvelles des minettes:

Le trio commence à vraiment trouver son équilibre, ce qui n’empêche pas certains petit conflits de dominance mais les griffes sont rangées. Elles dorment régulièrement pas trop loins et mangent presque à côté.

Pag et Layci en pleine activité!
début et lancement du projet·mon quotidien

Mon nouveau projet pro

Voilà un mois que j’ai débarqué au Québec, que le temps passe vite!

Et il s’en est passé des choses sur le plan professionnel!

Sources pexel.

Rappellez -vous, je suis arrivée le 26 octobre. Dans mon article précédent je vous ai expliqué ma première semaine ( l’arrivée, les démarches…). -> Ma première semaine

J’avais commencé le travail le 4eme jour après mon arrivée dans un salon de centre d’achat ouvert en 7/7. Je vous avais parlé de ma première journée qui avait été plutôt déstabilisante pour moi.

En effet, j’ai commencé un mercredi avec l’équipe de début de semaine qui m’avait un peu laisser à mon sort: pas de présentation, aucune explication sur l’organisation du salon ni sur l’accueil des clients. Quand je posais des questions j’avais vraiment l’impression de gêner… une image bien loin de ce que j’avais des québécois!

Heureusement l’équipe de fin de semaine était bien plus agréable et accueillante! Merci à elle parce que sinon je pense que je serais partie au bout de deux jours!!!

Source Pixabay

Parlons argent !

Le salaire minimum ici est de 12,5$ de l’heure. Lors de mon entrevue avec le patron le lendemain de mon arrivée, on me promet un 14$ de l’heure vue mon expérience. Ok, c’est pas la folie mais je me dis qu’avec les pourboires ça devrait le faire.

Effectivement sur ce salon j’ai eu en moyenne entre 35 et 55$ de pourboires par jours. Ce qui est vraiment confortable. Je me suis dit que mon travail devait vraiment plaire car en entendant les collègues parler, j’en avais un peu plus qu’elles en ayant moins de clients…

Ici les salaires sont versés à la semaine. Le premier que j’ai eu était plus bas que prévu. Problème de comptabilité m’a t’on dit… je suis supposée avoir la régulation en fin de mois…. mais vu comment ça s’est fini avec eux je ne me fait pas d’illusion!

Ayant eu une proposition beaucoup plus intéressante (je vous explique après 🙂), j’ai voulu présenter ma démission à mon manager. Il est bien d’aviser de son départ au moins 2 semaines avant le départ effectif ce qui voulait dire que je partirai le premier décembre. Le lendemain, le manager a informé le patron de mon intention de quitter l’entreprise. C’était un jeudi, jour des payes. Il est venu au salon, il m’a donner mon chèque, il m’a demandé confirmation de mon souhait de partir. Et devinez quoi? Il m’a dit de prendre mes affaires et de dégager sur les champs! Je n’ai même pas fini ma journée de travail, on m’a bel et bien foutu à la porte!

En discutant j’ai appris que c’était plutôt courant dans les métiers à clientèle pour éviter que je dise aux personnes que je coiffe ou j’irais travailler ensuite… J’ai trouvé ça plutôt violent… Attention de ne pas généraliser hein! Je rappelle que l’ambiance était bien particulière. Le point positif c’est que j’ai pu me familiariser avec les habitudes capillaires des clients québécois!

Vous savez la fin du chapitre « salon 747 ». Il n’y aura pas de suite c’est certain!

Repas d’affaire. Source Pixabay

L’aventure Rustica!

J’ai fait la connaissance de Fred Marier la 2 eme semaine après mon arrivée. Il s’occupe des nouveaux arrivants sur Drummondville, je vous parlerai de son travail très prochainement.

Il m’a présenté à sa charmante compagne Audrey qui est coiffeuse et propriétaire d’un salon à Saint Charle de Drummond. C’est à environ 15 min de la maison.

Elle était à la recherche d’une coiffeuse pour s’occuper de la nouvelle clientèle. Son ancienne collègue n’étant plus au salon, elle a du mal à satisfaire la demande. Lors d’un dîner d’affaire, elle m’a expliqué pourquoi cela serait positif pour moi.

J’étais retissante au statut de travailleur autonome ( équivalent d’auto entrepreneur) car je n’ai pas de clientèle. Mais le fait que la clientèle soit très développée sur ce salon, que l’on soit en période de fin d’année je me suis dit que c’était l’occasion ou jamais! En plus, je n’ai plus de raison de rester salariée car la coiffure n’est plus dans la liste des professions qualifiées pour le parcours d’expérience québécoise (permet un accès plus facile à la résidence permanente). Je n’ai donc plus besoin de me lier à un employeur pour justifier de mes heures si je veux demander une résidence permanente, dans tous les cas c’est le parcours normal ou le parrainage.

Ambiance chaleureuse de Rustica Coiffure.

Qu’est-ce que ça change pour moi:

Le statut de travailleur autonome n’est pas contraignant bien au contraire! Je n’ai pas eu de démarches à faire pour déclarer mon activité. Chaque année je vais déclarer mes revenus au moment où l’on déclare les impôts. C’est tout. Facile quand même!

Pour les horaires… je m’organise comme je veux. Retour aux week-end classique! Je suis au salon du mardi au samedi midi. De 9h à l’heure que je veux! Hormis le vendredi où je reste toujours jusqu’à 20h. Mes jours et heures de travail vont certainement évoluer avec le remplissage de mon planning. J’ai hâte de vraiment commencer à travailler!

Côté financier :

En tant que coiffeuse j’ai plusieurs poste de charges pour commencer mon activité :

– stock produits pour la technique, matériel (j’ai dû acheter pas mal de matériel électrique comme séchoir lisseur….)

