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Ma nouvelle ville

Après presque un mois et demi sans avoir écris quoi que ce soit (merci le temps des fêtes et les joies d’un bug sur mon site hébergeur qui m’a tout fait perde..), me voici de retour pour vous présenter enfin ma nouvelle ville : Drummondville!

L’histoire

Les territoires longeant la rivière Saint-François appartenaient à la nation des Abenaquis. Ce peuple était sédentaires, ils vivaient principalement de l’agriculture, de la chasse et de la pêche. Leur maisons étaient faites avec de l’écorce de bouleau. Ces terres sont restés des zones de chasse jusqu’en 1840.

En 1800, les pionniers des paroisses des rives du St-Laurent ont acheté les terres sur la zone du futur Drummondville dans le but d’y installer les colons.

En 1812 éclate la guerre entre les États Unis et les britanniques.

La ville a été fondée en 1815 par Frederick George HERIOT, majore intérimaire dans l’armée britannique puis colonel dans la division des Voltigeurs Canadiens. Il lui donne le nom de Drummondville en l’honneur de Sir Gordon Drummond ( Général pendant la guerre Anglo/Américaine de 1812).

Les soldats démobilisés à la suite de cette guerre y sont installé pour assurer une présence vigilante sur les voies d’accès principales aux centre du Quebec et ainsi prévenir de toute invasion Américaine. Ces soldats seront donc les premiers colons à s’installer ici, ils sont les anciens membres du régiment de Meuron, un régiment Suisse au service de la France, ils ont été expédié au Canada en 1813 pour défendre la colonie contre les Américains. Plusieurs nationalités européennes sont présentes : les Suisses, les Allemands, les Italiens, les Français… je pense que la diversité culturelle a pris racine à ce moment-là, des la fondation de la ville. À cette époque les Canadiens Français ne représentait que 10 % de la population environ.

Le développement de la ville fut très lent. Les premières ressources étant le bois des forêts alentour, naturellement les premieres productions était liées à la forêt. Une fonderie a été également construite. En 1915 une usine de poudre à canon a été installée par la compagnie Aetna chemicals, en période de guerre elle tournera à plein régime et emploiera jusqu’à 2400 personnes.

Centrale hydroélectrique sur la rivière St François.

La ville ne prit son essor que dans les années 1920 avec la construction de la centrale hydro-électrique. L’industrie du textile (les bas de soie notamment) sera le moteur de l’économie locale et la créatrice d’emploi durant plusieurs décennies. La population passera de 4433 à 41 161 personnes entre 1921 et 1961.

Les 30 dernières années ont vu l’industrie textile décliné pour faire place à la machinerie, à l’industrie du métal, la fabrication de composantes électriques et électroniques, des matériaux composites, des plastiques et des produits issus de la haute technologie. La situation géographique stratégique de la ville a permis le développement d’un parc industriel assurant ainsi une vitalité économique à Drummond. La ville mets un point d’honneur tout particulier à l’intégration des nouveaux arrivants et des migrants. Un service public est même dédié à cette tâche pour que les nouveaux venus se sentent bien dans leur nouvelle vie.

La géographie, démographie et économie:

La Ville de Drummondville fait partie de la région Centre-du-Quebec dont elle est le Chef-lieu. Elle a une surface de 260km2, environ 77 746 personnes y vivent (environ 100 000 habitants avec les communes rattachées). C’est la 15éme agglomeration du Quebec. Les habitants/es sont les Drummondvillois/oise.

Située à la croisée des routes les plus importantes du Quebec, la ville s’est donc développée grace à l’industrie textile, en fort déclin aujourd’hui comme un peu partout. Heureusement, ces vingt dernières années l’économie locale s’est grandement diversifiée. Ainsi, 300 des plus gros employeurs de la regions s’y sont installés :

  • Cascade, recuperations de matériaux et fabrication d’emballages et papeterie. Emplois environ 1774 personnes.
  • Groupe Soucy, fabrication de pieces pour l’automobile et autres materiel de transport. Emplois environ 1060 personnes.
  • Olymel, transformation de produits porcin. Emplois environ 906 personnes.
  • Agropur (à Notre-Dame-De-Bonconseil), productions laitière ( beurre, lait, fromages et sous produits laitiers) Emplois environ 270 personnes.

Il y en a encore beaucoup d’autres comme Canimex (440 employés), Pyrolek (125 employés), Siemens Canada, Soprema (315 employés) pour ne citer qu’eux. Il y a aussi un site de fabrication d’autobus et minibus. L’entreprise Girardin est le principal constructeur et distributeur de bus scolaire Blue Bird et New Flyer au Quebec/Canada. Les chiffres que j’ai trouvé sont ceux de 2016, je n’ai pas réussit a trouver de plus recent. Pour plus d’infos : https://www.emploiquebec.gouv.qc.ca/uploads/tx_fceqpubform/17_imt_300-employeurs_2016.pdf

Autobus de l’entreprise Girardin (BlueBird)

Ces entreprises ont cependant de grosses difficultés à honorer leur commandes (de plus en plus importantes) car ils font face à une pénurie de main-d’oeuvre comme partout au Canada.

