Voilà un mois que j’ai débarqué au Québec, que le temps passe vite!
Et il s’en est passé des choses sur le plan professionnel!

Rappellez -vous, je suis arrivée le 26 octobre. Dans mon article précédent je vous ai expliqué ma première semaine ( l’arrivée, les démarches…). -> Ma première semaine
J’avais commencé le travail le 4eme jour après mon arrivée dans un salon de centre d’achat ouvert en 7/7. Je vous avais parlé de ma première journée qui avait été plutôt déstabilisante pour moi.
En effet, j’ai commencé un mercredi avec l’équipe de début de semaine qui m’avait un peu laisser à mon sort: pas de présentation, aucune explication sur l’organisation du salon ni sur l’accueil des clients. Quand je posais des questions j’avais vraiment l’impression de gêner… une image bien loin de ce que j’avais des québécois!
Heureusement l’équipe de fin de semaine était bien plus agréable et accueillante! Merci à elle parce que sinon je pense que je serais partie au bout de deux jours!!!

Parlons argent !
Le salaire minimum ici est de 12,5$ de l’heure. Lors de mon entrevue avec le patron le lendemain de mon arrivée, on me promet un 14$ de l’heure vue mon expérience. Ok, c’est pas la folie mais je me dis qu’avec les pourboires ça devrait le faire.
Effectivement sur ce salon j’ai eu en moyenne entre 35 et 55$ de pourboires par jours. Ce qui est vraiment confortable. Je me suis dit que mon travail devait vraiment plaire car en entendant les collègues parler, j’en avais un peu plus qu’elles en ayant moins de clients…
Ici les salaires sont versés à la semaine. Le premier que j’ai eu était plus bas que prévu. Problème de comptabilité m’a t’on dit… je suis supposée avoir la régulation en fin de mois…. mais vu comment ça s’est fini avec eux je ne me fait pas d’illusion!
Ayant eu une proposition beaucoup plus intéressante (je vous explique après 🙂), j’ai voulu présenter ma démission à mon manager. Il est bien d’aviser de son départ au moins 2 semaines avant le départ effectif ce qui voulait dire que je partirai le premier décembre. Le lendemain, le manager a informé le patron de mon intention de quitter l’entreprise. C’était un jeudi, jour des payes. Il est venu au salon, il m’a donner mon chèque, il m’a demandé confirmation de mon souhait de partir. Et devinez quoi? Il m’a dit de prendre mes affaires et de dégager sur les champs! Je n’ai même pas fini ma journée de travail, on m’a bel et bien foutu à la porte!
En discutant j’ai appris que c’était plutôt courant dans les métiers à clientèle pour éviter que je dise aux personnes que je coiffe ou j’irais travailler ensuite… J’ai trouvé ça plutôt violent… Attention de ne pas généraliser hein! Je rappelle que l’ambiance était bien particulière. Le point positif c’est que j’ai pu me familiariser avec les habitudes capillaires des clients québécois!
Vous savez la fin du chapitre « salon 747 ». Il n’y aura pas de suite c’est certain!

L’aventure Rustica!
J’ai fait la connaissance de Fred Marier la 2 eme semaine après mon arrivée. Il s’occupe des nouveaux arrivants sur Drummondville, je vous parlerai de son travail très prochainement.
Il m’a présenté à sa charmante compagne Audrey qui est coiffeuse et propriétaire d’un salon à Saint Charle de Drummond. C’est à environ 15 min de la maison.
Elle était à la recherche d’une coiffeuse pour s’occuper de la nouvelle clientèle. Son ancienne collègue n’étant plus au salon, elle a du mal à satisfaire la demande. Lors d’un dîner d’affaire, elle m’a expliqué pourquoi cela serait positif pour moi.
J’étais retissante au statut de travailleur autonome ( équivalent d’auto entrepreneur) car je n’ai pas de clientèle. Mais le fait que la clientèle soit très développée sur ce salon, que l’on soit en période de fin d’année je me suis dit que c’était l’occasion ou jamais! En plus, je n’ai plus de raison de rester salariée car la coiffure n’est plus dans la liste des professions qualifiées pour le parcours d’expérience québécoise (permet un accès plus facile à la résidence permanente). Je n’ai donc plus besoin de me lier à un employeur pour justifier de mes heures si je veux demander une résidence permanente, dans tous les cas c’est le parcours normal ou le parrainage.