– Faire ma pub. Les réseaux sociaux ça aide mais il faut donner pour recevoir et une bonne campagne de flyers avec des réductions permet de recruter de nouveaux clients assez vite. En accord avec Audrey, j’ai fait les miens via vistaprint.ca. Meme rapport qualité prix que en France. L’expédition a été très rapide. En 4 jours je les ai eu, ce qui me permet de commencer de suite ma campagne de pub.

Et bien évidemment je paye un loyer tous les mois pour une location de chaise. J’ai eu besoin aussi de prendre une assurance responsabilité civile, professionnelle et pour mon matériel.

Ça représente un investissement personnel de 1500 à 2000$ en fonction du matériel que l’on a déjà dans son inventaire.

Une fois que tous ceci est payé, le reste est à moi. C’est à moi de mettre de l’argent de côté pour mes impôts et pour ma retraite également. Je pourrais prendre une complémentaire invalidité, maladie pour m’assurer un revenu mais je n’ai pas les moyens pour l’instant. Je verrais par la suite.

Concernant les taxes, jusqu’à un plafond de 30 000$ je n’ai pas de taxes sur mon activité. Ce qui me permet des prix raisonnables.

J’ai choisi de travailler avec cette marque car mes collègues l’utilisent et c’est bien pratique si il me manque une référence de couleur pour une cliente! En plus, je peux leur poser des questions techniques.

Pour être honnête, je n’ai pas accroché avec les marques américaines pour l’instant. J’ai eu l’occasion de tester Joico… sans commentaire. Et Matrix, qui n’a pas du tout le même rendu que le matrix que l’on a en Europe ( pas la même composition pas les mêmes brevets). J’en ai encore beaucoup à découvrir. L’Oréal professionnel n’est pas du tout répandu ni chez les grossistes ni dans les salons à Drummondville. Certainement coiffeurs n’en ont même jamais entendu parlé.

L’équipe:

Nous sommes 3 coiffeuses et une esthéticienne. Le salon est ouvert depuis 3 ans.

Audrey la propriétaire et coiffeuse.

Sophie, coiffeuse.

Vicky, esthéticienne.

Sophie- Marie (moi ahah), coiffeuse.

J’ai proposé d’utiliser mon 2eme prénom pour que les clients puisse me différencier. Sophie et Audrey travaillent ensemble depuis 7 ans environ. Elles sont passionnées par leur métier et c’est un plaisir de travailler avec elles. A l’heure où j’écris cet article je n’ai pas encore fait connaissance de Vicky.

Je retrouve l’ambiance familiale et amicale que j’ai pu connaître avec mes collègues D’émotion ou incognito en France (bisous les filles!).

Voilà c’est tout pour cette semaine! Bientôt je vous parlerais du temps des fêtes! Comme d’habitude, si vous avez des questions, remarques et suggestions n’hésitez surtout pas!

À très vite!

mes coups de coeurs visites·mon quotidien

Ma nouvelle ville

Après presque un mois et demi sans avoir écris quoi que ce soit (merci le temps des fêtes et les joies d’un bug sur mon site hébergeur qui m’a tout fait perde..), me voici de retour pour vous présenter enfin ma nouvelle ville : Drummondville!

L’histoire

Les territoires longeant la rivière Saint-François appartenaient à la nation des Abenaquis. Ce peuple était sédentaires, ils vivaient principalement de l’agriculture, de la chasse et de la pêche. Leur maisons étaient faites avec de l’écorce de bouleau. Ces terres sont restés des zones de chasse jusqu’en 1840.

En 1800, les pionniers des paroisses des rives du St-Laurent ont acheté les terres sur la zone du futur Drummondville dans le but d’y installer les colons.

En 1812 éclate la guerre entre les États Unis et les britanniques.

La ville a été fondée en 1815 par Frederick George HERIOT, majore intérimaire dans l’armée britannique puis colonel dans la division des Voltigeurs Canadiens. Il lui donne le nom de Drummondville en l’honneur de Sir Gordon Drummond ( Général pendant la guerre Anglo/Américaine de 1812).

Les soldats démobilisés à la suite de cette guerre y sont installé pour assurer une présence vigilante sur les voies d’accès principales aux centre du Quebec et ainsi prévenir de toute invasion Américaine. Ces soldats seront donc les premiers colons à s’installer ici, ils sont les anciens membres du régiment de Meuron, un régiment Suisse au service de la France, ils ont été expédié au Canada en 1813 pour défendre la colonie contre les Américains. Plusieurs nationalités européennes sont présentes : les Suisses, les Allemands, les Italiens, les Français… je pense que la diversité culturelle a pris racine à ce moment-là, des la fondation de la ville. À cette époque les Canadiens Français ne représentait que 10 % de la population environ.

Le développement de la ville fut très lent. Les premières ressources étant le bois des forêts alentour, naturellement les premieres productions était liées à la forêt. Une fonderie a été également construite. En 1915 une usine de poudre à canon a été installée par la compagnie Aetna chemicals, en période de guerre elle tournera à plein régime et emploiera jusqu’à 2400 personnes.

Centrale hydroélectrique sur la rivière St François.

La ville ne prit son essor que dans les années 1920 avec la construction de la centrale hydro-électrique. L’industrie du textile (les bas de soie notamment) sera le moteur de l’économie locale et la créatrice d’emploi durant plusieurs décennies. La population passera de 4433 à 41 161 personnes entre 1921 et 1961.

Les 30 dernières années ont vu l’industrie textile décliné pour faire place à la machinerie, à l’industrie du métal, la fabrication de composantes électriques et électroniques, des matériaux composites, des plastiques et des produits issus de la haute technologie. La situation géographique stratégique de la ville a permis le développement d’un parc industriel assurant ainsi une vitalité économique à Drummond. La ville mets un point d’honneur tout particulier à l’intégration des nouveaux arrivants et des migrants. Un service public est même dédié à cette tâche pour que les nouveaux venus se sentent bien dans leur nouvelle vie.

