
Pourquoi vous parler de cet animal ? Parce que ça m’a permis de faire des recherches pour mieux le connaître tout simplement.
Pour moi comme pour beaucoup de monde, il est un des emblèmes des pays nordique et donc du Canada.
Il est vraiment impressionnant dans sa façon de bouger. C’est un animal hyper silencieux malgré sa taille. J’ai vraiment un coup de cœur pour lui et je suis curieuse de le connaître.
Orignal, élan( origine baltique), moose (en anglais), son nom lui même est déjà sympas. Le mot « élan » est utilisé pour les pays d’Europe du Nord et de Russie tandis que « orignal » n’est utilisé que en Amérique du Nord francophone. C’est le plus grand des cervidés.
Étymologie :
Il découle du mot basque « oreinak » qui signifie « cervidé ». C’est Samuel de Champlain( navigateur français et fondateur de la ville de Québec) qui nommait ces animaux « orignak » car les premiers colons français l’auraient appris des basques qui venaient pêcher sur les côtes du Labrador ou dans le fleuve Saint Laurent. Plus tard la final -ak à laisser place au -al se rapprochant plus des mots « cheval », « chacal ».
Hormis le nom, l’orignal et l’élan ont quand même quelques différences physiques. L’orignal a un pelage plus foncé que son collègue européen qui a les pattes blanches. Les plus gros spécimens sont visibles dans les provinces de Colombie Britannique et du Yukon.
Il y a beaucoup de sous espèces d’élans, je ne vais pas les détailler car les différences sont plus au niveau des gabarits plutôt que des particularités.

Au moyen âge on en trouvais en France, Belgique, Allemagne et Suisse. Ils ont été éliminés par la chasse pour la viande et les trophées dans les années 1000.
Ils viennent dans les forêts boréales et mixtes de l’hémisphère nord. Ils sont des animaux plutôt solitaires, ils forment des couples au moment du rut. L’hiver les mâles peuvent se regrouper. Les femelles élèvent leur petit seule.
Les orignaux sont de nature plutôt timides lorsqu’ils sont dans des zones très urbanisées ou à forte fréquentation humaine. Mais en zone calme, il peut se montrer curieux (jamais à moins de 20m cependant). Les moments ou l’on doit vraiment être extrêmement vigilant sont la période du rut et l’élevage des petits. Ils peuvent se montrer très agressifs, au vu du gabarit il vaut mieux se tenir loin.

Régime alimentaire :
C’est un herbivore. Il ne peut pas brouter à cause de son cou plutôt court. Il se nourrit des feuillages mais aussi des branchages, d’écorces et plantes aquatiques! Il a la capacité de rendre ces narines hermétiques ce qui lui permet de pouvoir rester très longtemps sous l’eau, il peut descendre jusqu’à 5m de profondeur! Il se nourrit aussi de lichens champignons et autres mousses. Il est capable, comme les chèvres, de se mettre sur ces pattes arrières pour se dresser et récupèrer des feuilles à plus de 3m. C’est un ruminant, sa dentition est presque la même que les vaches exempté ces dents de devant : il a une plaque de corne sur la mâchoire supérieure qui lui sert à broyer les écorces branchés… Il consomme 20kg de végétaux par jour en été et jusqu’à 25 à 30kg de diverses matières végétales (branches, écorces…) en hiver.
Caractéristiques physiques :
Le Mâle (Buck au Québec) :
Ils pèsent entre 500 et 900kg pour une hauteur moyenne de 2m30 au garrot et font 3m de long. Leur panache (bois) peuvent dépasser 1m60 pour 20kg. Ils ont une partie plate surmontée de pic. Le panache en phase de croissance pousse de 1,3 a 1,8cm par jour. Plus le panache est grand, plus l’animal est âgé. Ils le perdent en novembre.

La femelle :
Elles pèsent entre 300 et 500kg pour une hauteur moyenne de 1m60 au garrot. Elle a une gestation de 8 mois. Les portées sont généralement de 1 ou 2 petits, rarement 3. Elle n’a pas de panache normalement mais depuis quelques temps, certaines personnes ont constaté que ça pouvait arriver de croiser des femelles coiffées.
Le faon/ veau:
Ils pèsent 15kg à la naissance(6kg dans le cas de jumeaux) et grandissent très vite : 500g par jour puis jusqu’à 2kg/jour pour sa première saison d’été. Il est capable de marcher quelques minutes après être né et de courir plus vite qu’un humain le jour suivant. Ils arrivent généralement en mai. Le petit reste avec la mère jusqu’à la naissance suivante.
Les adultes perdent jusqu’à 17% de leurs poids chaque hiver voir plus si il est rigoureux.

Leurs sabots est en quatre partie reliées par une membrane pour pouvoir nager ou marcher dans la boue et la neige. L’empreinte fait entre 14 et 20cm. Les traces des mâles sont côte à côte (comme sur ma photos) et celles des femelles sont l’une dernière l’autre.

Leur pattes sont inhabituellement longue ce qui, je trouve leur donnent une démarche très maladroite. L’allure de Trot est vraiment mal assurée 😅. Par contre au galop il peut atteindre les 55km/h.
Comme les chevaux, ils sont capables de se reposer et dormir debout.
L’été, ils passent beaucoup de temps dans l’eau pour se débarrasser des colonies de mouches et moustiques. C’est un excellent nageur qui peut franchir des bras de rivière à fort courant.

Sa vue est très mauvaise. Par contre l’ouïe et l’odorat sont très développés pour compenser. C’est pour cela que lorsqu’un orignal a besoin de se reposer, il avance contre le vent un certain temps pour ensuite revenir dans le sens du vent en formant un cercle partiel. De cette façon les prédateurs sont obliger de s’approcher dans le sens du vent ce qui permet à l’orignal de les détecter très rapidement.
Ces prédateurs :
L’homme est bien évidemment en tête de liste avec la chasse. Il est aussi la proie intéressante pour les loups, les ours, les tigres de Sibérie mais aussi les pumas pour les petits.
Les accidents avec les orignaux sont assez fréquents sur les routes canadiennes et sont souvent mortels. Du fait de sa mauvaise vue, ils ont tendance à travers devant les véhicules ou à ne pas bouger du milieu de la route. A cause de leur morphologie en cas de collision, l’impact avec les véhicules se fait au niveau des pattes, Le corps vient alors s’écraser sur les pare-brise.
C’est pour ça que des zones routières à forte fréquentation sont protégées par des grillages avec des panneaux indiquant le secteur sécurisé ainsi qu’un numéro de téléphone pour signaler toute intrusion.


Les périodes à risque sont l’aube et le crépuscule sur juin, juillet, octobre, novembre mais comme pour tous les animaux ça peut arriver toute l’année. Si vous voulez plus d’info voici le lien d’un site bien fait d’une association de conducteurs : Risque animaux sauvages
Pour terminer cet article voici le liens vers une courte vidéo (5min). Elle est déjà ancienne mais les animaux sont beaux.
J’espère une fois de plus que vous avez aimé me lire. J’ai adoré écrire cet article, j’ai été obligée d’aller faire beaucoup de recherche sur internet (merci Wikipedia…), les sites de chasseurs m’ont beaucoup appris. J’espère utiliser ces nouvelles connaissance pour faire de la photo prochainement!
Mon départ étant proche j’espère vous faire un article prochainement sur ma première semaine d’immigrée fraîchement débarquée!
Merci encore pour votre Fidélité!
À très vite!