Qu’est-ce que ça change pour moi:
Le statut de travailleur autonome n’est pas contraignant bien au contraire! Je n’ai pas eu de démarches à faire pour déclarer mon activité. Chaque année je vais déclarer mes revenus au moment où l’on déclare les impôts. C’est tout. Facile quand même!
Pour les horaires… je m’organise comme je veux. Retour aux week-end classique! Je suis au salon du mardi au samedi midi. De 9h à l’heure que je veux! Hormis le vendredi où je reste toujours jusqu’à 20h. Mes jours et heures de travail vont certainement évoluer avec le remplissage de mon planning. J’ai hâte de vraiment commencer à travailler!
Côté financier :
En tant que coiffeuse j’ai plusieurs poste de charges pour commencer mon activité :
– stock produits pour la technique, matériel (j’ai dû acheter pas mal de matériel électrique comme séchoir lisseur….)
– Faire ma pub. Les réseaux sociaux ça aide mais il faut donner pour recevoir et une bonne campagne de flyers avec des réductions permet de recruter de nouveaux clients assez vite. En accord avec Audrey, j’ai fait les miens via vistaprint.ca. Meme rapport qualité prix que en France. L’expédition a été très rapide. En 4 jours je les ai eu, ce qui me permet de commencer de suite ma campagne de pub.
Et bien évidemment je paye un loyer tous les mois pour une location de chaise. J’ai eu besoin aussi de prendre une assurance responsabilité civile, professionnelle et pour mon matériel.
Ça représente un investissement personnel de 1500 à 2000$ en fonction du matériel que l’on a déjà dans son inventaire.
Une fois que tous ceci est payé, le reste est à moi. C’est à moi de mettre de l’argent de côté pour mes impôts et pour ma retraite également. Je pourrais prendre une complémentaire invalidité, maladie pour m’assurer un revenu mais je n’ai pas les moyens pour l’instant. Je verrais par la suite.
Concernant les taxes, jusqu’à un plafond de 30 000$ je n’ai pas de taxes sur mon activité. Ce qui me permet des prix raisonnables.

J’ai choisi de travailler avec cette marque car mes collègues l’utilisent et c’est bien pratique si il me manque une référence de couleur pour une cliente! En plus, je peux leur poser des questions techniques.
Pour être honnête, je n’ai pas accroché avec les marques américaines pour l’instant. J’ai eu l’occasion de tester Joico… sans commentaire. Et Matrix, qui n’a pas du tout le même rendu que le matrix que l’on a en Europe ( pas la même composition pas les mêmes brevets). J’en ai encore beaucoup à découvrir. L’Oréal professionnel n’est pas du tout répandu ni chez les grossistes ni dans les salons à Drummondville. Certainement coiffeurs n’en ont même jamais entendu parlé.
L’équipe:
Nous sommes 3 coiffeuses et une esthéticienne. Le salon est ouvert depuis 3 ans.
Audrey la propriétaire et coiffeuse.
Sophie, coiffeuse.
Vicky, esthéticienne.
Sophie- Marie (moi ahah), coiffeuse.
J’ai proposé d’utiliser mon 2eme prénom pour que les clients puisse me différencier. Sophie et Audrey travaillent ensemble depuis 7 ans environ. Elles sont passionnées par leur métier et c’est un plaisir de travailler avec elles. A l’heure où j’écris cet article je n’ai pas encore fait connaissance de Vicky.
Je retrouve l’ambiance familiale et amicale que j’ai pu connaître avec mes collègues D’émotion ou incognito en France (bisous les filles!).
Voilà c’est tout pour cette semaine! Bientôt je vous parlerais du temps des fêtes! Comme d’habitude, si vous avez des questions, remarques et suggestions n’hésitez surtout pas!
À très vite!
