La géographie, démographie et économie:

La Ville de Drummondville fait partie de la région Centre-du-Quebec dont elle est le Chef-lieu. Elle a une surface de 260km2, environ 77 746 personnes y vivent (environ 100 000 habitants avec les communes rattachées). C’est la 15éme agglomeration du Quebec. Les habitants/es sont les Drummondvillois/oise.

Située à la croisée des routes les plus importantes du Quebec, la ville s’est donc développée grace à l’industrie textile, en fort déclin aujourd’hui comme un peu partout. Heureusement, ces vingt dernières années l’économie locale s’est grandement diversifiée. Ainsi, 300 des plus gros employeurs de la regions s’y sont installés :

  • Cascade, recuperations de matériaux et fabrication d’emballages et papeterie. Emplois environ 1774 personnes.
  • Groupe Soucy, fabrication de pieces pour l’automobile et autres materiel de transport. Emplois environ 1060 personnes.
  • Olymel, transformation de produits porcin. Emplois environ 906 personnes.
  • Agropur (à Notre-Dame-De-Bonconseil), productions laitière ( beurre, lait, fromages et sous produits laitiers) Emplois environ 270 personnes.

Il y en a encore beaucoup d’autres comme Canimex (440 employés), Pyrolek (125 employés), Siemens Canada, Soprema (315 employés) pour ne citer qu’eux. Il y a aussi un site de fabrication d’autobus et minibus. L’entreprise Girardin est le principal constructeur et distributeur de bus scolaire Blue Bird et New Flyer au Quebec/Canada. Les chiffres que j’ai trouvé sont ceux de 2016, je n’ai pas réussit a trouver de plus recent. Pour plus d’infos : https://www.emploiquebec.gouv.qc.ca/uploads/tx_fceqpubform/17_imt_300-employeurs_2016.pdf

Autobus de l’entreprise Girardin (BlueBird)

Ces entreprises ont cependant de grosses difficultés à honorer leur commandes (de plus en plus importantes) car ils font face à une pénurie de main-d’oeuvre comme partout au Canada.

Le service SDED (service public) développe l’économie notamment avec un incubateur d’entreprise et un service de recrutement a l’étranger. Ca sera certainement le sujet de mon prochain article.

L’équipe de Hockey :

Les voltigeurs de Drummondville ville existe depuis 1982. Il joue en ligue de hockey junior majeur du Québec. Ils sont deuxième en division centre et septième au classement général. Je ne m’y connais pas vraiment en hockey canadien mais en tout cas, je peux vous dire que ça joue vite et fort! J’ai vraiment été impressionné par leur rythme de jeu, l’ambiance dans l’arena ect… Le centre Marcel Dionne est une patinoire intérieur qui peu accueillir près de 3500 spectacles avec des gradins plutôt en pente. Il y a un petit resto snack, leur poutine est vraiment très bonne. 🙂

Match des voltigeurs de Drummondville VS les tigres de Victoriaville début décembre.
Les mascottes des voltigeurs.

Les atouts pour moi:

La bibliothèque :

Cette belle bibliothèque municipale a été inaugurée en 2017. Elle existait déjà avant mais elle a déménagé dans ces locaux flambant neuf à cette date. Elle a une surface de 4885m2… Je trouve ça énorme par rapport à ce que j’ai connue en France ahah! Les espaces de lectures sont très agréables ainsi que le système de recherche. Elle est ouverte tous les jours de 9h30 à 20h en semaine et de 9h30 a 17h les weekends. La bibliothèque abrite également la société d’histoire de Drummond et la société de généalogie faisant de ce pole, un lieu de predilection pour la recherche.

Salle jeunesse.

Les patinoires:

À Drummondville il y a 2 arenas (patinoires intérieures) et une dizaine de patinoires extérieures dont une réfrigérée. Elles sont en accès libre et gratuit (certaine place demande la carte loisir,elle même gratuite). La patinoire Victor-Pepin est celle réfrigérée, juste à côté de la bibliothèque. Il y a un chalet où l’on peut s’équiper. Il y a des heures pour le patin libre et d’autre pour le hockey libre. Elle se trouve pas trop loin de ma route du travail, je vais essayer d’y aller une fois par semaine 😊.

La patinoire réfrigérée.

Les transports

La ville offre un service de bus de 7 lignes qui fonctionne en 7j/7 toutes les 30 minutes en semaine et toutes les heures le dimanche. Je le trouve plutôt bien fait malgré que je ne l’utilise que très rarement. On achete les billets dans l’un des 50 points de ventes de la ville ( dépanneurs, supermarchés…). Il y a aussi le réseau taxibus en parallèle, on appelle un taxi, il nous prend à l’un des arrêts spécifiques et nous pose à un autre de ces même arrêts pour le prix d’un billet de bus. Une application est aussi disponible pour connaître tous les horaires et les parcours des bus.

Pratique le porte-vélo.

Le village québécois d’antan:

Le village est un musée à ciel ouvert. Il a été conçu en 1977 par Claude Verrier (historien) sur la demande de la chambre de commerce de la région de Drummondville. On y trouve les maisons des années 1800, des objects et des explications sur les us et coutumes de l’époque. La plupart de la collection est issus de dons de familles de la région (maisons comprises). Il est inauguré en juillet 1980, il n’est pas complètement achevé par manque de finance. En mai 2019, la ville et les gouvernements québécois et canadien s’unissent pour débloquer une subvention de 1,1 million de CAD permettant ainsi la restauration de 33 bâtiments supplémentaires.

Le village a des animations en fonction des saisons : village hanté à Halloween, village illuminé à Noël, animations autour du sirop d’érable dans le temps des sucres et des jeux d’extérieur d’antan l’été.

Plus d’infos : https://villagequebecois.com/

Personnellement, je l’ai pas encore fait, j’attend le temps des sucres 😝!

Une des vues du village depuis la promenade Rivia.

