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Déjà 3 semaines de confinement

C’est un scoop pour personne : c’est la galère pour tous le monde!

J’avais plusieurs articles à avancer mais j’ai plutôt décidé d’écrire celui là.

Aujourd’hui ça fait 20 jours que je suis à la maison, enfin je crois…

Le gouvernement québécois a incité la population à prendre des précautions pour limiter la contamination. Le but est de tenter d’absorber au mieux le gros de la vague afin de protéger le système hospitalier. Il a été demander de laisser un espace de 1m entre les gens, c’est passer à 2m maintenant. Ne pouvant pas respecter cette consignes, nous avons décidé de fermer le salon (initialement pour une durée de 15jours) afin de nous protéger et protéger nos clients et clientes. La semaine précédente, ils avaient déjà pris des mesures pour les personnes âgées ou avec un système immunitaire fragile. En vrai, on était vraiment pas tranquille car beaucoup de personnes rentraient ou allaient rentrer de l’extérieur du Canada ( c’était les vacances ici) et potentiellement, ils risquaient d’importer le virus et contaminer des gens sans le savoir. Ça c’était le 15/16 mars. Une semaine après, tous se qui n’était pas essentiel fermait officiellement.

Après une grosse semaine et demi de « panique du PQ *», de ruée dans les magasins pour acheter tout et n’importe quoi, la peur de manquer d’argent se fait sentir.

* PQ: papier Q… pas parti Québécois hein 😅

Rayon surgelé chez Walmart vide.

Cette situation inédite va mettre beaucoup de monde en difficulté voir en danger pour les plus démunis. Les gouvernements Canadien et Québécois ont mis en place des aides mais c’etait un peu le chantier tellement il y de situations particulières. Les trois premiers plans mis en place montrent tout de suite leur limite et sont remplacés par une seule aide fédérale (nationale) qui arrose beaucoup plus large: salariés qui ont perdu leur emploi, travailleur autonome en baisse ou en perte d’activité, travailleurs étrangers, étudiants… la condition pour être éligible est d’avoir gagné 5000$ sur les 12 derniers mois ou en 2019. C’est une aide de 2000$ par mois sur 4 mois maximum et c’est imposable. Les impôts sur le revenus sont directement pris sur le salaire en temps normal, cette aide est donnée au complet pour aider au maximum les gens mais l’an prochain on devra payer de l’impôt dessus vu qu’il n’aura pas été prélevé. Par soucis d’équité, les personnes des milieux essentiels (caissier/eres de l’alimentation, préposés aux bénéficiaires…) vont voir leur salaire majoré pour les remercier de leur professionnalisme. De ce que j’ai compris surtout pour le milieu médical, cette hausse est acquise. C’est une excellente nouvelle pour eux!

Cette aide est accessible depuis hier et je pense que ça va aider beaucoup de monde. Je suis vraiment contente et soulagée car je suis éligible. Demain, je pense passer pas mal de temps au téléphone car on est vraiment ultra nombreux à être dans la situation.

Sinon comment je le vis? Parce que la gestion politique canadienne ça vous intéresse peut être pas tant.

20 mars, Y’avait encore de la neige

Phase 1 : le stress

J’ai passer les 2 premières semaines dans une grosse angoisse. Chaque minie chose que mon corps faisait je l’interprétait comme un symptôme, je surveillais ma température deux fois par jours. Victoire je suis passer au travers jusqu’à la! Dès que je devais sortir, j’avais comme une boule au ventre alors que à ce moment là on avait aucun de cas dans ma ville. Par contre, les gens s’agglutinaient dans des queues hallucinantes devant les grandes surfaces. Je me voyais vraiment pas aller me coller la dedans au risque de m’exposer… En plus, comme dit plus haut, je ne rentrais dans aucune case des premières aides proposées… autant vous dire que j’ai détaillé mon budget au plus précis pour être sure que j’arrive à payer mes loyers et à manger. Ça m’a pas empêché de dormir mais pas loin. Par contre je n’ai à aucun moment envisagé de retourner en France. Le fait que le Québec a pris des mesures similaires à la France très tôt m’a fait me sentir plus en sécurité et je ne voulais pas prendre le risque d’aller dans les aéroports.

Phase 2: soulagement, questions et nouveau rythme

En fin de la 2eme semaine, annonce de l’aide d’urgence! Ouf! Je respire! Bon, maintenant je fais quoi? Ben rien.

Après une période de grosse activité ménage quand tu as fait le tour, ben tu as fait le tour! Je me suis ensuite tournée sur netflix, j’ai littéralement dégommer les séries et documentaires qui m’intéressaient. Une fois que j’avais suffisamment procrastiner, je me suis vraiment rendu compte que je m’ennuyais. Dans cette situation, j’ai vraiment eu l’impression d’être puni. Je ne sais pas ce que j’ai fait mais je suis puni.