Le service SDED (service public) développe l’économie notamment avec un incubateur d’entreprise et un service de recrutement a l’étranger. Ca sera certainement le sujet de mon prochain article.

L’équipe de Hockey :

Les voltigeurs de Drummondville ville existe depuis 1982. Il joue en ligue de hockey junior majeur du Québec. Ils sont deuxième en division centre et septième au classement général. Je ne m’y connais pas vraiment en hockey canadien mais en tout cas, je peux vous dire que ça joue vite et fort! J’ai vraiment été impressionné par leur rythme de jeu, l’ambiance dans l’arena ect… Le centre Marcel Dionne est une patinoire intérieur qui peu accueillir près de 3500 spectacles avec des gradins plutôt en pente. Il y a un petit resto snack, leur poutine est vraiment très bonne. 🙂

Match des voltigeurs de Drummondville VS les tigres de Victoriaville début décembre.
Les mascottes des voltigeurs.

Les atouts pour moi:

La bibliothèque :

Cette belle bibliothèque municipale a été inaugurée en 2017. Elle existait déjà avant mais elle a déménagé dans ces locaux flambant neuf à cette date. Elle a une surface de 4885m2… Je trouve ça énorme par rapport à ce que j’ai connue en France ahah! Les espaces de lectures sont très agréables ainsi que le système de recherche. Elle est ouverte tous les jours de 9h30 à 20h en semaine et de 9h30 a 17h les weekends. La bibliothèque abrite également la société d’histoire de Drummond et la société de généalogie faisant de ce pole, un lieu de predilection pour la recherche.

Salle jeunesse.

Les patinoires:

À Drummondville il y a 2 arenas (patinoires intérieures) et une dizaine de patinoires extérieures dont une réfrigérée. Elles sont en accès libre et gratuit (certaine place demande la carte loisir,elle même gratuite). La patinoire Victor-Pepin est celle réfrigérée, juste à côté de la bibliothèque. Il y a un chalet où l’on peut s’équiper. Il y a des heures pour le patin libre et d’autre pour le hockey libre. Elle se trouve pas trop loin de ma route du travail, je vais essayer d’y aller une fois par semaine 😊.

La patinoire réfrigérée.

Les transports

La ville offre un service de bus de 7 lignes qui fonctionne en 7j/7 toutes les 30 minutes en semaine et toutes les heures le dimanche. Je le trouve plutôt bien fait malgré que je ne l’utilise que très rarement. On achete les billets dans l’un des 50 points de ventes de la ville ( dépanneurs, supermarchés…). Il y a aussi le réseau taxibus en parallèle, on appelle un taxi, il nous prend à l’un des arrêts spécifiques et nous pose à un autre de ces même arrêts pour le prix d’un billet de bus. Une application est aussi disponible pour connaître tous les horaires et les parcours des bus.

Pratique le porte-vélo.

Le village québécois d’antan:

Le village est un musée à ciel ouvert. Il a été conçu en 1977 par Claude Verrier (historien) sur la demande de la chambre de commerce de la région de Drummondville. On y trouve les maisons des années 1800, des objects et des explications sur les us et coutumes de l’époque. La plupart de la collection est issus de dons de familles de la région (maisons comprises). Il est inauguré en juillet 1980, il n’est pas complètement achevé par manque de finance. En mai 2019, la ville et les gouvernements québécois et canadien s’unissent pour débloquer une subvention de 1,1 million de CAD permettant ainsi la restauration de 33 bâtiments supplémentaires.

Le village a des animations en fonction des saisons : village hanté à Halloween, village illuminé à Noël, animations autour du sirop d’érable dans le temps des sucres et des jeux d’extérieur d’antan l’été.

Plus d’infos : https://villagequebecois.com/

Personnellement, je l’ai pas encore fait, j’attend le temps des sucres 😝!

Une des vues du village depuis la promenade Rivia.

La promenade Rivia:

La promenade a été inaugurée en juillet 2019 le long de la rivière Saint-François, c’est un espace réservé aux piétons et cyclistes ouvert à l’année. Elle fait 2.5km depuis le pond du Curé-Marchand jusqu’au parc des voltigeurs. En 2020, des travaux seront fait pour la prolonger de 2km dans le parc des voltigeurs. C’est une très jolie balade que j’aime faire, je trouve que c’est vraiment bien aménager, on passe à coté du village d’antan et si on est chanceux, on peut voir des écureuils ou les oiseaux qui vivent sur la rivière ( j’ai vu des oies Bernaches et un aigle pigargue 🙂 ). Le seul point un peu négatif c’est la petite taille du parking du pond de la traverse. C’est le plus proche du centre ville, les jours de beau temps il est vite plein. Il y en a un autre proche de Saint Charles (la ou je travaille) proche du parc des voltigeurs qui est moins fréquenté.