La promenade Rivia:

La promenade a été inaugurée en juillet 2019 le long de la rivière Saint-François, c’est un espace réservé aux piétons et cyclistes ouvert à l’année. Elle fait 2.5km depuis le pond du Curé-Marchand jusqu’au parc des voltigeurs. En 2020, des travaux seront fait pour la prolonger de 2km dans le parc des voltigeurs. C’est une très jolie balade que j’aime faire, je trouve que c’est vraiment bien aménager, on passe à coté du village d’antan et si on est chanceux, on peut voir des écureuils ou les oiseaux qui vivent sur la rivière ( j’ai vu des oies Bernaches et un aigle pigargue 🙂 ). Le seul point un peu négatif c’est la petite taille du parking du pond de la traverse. C’est le plus proche du centre ville, les jours de beau temps il est vite plein. Il y en a un autre proche de Saint Charles (la ou je travaille) proche du parc des voltigeurs qui est moins fréquenté.

La rivière Saint-Francois

Le Roy jucep et la poutine :

Il faut savoir que Drummondville serais le berceau de la Poutine! En effet, elle serait née dans les cuisines du Roy Jucep dans les années fin 50 debut 60. Jean-Paul Roy, propriétaire de ce restaurant, en 1964, serait le premier à avoir mis à la carte la poutine comme on la connaît aujourd’hui c’est-à-dire « patates frites, fromage et sauce ». Son nom Serait la contraction du mot Puding et du surnom du cuisinier Ti-Pout . Le brevet officiel du gouvernement fédéral canadien est affiché dans le restaurant.

Encore la je vous parle d’une place dans laquelle je ne suis pas encore allée! c’est sur ma liste de 2020 mais il y a tellement d’endroit a Drummondville ou on peut en manger des bonnes que je l’ai un peu mise de coté.

LE Roy Jucep.

Au mois d’Aout a lieu le festival de la Poutine. C’est un weekend très festif aves des concerts,en 2020 il y aura Simple Plan et Coeur de Pirate entre autre. Les billets ont déjà été tous vendu ( le pass 3 jours étant a 38$… Je comprend!), je m’y prendrais en avance pour l’an prochain!

Le boisé de la Marconie

Comme son nom l’indique, c’est un terrain boisé de 60 hectares parcouru par une dizaine de sentiers. En 2017, le zone a obtenue le statut de reserve naturelle. On peut y observer près de 70 espèces végétales ( dont une vulnerable), plusieurs espèces de mammifère et amphibiens ainsi que pas moins de 25 espèces d’oiseaux ( parmi elles la Sitelle du Canada qui est signe de bonne santé de la foret.). Le site est gratuit et accessible toute l’année. On peut se garer très facilement, c’est proche de chez moi (5min) et je l’ai vraiment aimé en mai. J’ai attendu avec impatience la neige pour pouvoir y aller en raquette.

L’attaque defensive de cette maman écureuil pour défendre son nid en mai 2019.

Il y a un autre coin sympa c’est la foret de Drummond, elle se situe l’autre coté de l’autoroute Transcanadienne. Elle a été acheté a Hydro-Quebec pour preserver ce lieu. On peut évidemment y marcher été comme hiver mais aussi pécher (permis obligatoire) et observer les cerfs de Virginie.

La rivière saint Francois en mai, balade dans la foret de Drummond

Lauzière, un depanneur pas comme les autres :

Un dépanneur, c’est un commerce de proximité genre épicerie de quartier ou tu trouve de tous pour te ….dépanner!

(Photo : Ghyslain Bergeron)

Ce qui fait la particularité de cette épicerie la, c’est leur selection de bières de microbrasserie qui est très impressionnant! On en trouve de tous les coins du Quebec mais aussi des USA et d’Europe (Belgique principalement). Pour voir un peu leurs collections : https://www.facebook.com/epicerie.lauziere

Le Frigo.

La Famille Lauzière a tenue l’épicerie pendant 70 ans. Elle a d’abord été une boucherie avant d’être un dépanneur. Pendant les 30 dernière années ce sont les enfants qui l’on exploité. En fin d’automne, on a appris a la radio et dans les journaux locaux que le dépanneur était vendue. Ce qui a soulevé une vague d’inquietude chez beaucoup de Drummondvillois fidèles de l’épicerie concernant le suivi et la selection des bières de microbrasserie, la rumeur disant que le rachat était fait par des asiatiques ( rien de péjoratif dans mes mots). Au final, seule la direction change, les employés (20) ayant tous garder leur poste aux dernières nouvelles, le frigo a encore de beaux jours devant lui!

Vue sur le centre ville depuis la promenade Rivia

Il y a tellement de chose à dire sur cette ville que je découvre depuis quelques mois…

Mais pourquoi je l’ai choisi?

Pour être complètement honnête c’est du pure hasard, Jonas y est arrivé pour le travail, j’ai profité de son point de chute tout simplement.

Ce qui fait que je l’apprécie vraiment, c’est qu’elle est a taille humaine et proche de tout. En moins de 10 min on est a la campagne, 90min a Québec et 70 min a Montreal. Le centre ville est très joli et surtout vivant comparativement a ce qui se passe dans les villes françaises de meme taille. Il y a des boutiques sympas avec du service (écoute et conseils) et des resto/bar/cafés très agréables. Il y a tout ce qu’il faut pour bien vivre ici (écoles, campus universitaire, centre de congrès, hôpital, centre culturel..). Je la trouve très dynamique, la commune a beaucoup de projet d’embellissement et surtout soutient l’arrivée de nouvelles entreprises et des nouveaux arrivants (migrants ou non).

En presque trois mois ici, j’ai pu me faire un cercle social que ce soit avec les amis de Jonas ou mes clients au salon. J’ai eu un accueil très chaleureux de leur part, leur curiosité sur les raisons pour lesquelles je suis arrivée ici et les differences avec la France alimentent la plupart du temps les conversations. Je pensais vraiment que j’aurais plus de difficulté a m’intégrer mais grace a leur gentillesse et bienveillance, je me sens déjà comme chez moi!

Merci a vous qui me lisez, j’espère que ca vous aura plu!

N’hésitez pas a me laisser des commentaires ou a vous inscrire a ma news-letter en bas de la page ( si se n’est pas déjà fait 😉 ).

A bientôt!

Sources :

mes minettes·mon quotidien·Non classé·organisation

Première semaine québécoise

Jour 1, décalage horaire.

Journée de voyage pour mes minettes et moi! Ça y est enfin on décolle! Bon d’accord, y’a que moi qui était folle dingue de partir! Mes minettes n’étaient pas ravies du tout du tout de se retrouver coincée dans leur caisse de transport. Des miaulements pendant 2h jusqu’à l’aéroport, ça m’a fait un peu peur pour l’avion.

Convoi exceptionnel!

Arrivée à l’aéroport je les ai séparée. Lixy allant en soute et Laycie restant en cabine. Je suis allé au guichet des enregistrements, ils ont commencé part ma valise. J’ai rempli des papiers pour coller sur la caisse de Lixy, un agent l’a ensuite sécurisé avec des liens résistants.

Ensuite ça a été les « au revoir » Lixy est partie avec les bagages hors format. 😱 Je ne m’attendais pas à ce que ça se fasse sur les tapis roulant… ensuite au revoir papa et maman en vitesse car il y avait un peu moins de monde au contrôle de sécurité. C’était un samedi des vacances scolaires françaises, c’était bondé. J’arrivais au point que je redoutais le plus : passer avec Layci dans mes bras le portique de sécurité. Quatre agents, quatre version différente de ce que je devais faire…. finalement, j’ai du sortir Layci et la prendre contre moi (mais pas trop 🤪 pour que le scan fonctionne). J’ai mis quasiment une heure à passer, heureusement que j’avais de l’avance.

Layci en bas à mes pieds juste avant le décollage.

Au décollage elle a miauler, je pense que elle doit avoir le mal des transports, à l’arrivée idem. À la montée dans l’avion, on m’a remis un ticket confirmant que Lixy était bien chargée en soute pour animaux.

Le contrôle de l’immigration a été très rapide, je pense que mon passage de mai avait été marqué déjà d’un feu vert vu qu’ on m’a quasi rien demandé ( passeport, lettre d’invitation et assurance).

Après ça j’ai récupéré tout le monde, deuxième contrôle douanier pour déclarer l’entrée des minettes sur le territoire canadien ( le douanier a très gentiment offert les frais car c’était leur première arrivée) et go to Drummondville. Le dimanche à été une journée de repos et de rangement.

Coucher de soleil sur le Saint Laurent

Jour 2, les papiers

J’ai commencé la journée par numéro NAS. C’est l’équivalent du numéro de sécurité sociale français. J’ai été vraiment surprise de l’accueil que j’ai reçu dans une administration. Sourire, gentillesse et écoute étaient au rdv. Ça a pris moins de 15 min. Sans ce numéro on n’est pas autorisé à travailler.

On a continué pour se renseigner sur le permis de conduire. Il faut prendre un rdv par téléphone pour procéder à l’échange des permis de conduire français contre un québécois. Ce n’est pas vraiment obligatoire en pvt mais beaucoup d’assurances n’acceptent pas les permis étranger plus de 6mois. Les délais étant plutôt long pour obtenir une rdv, j’ai préféré attendre de commencer à travailler pour le prendre.

L’épicerie. Nous avons décidé de prendre la carte membre Costco, c’est un supermarché comme pour les professionnels en France. Il faut une carte de membre pour pouvoir faire ses achats. On n’y trouve des produits d’excellente qualité en format restauration. Ce qui comparativement à d’autres supermarchés est vraiment intéressant. En plus, ils ont une station essence pour les voitures à des prix vraiment plus bas que ce que l’on connaît en France. Pour exemple la semaine dernière le litre d’essence correspondait à environ 0,73 € par litre.

Premier caddie

Mise en contact des minettes. Jonas a aussi une minette qui s’appelle Pag. Je voulais que la mise en contact soit progressive mais les bébêtes en ont décidé autrement !

En effet, Lixy et Layci ont fait une évasion dans les règles de l’art pour aller découvrir l’appartement ce qui n’a pas vraiment plu à Pag. Des échanges de coup de pattes et quelques crachats plus tard, un ordre de hiérarchie commence à se dessiner. Globalement ça se passe plutôt bien.

Lixy et Pag

Concernant la nourriture pour les animaux, j’avais demandé à Jonas de m’acheter un sac de croquettes de la même marque qu’en France en pensant que ça me permettrait de ne pas avoir de problème alimentaire pour les minettes (Royal canin chat stérilisé) Je me suis rendu compte que la composition n’était pas du tout la même entre l’Europe et l’Amérique car elles ont tout simplement refusé de toucher à ces croquettes pendant quelques jours. J’ai regardé l’étiquette de composition via Internet et ce n’est absolument pas la même chose. La base de céréales n’est pas la même donc cela change le goût, elles l’ont senti tout de suite. Layci s’en ai accoutumée au bout de 24h (estomac sur pattes) mais Lixy a passer près de 3jours sans manger… Je suis allé en animalerie pas très loin de chez moi, la vendeuse m’a conseillé de mettre du thon en plus pour les rendre plus appétissante. J’ai également acheté une autre sorte de croquettes sans céréales fabriqué au Québec (oven-baked) pour essayer de varier l’alimentation. Ça a finalement fonctionné, elle mange toutes les deux. Lixy a beaucoup maigri en quelques jours et ça m’a vraiment inquiété sur le moment. Depuis tout est rentré dans l’ordre.