La rivière Saint-Francois

Le Roy jucep et la poutine :

Il faut savoir que Drummondville serais le berceau de la Poutine! En effet, elle serait née dans les cuisines du Roy Jucep dans les années fin 50 debut 60. Jean-Paul Roy, propriétaire de ce restaurant, en 1964, serait le premier à avoir mis à la carte la poutine comme on la connaît aujourd’hui c’est-à-dire « patates frites, fromage et sauce ». Son nom Serait la contraction du mot Puding et du surnom du cuisinier Ti-Pout . Le brevet officiel du gouvernement fédéral canadien est affiché dans le restaurant.

Encore la je vous parle d’une place dans laquelle je ne suis pas encore allée! c’est sur ma liste de 2020 mais il y a tellement d’endroit a Drummondville ou on peut en manger des bonnes que je l’ai un peu mise de coté.

LE Roy Jucep.

Au mois d’Aout a lieu le festival de la Poutine. C’est un weekend très festif aves des concerts,en 2020 il y aura Simple Plan et Coeur de Pirate entre autre. Les billets ont déjà été tous vendu ( le pass 3 jours étant a 38$… Je comprend!), je m’y prendrais en avance pour l’an prochain!

Le boisé de la Marconie

Comme son nom l’indique, c’est un terrain boisé de 60 hectares parcouru par une dizaine de sentiers. En 2017, le zone a obtenue le statut de reserve naturelle. On peut y observer près de 70 espèces végétales ( dont une vulnerable), plusieurs espèces de mammifère et amphibiens ainsi que pas moins de 25 espèces d’oiseaux ( parmi elles la Sitelle du Canada qui est signe de bonne santé de la foret.). Le site est gratuit et accessible toute l’année. On peut se garer très facilement, c’est proche de chez moi (5min) et je l’ai vraiment aimé en mai. J’ai attendu avec impatience la neige pour pouvoir y aller en raquette.

L’attaque defensive de cette maman écureuil pour défendre son nid en mai 2019.

Il y a un autre coin sympa c’est la foret de Drummond, elle se situe l’autre coté de l’autoroute Transcanadienne. Elle a été acheté a Hydro-Quebec pour preserver ce lieu. On peut évidemment y marcher été comme hiver mais aussi pécher (permis obligatoire) et observer les cerfs de Virginie.

La rivière saint Francois en mai, balade dans la foret de Drummond

Lauzière, un depanneur pas comme les autres :

Un dépanneur, c’est un commerce de proximité genre épicerie de quartier ou tu trouve de tous pour te ….dépanner!

(Photo : Ghyslain Bergeron)

Ce qui fait la particularité de cette épicerie la, c’est leur selection de bières de microbrasserie qui est très impressionnant! On en trouve de tous les coins du Quebec mais aussi des USA et d’Europe (Belgique principalement). Pour voir un peu leurs collections : https://www.facebook.com/epicerie.lauziere

Le Frigo.

La Famille Lauzière a tenue l’épicerie pendant 70 ans. Elle a d’abord été une boucherie avant d’être un dépanneur. Pendant les 30 dernière années ce sont les enfants qui l’on exploité. En fin d’automne, on a appris a la radio et dans les journaux locaux que le dépanneur était vendue. Ce qui a soulevé une vague d’inquietude chez beaucoup de Drummondvillois fidèles de l’épicerie concernant le suivi et la selection des bières de microbrasserie, la rumeur disant que le rachat était fait par des asiatiques ( rien de péjoratif dans mes mots). Au final, seule la direction change, les employés (20) ayant tous garder leur poste aux dernières nouvelles, le frigo a encore de beaux jours devant lui!

Vue sur le centre ville depuis la promenade Rivia

Il y a tellement de chose à dire sur cette ville que je découvre depuis quelques mois…

Mais pourquoi je l’ai choisi?

Pour être complètement honnête c’est du pure hasard, Jonas y est arrivé pour le travail, j’ai profité de son point de chute tout simplement.

Ce qui fait que je l’apprécie vraiment, c’est qu’elle est a taille humaine et proche de tout. En moins de 10 min on est a la campagne, 90min a Québec et 70 min a Montreal. Le centre ville est très joli et surtout vivant comparativement a ce qui se passe dans les villes françaises de meme taille. Il y a des boutiques sympas avec du service (écoute et conseils) et des resto/bar/cafés très agréables. Il y a tout ce qu’il faut pour bien vivre ici (écoles, campus universitaire, centre de congrès, hôpital, centre culturel..). Je la trouve très dynamique, la commune a beaucoup de projet d’embellissement et surtout soutient l’arrivée de nouvelles entreprises et des nouveaux arrivants (migrants ou non).

En presque trois mois ici, j’ai pu me faire un cercle social que ce soit avec les amis de Jonas ou mes clients au salon. J’ai eu un accueil très chaleureux de leur part, leur curiosité sur les raisons pour lesquelles je suis arrivée ici et les differences avec la France alimentent la plupart du temps les conversations. Je pensais vraiment que j’aurais plus de difficulté a m’intégrer mais grace a leur gentillesse et bienveillance, je me sens déjà comme chez moi!

Merci a vous qui me lisez, j’espère que ca vous aura plu!

N’hésitez pas a me laisser des commentaires ou a vous inscrire a ma news-letter en bas de la page ( si se n’est pas déjà fait 😉 ).

A bientôt!

Sources :

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