Jour 3,

J’ai finalement opté pour l’achat d’un numéro de téléphone prépayé. J’avais commencé par l’application Fongo, mais vraiment pas pratique alors j’ai laissé tomber. Je suis allé au kiosque Telus du centre commercial. Il y avait une offre de carte prépayée pour 100 $ j’ai 400 minutes d’appel et 400 SMS valable un an. C’est le moins cher que j’ai pu trouver jusqu’à maintenant. Les forfaits de téléphone au Canada en général sont beaucoup plus cher qu’en France. C’est un peu un retour en arrière pour moi, on avait ce genre de forfait quand j’étais au lycée!

Ouverture d’un compte bancaire. Je me suis renseigné toujours via Internet depuis quelques temps sur les différentes options qui s’ouvre à moi en tant que nouvel arrivant. J’ai décidé de partir avec la banque nationale du Canada car pour les nouveaux arrivants elle propose des solutions très avantageuse comme la gratuité pendant trois ans et de fortes réductions pour les deux années suivantes. Je me suis présenté à la banque sans rendez-vous, j’ai été vraiment très agréablement surprise de l’accueil que j’ai pu avoir. Encore une fois comme pour service Canada, le sourire la gentillesse et l’écoute était présente. Je ne suis pas certaine qu’un jour j’ai eu ça en France. Surtout pour une ouverture de compte sans rendez-vous. Cela m’a pris environ 30 minutes pour obtenir un compte chèque avec une carte bancaire utilisable tout de suite. Le système de banque est différent, Il y a deux cartes bancaires une de débit et une de crédit. J’ai eu ma carte de débit immédiatement et la carte de crédit arrive par la suite. On ne m’a pas demandé de dépôt de fonds pour l’ouverture. On m’a juste posé des questions sur mon adresse, mon passeport, éventuellement si j’avais un travail et mon numéro NAS. Au Canada, le milieu des banques est très concurrentiel. On peut changer d’établissement comme on veut. C’est le client qui décide. En tant que français, nous sommes vus comme des épargnants et les banques aiment ça.

Ce jour là l’après-midi j’ai décidé d’aller voir plusieurs salons pour poser des curriculum et éventuellement décrocher un essai et ainsi commencer à travailler au plus vite. Le premier salon dans lequel je suis allé était un petit salon de quartier. La responsable m’a expliqué qu’il ne faisait que de la location de fauteuil. Or, avec mon visa de travail il n’est pas recommandé que je sois en travailleur autonome. Elle m’a aussi conseillé d’aller voir le salon de la zone commerciale des promenades car il chercher des coiffeurs en statut salarié.

Je me rend donc là bas. Pascal le responsable me reçoit, je lui dit que je suis coiffeuse à la recherche de travail salarié. Il m’a demandé si je faisait les hommes et les femmes, j’ai dit oui. Il m’a demandé quand je pouvais commencer, j’ai dit demain. Boum! Emballé c’est pesé, j’avais rdv le lendemain. J’ai été très perturbée que l’on ne me demande ni Cv, ni que l’on me fasse faire un essais…

Salon 747

Jour 4, premier jour de boulot.

J’ai commencé la journée à 9h. On m’a donné un poste de travail où j’ai pu mettre mes affaires. C’est un salon qui fonctionne principalement sans rendez-vous. Ce jour était plutôt calme, heureusement pour moi car l’organisation est bien différente de ce que je connais en France.

Il a fallu que je me rachète du matériel comme un sèche-cheveux. Ma tondeuse fonctionne parfaitement avec un adaptateur par contre.

Nous étions 5 coiffeuses côté Dame et 2 barbiers côté Homme.

L’équipe ne m’a pas vraiment accueilli à bras ouverts. On ne m’expliquais pas grand chose alors que je suis arrivée bien en avance pour justement qu’on puisse m’expliquer le fonctionnement. J’ai pris ça comme un test et j’ai poser un milliard de questions 🤣

Devant ma curiosité, les filles m’ont donné toutes les infos dont j’avais besoin. On m’a aussi expliqué qu’il y a une hiérarchie pour coiffer les clients. En étant la dernière arrivée je dois attendre que mes collègues soient servie pour pouvoir coiffer quelqu’un.

Je travaille du mercredi au dimanche. J’ai deux nocturnes ou le salon ferme à 21h. Le mercredi et le jeudi j’ai 1h de pause, le vendredi 2fois 1h (pour le dîner vers 12h et pour le souper vers 16h). Le samedi et dimanche c’est 30min.

Ce qui est surprenant c’est les heures d’ouverture du centre d’achat et des boutiques en général. Les week-ends beaucoup ferment à 17h.

On m’a aussi prévenue et ça m’à fait sourire, que je travaillerai certainement le 26 décembre et le 2 janvier. Pourquoi ? Parce que ces jours sont des fériés mais pas des obligatoires. Quand j’ai dit à ma responsable que y’avait aucun problème, que en France on travaille sur ces jours là, elle était très surprise.

Je commence à découvrir des différences d’habitudes de vie et c’est très intéressant. A l’heure où je fini cet article ça fait déjà 2 semaines que je suis arrivée.

J’ai trouvé un joli 4*4 équipé pour l’hiver. Je l’ai trouvé sur kijiji ( le bon coin local), il est de 2003 et c’était un retraité qui le vendait. Il travaillait dans une scierie au nord du Québec, l’assurance que le véhicule a toujours très bien été entretenu car ce sont des routes fréquentées uniquement par les transports de bois et les gens qui vont aux mines. Je pense avoir à investir dans quelques réparations pour le remettre vraiment en forme. Mais il tourne très bien. 😊

Voilà c’est tout pour cette semaine! Merci de me suivre!

À très vite!

mes coups de coeurs visites

L’orignal

Gaspésie octobre 2018

Pourquoi vous parler de cet animal ? Parce que ça m’a permis de faire des recherches pour mieux le connaître tout simplement.

Pour moi comme pour beaucoup de monde, il est un des emblèmes des pays nordique et donc du Canada.

Il est vraiment impressionnant dans sa façon de bouger. C’est un animal hyper silencieux malgré sa taille. J’ai vraiment un coup de cœur pour lui et je suis curieuse de le connaître.

Orignal, élan( origine baltique), moose (en anglais), son nom lui même est déjà sympas. Le mot « élan » est utilisé pour les pays d’Europe du Nord et de Russie tandis que « orignal » n’est utilisé que en Amérique du Nord francophone. C’est le plus grand des cervidés.

Étymologie :

Il découle du mot basque « oreinak » qui signifie « cervidé ». C’est Samuel de Champlain( navigateur français et fondateur de la ville de Québec) qui nommait ces animaux « orignak » car les premiers colons français l’auraient appris des basques qui venaient pêcher sur les côtes du Labrador ou dans le fleuve Saint Laurent. Plus tard la final -ak à laisser place au -al se rapprochant plus des mots « cheval », « chacal ».

Hormis le nom, l’orignal et l’élan ont quand même quelques différences physiques. L’orignal a un pelage plus foncé que son collègue européen qui a les pattes blanches. Les plus gros spécimens sont visibles dans les provinces de Colombie Britannique et du Yukon.

Il y a beaucoup de sous espèces d’élans, je ne vais pas les détailler car les différences sont plus au niveau des gabarits plutôt que des particularités.

Pixabay
Source Pixabay

Au moyen âge on en trouvais en France, Belgique, Allemagne et Suisse. Ils ont été éliminés par la chasse pour la viande et les trophées dans les années 1000.

Ils viennent dans les forêts boréales et mixtes de l’hémisphère nord. Ils sont des animaux plutôt solitaires, ils forment des couples au moment du rut. L’hiver les mâles peuvent se regrouper. Les femelles élèvent leur petit seule.

Les orignaux sont de nature plutôt timides lorsqu’ils sont dans des zones très urbanisées ou à forte fréquentation humaine. Mais en zone calme, il peut se montrer curieux (jamais à moins de 20m cependant). Les moments ou l’on doit vraiment être extrêmement vigilant sont la période du rut et l’élevage des petits. Ils peuvent se montrer très agressifs, au vu du gabarit il vaut mieux se tenir loin.

Source Pixabay

Régime alimentaire :

C’est un herbivore. Il ne peut pas brouter à cause de son cou plutôt court. Il se nourrit des feuillages mais aussi des branchages, d’écorces et plantes aquatiques! Il a la capacité de rendre ces narines hermétiques ce qui lui permet de pouvoir rester très longtemps sous l’eau, il peut descendre jusqu’à 5m de profondeur! Il se nourrit aussi de lichens champignons et autres mousses. Il est capable, comme les chèvres, de se mettre sur ces pattes arrières pour se dresser et récupèrer des feuilles à plus de 3m. C’est un ruminant, sa dentition est presque la même que les vaches exempté ces dents de devant : il a une plaque de corne sur la mâchoire supérieure qui lui sert à broyer les écorces branchés… Il consomme 20kg de végétaux par jour en été et jusqu’à 25 à 30kg de diverses matières végétales (branches, écorces…) en hiver.

Caractéristiques physiques :

Le Mâle (Buck au Québec) :

Ils pèsent entre 500 et 900kg pour une hauteur moyenne de 2m30 au garrot et font 3m de long. Leur panache (bois) peuvent dépasser 1m60 pour 20kg. Ils ont une partie plate surmontée de pic. Le panache en phase de croissance pousse de 1,3 a 1,8cm par jour. Plus le panache est grand, plus l’animal est âgé. Ils le perdent en novembre.

Trophée de chasse en Gaspésie, le panache de ce Buck était super impressionnant!

La femelle :

Elles pèsent entre 300 et 500kg pour une hauteur moyenne de 1m60 au garrot. Elle a une gestation de 8 mois. Les portées sont généralement de 1 ou 2 petits, rarement 3. Elle n’a pas de panache normalement mais depuis quelques temps, certaines personnes ont constaté que ça pouvait arriver de croiser des femelles coiffées.

Le faon/ veau:

Ils pèsent 15kg à la naissance(6kg dans le cas de jumeaux) et grandissent très vite : 500g par jour puis jusqu’à 2kg/jour pour sa première saison d’été. Il est capable de marcher quelques minutes après être né et de courir plus vite qu’un humain le jour suivant. Ils arrivent généralement en mai. Le petit reste avec la mère jusqu’à la naissance suivante.

Les adultes perdent jusqu’à 17% de leurs poids chaque hiver voir plus si il est rigoureux.

Mon pied à côté d’empreintes en Gaspésie (je fait un 38).

Leurs sabots est en quatre partie reliées par une membrane pour pouvoir nager ou marcher dans la boue et la neige. L’empreinte fait entre 14 et 20cm. Les traces des mâles sont côte à côte (comme sur ma photos) et celles des femelles sont l’une dernière l’autre.

Leur pattes sont inhabituellement longue ce qui, je trouve leur donnent une démarche très maladroite. L’allure de Trot est vraiment mal assurée 😅. Par contre au galop il peut atteindre les 55km/h.

Comme les chevaux, ils sont capables de se reposer et dormir debout.

L’été, ils passent beaucoup de temps dans l’eau pour se débarrasser des colonies de mouches et moustiques. C’est un excellent nageur qui peut franchir des bras de rivière à fort courant.

Portrait réalisé avec mon appareil bridge à environ 20m toujours en Gaspésie. C’est un jeune mâle, le panache n’est pas très imposant.

Sa vue est très mauvaise. Par contre l’ouïe et l’odorat sont très développés pour compenser. C’est pour cela que lorsqu’un orignal a besoin de se reposer, il avance contre le vent un certain temps pour ensuite revenir dans le sens du vent en formant un cercle partiel. De cette façon les prédateurs sont obliger de s’approcher dans le sens du vent ce qui permet à l’orignal de les détecter très rapidement.

Ces prédateurs :

L’homme est bien évidemment en tête de liste avec la chasse. Il est aussi la proie intéressante pour les loups, les ours, les tigres de Sibérie mais aussi les pumas pour les petits.

Les accidents avec les orignaux sont assez fréquents sur les routes canadiennes et sont souvent mortels. Du fait de sa mauvaise vue, ils ont tendance à travers devant les véhicules ou à ne pas bouger du milieu de la route. A cause de leur morphologie en cas de collision, l’impact avec les véhicules se fait au niveau des pattes, Le corps vient alors s’écraser sur les pare-brise.

C’est pour ça que des zones routières à forte fréquentation sont protégées par des grillages avec des panneaux indiquant le secteur sécurisé ainsi qu’un numéro de téléphone pour signaler toute intrusion.

Les périodes à risque sont l’aube et le crépuscule sur juin, juillet, octobre, novembre mais comme pour tous les animaux ça peut arriver toute l’année. Si vous voulez plus d’info voici le lien d’un site bien fait d’une association de conducteurs : Risque animaux sauvages

Pour terminer cet article voici le liens vers une courte vidéo (5min). Elle est déjà ancienne mais les animaux sont beaux.

Orignaux film

J’espère une fois de plus que vous avez aimé me lire. J’ai adoré écrire cet article, j’ai été obligée d’aller faire beaucoup de recherche sur internet (merci Wikipedia…), les sites de chasseurs m’ont beaucoup appris. J’espère utiliser ces nouvelles connaissance pour faire de la photo prochainement!

Mon départ étant proche j’espère vous faire un article prochainement sur ma première semaine d’immigrée fraîchement débarquée!

Merci encore pour votre Fidélité!

À très vite!

début et lancement du projet

J-10!

Aie aie aie! On y est! LA dernière ligne droite! LE décompte a un seul chiffre! Depuis le temps que je patiente suite à l’obtention du Pvt, j’y suis presque!

source Pixabay

Je ne réalise pas encore. Je vais percuter une fois dans l’avion je pense.

Depuis le début de ce fameux décompte j’ai vécu pleins de dernières… pour pouvoir vivre pleins de premières!

  • Ma dernière saison d’hiver
  • Ma dernière compétition
  • Ma dernière leçons de danse avec les enfants
  • Mon dernier gala
  • Ma dernière saison d’été à Peisey
  • Ma dernière randonnée dans nos montagnes savoyardes avec papa
  • Ma dernière virée moto
  • Ma dernière journée de boulot avec mes collègues
  • Mon dernier client en France
  • Ma dernière grosse soirée d’anniversaire avec tout mes amis

Et puis mon retour chez mes parents, mes dernières virées à Grenoble et Toulouse pour voir la famille, Bientôt la dernière raclette….😱 quelle drame! Ma dernière raclette !!!

🤤🤤🤤

Et oui, au Canada et au Québec ma vie sera bien différente d’ici! D’autres repères, d’autres gens, un quotidien complet à découvrir qui ira des formalités administratives d’immigration au simple fait d’aller acheter à manger!

Il va y avoir des moments de doutes ou de découragement, j’en suis bien consciente. De nombreux expatriés parlent de la crise des 3 mois, c’est le passage un peu compliqué ou l’euphorie retombe. Je verrais comment j’arrive à passer ce moment.

Il m’annonce de la neige pour mon arrivée! Même météo que l’an dernier! Ça va être une belle entrée en matière!

En tout cas, à l’heure actuelle, avec les minettes, nous sommes prêtes! Laycie a retrouvé un poids de forme ( merci à ma veto qui m’a très bien conseillé -> Clinique vétérinaire d’Aime). Les fleurs de Bach et le Zylkene fonctionnent plutôt bien pour les calmer.

Petit câlin avant de dormir

Ça fait depuis le mois d’août que j’ai commencé leur entraînement pour le départ.Les cages sont à leur disposition pour qu’elles ne soient pas en panique à chaque fois que je les touches… Depuis 2 semaines je leur met des croquettes à l’intérieur ou bien je fais des jeux avec des friandises pour les faire entrer et sortir sans les enfermer. Il y a 2 jours que je commence à les faire entrer, je ferme, j’attends 15 à 30 secondes et j’ouvre à nouveau. Si elles n’ont pas miaulé, je leur donne une friandise.

J’ai également mis leur coussin de dodo à l’intérieur. Elles dorment dessus depuis juillet, leur odeur est bien imprégnée et la mienne aussi vu qu’ils sont installés soit sur mon lit soit sur mon canapé quand j’étais dans mon appartement.

J’ai eu un contre temps avec ma cage pour Lixy (qui ira en soute). Celle que j’avais n’est finalement pas aux normes. J’ai donc du en acheter une autre… je vais donc devoir faire une acclimatation express.

Je prend aussi des fleurs de Bach pour ne pas transmettre ma nervosité aux minettes. J’imaginais que j’abordais le départ sereinement et pas du tout! J’ai des réveils nocturnes par rapport aux papiers à présenter à la douane ou pour les minettes… c’est comme ça que samedi dernier je me suis retrouvé à 3h du mat’ à checker sur mon espace du gouvernement si j’avais bien eu les bons papiers avec les bonnes dates de départ 😅.

Ma valise n’est encore pas prête mais alors pas du tout! J’entasse dedans tout ce que j’aimerais emporter mais je dois largement dépasser les 23kg pour l’instant! Il va vraiment falloir que je fasse très sérieusement le tri! C’est difficile de décider de ce qui est essentiel ou pas. Même si je peux acheter sur place, je veux vraiment optimiser mes affaires. L’idée de moins consommé pour préserver notre planète n’est jamais bien loin dans ma tête. Je ne suis pas un exemple sur le sujet mais j’y travaille.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui!

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À très vite!!