C’est tellement frustrant d’être à la maison, de ne pas travailler et en même temps c’est pas les vacances. j’ai commencé à me sentir vraiment très frustré d’être ici au Québec, d’avoir du temps mais l’interdiction de bouger pour visiter. J’ai senti que si je ne me bougeais pas pour sortir de ses pensées négatives j’allais m’enfoncer dans une sorte de déprime. Et pour être complètement franche, j’ai pleuré de cette frustration. Je ne comprends pas comment le monde a pu arriver à cet extrême là. Je ne comprends pas d’où sort ce truc et je ne comprends pas comment d’un pays à l’autre la gestion n’est pas du tout la même. J’ai la chance d’avoir accès à plusieurs médias pour m’informer ( France, Italie, canada, usa) ce qui me permet d’avoir plusieurs points de vue sur la situation. Je me considère comme extrêmement chanceuse d’être en bonne santé, ce qui n’est pas le cas de beaucoup de gens. On vit dans des pays où les systèmes de santé sont plus ou moins efficace mais on a accès à la santé. Je me pose beaucoup de questions pour les populations qui vivent dans des conditions bien pire que les nôtre. On râle de cet enfermement, mais on est loin d’être les plus à plaindre. J’ose espérer que cette crise va changer notre vision du monde. Mais peut-être que je suis encore une fois trop optimiste.

Grosse activité chez les félins….

Phase 3 : Ma routine pour que ça aille bien.🌈

Je garde des horaires de lever et de coucher comme si je travaillais. À la grosse différence que je ne m’embête pas à me maquiller. Les premiers temps je suis beaucoup rester en pyjama. Je vous rassure, je fais des efforts !😅

Je passe malheureusement beaucoup de temps sur mon téléphone. Je visite les réseaux sociaux en long en large et en travers. C’est à la fois rassurant pour trouver des informations sur les démarches que j’ai à faire ici, mais en même temps on voit toujours les mêmes sujets qui reviennent tout le temps.Je me suis donné pour mission de laisser beaucoup plus mon téléphone de côté. Et pour ceux qui me connaissent, vous savez que c’est vraiment pas facile pour moi, je reconnais que je suis très dépendante de mon téléphone.

Thé, sandwich aux oeufs et fruits.

Le matin je mets un point d’honneur à me préparer un petit déjeuner équilibré. Ensuite, j’ai mon petit plaisir régressif que j’ai retrouvé depuis quelques jour : les sims! J’ai connu ce jour quand j’avais 16 ou 17 ans, les objets étaient déjà très américanisé à ce moment-là. Dans la dernière version que j’ai, ça prend un tout autre sens car j’ai aussi ces objets là dans ma vie quotidienne maintenant🤣. À 13h je suis le point presse du gouvernement québécois avec beaucoup de régularité. Il faut dire que le premier ministre du Québec et ses collaborateurs m’ont particulièrement touché par leur clarté, leur calme, leur humanité mais surtout par leur humour! Ils sont très appréciés par les québécois. Je suis vraiment heureuse de découvrir que y’a encore des hommes et des femmes en politique qui sont capable de rassembler les gens. J’ai partagé pas mal de leur interventions sympas sur ma page facebook :

Credit alx_photos. Montage du gouvernement québécois en charge des points presse.

Côté cuisine, j’essaye d’innover. Merci Internet ! J’essaye de cuisiner comme les gens le font ici et d’oublier mes habitudes françaises. Ce qui n’est pas toujours facile, j’ai encore du mal à faire mes conversions pour les dosages les ingrédients !Avec ma collègue Audrey, on s’échange nos idées repas et nos recettes. On va finir par faire un concours ! Je pense quand tout cela sera fini, on risque de se faire un gros repas sous forme de buffet pour goûter tout ce qu’on aura testé pendant ce confinement ! Ça promet d’être fun !

Mes expériences culinaires : pizza maison, cakes salés et sucrés, gratins de macaronis custumisés, Burger maison ( du pain à la viande ), lasagnes, cannellonis… si vous aussi vous avez tester des nouveaux plats ou fait des recettes que vous n’aviez plus le temps de faire n’hésitez pas à partager en commentaire!

Comme je disais plus haut, j’ai pas mal épuisé les ressources Netflix niveau série. J’ai recommencé à regarder les animés japonais de Miyazaki. Des grands classiques avec un univers qui lui est propre. Si vous connaissez pas, c’est le temps de découvrir! Mon préféré s’il fallait en choisir un, c’est mon voisin Totoro. Si vous avez des coups de cœurs à me suggérer n’hésitez pas!

En lecture, je suis une grande fan de Bernard werber. Je lis actuellement « sa majesté des chats » qui est la suite de « demain les chats ». J’ai beaucoup ces univers fantastiques très différents les uns des autres. Quand je l’aurais fini, je vais me remettre dans la trilogie des fourmis.

Niveau sport…. ahah ahah, je suis très mauvaise depuis plusieurs mois maintenant! J’ai lâché la salle en octobre avant mon départ et depuis je n’ai pas franchement fais de réel effort! J’ai bien repris des cours de jazz depuis janvier mais c’est tout. Je n’ai plus d’objectif depuis l’arrêt de la compétition de danse en couple, ça ne me motive pas à avoir une activité régulière. Je suis pas à l’aise d’aller prendre une marche dehors car beaucoup de gens le font (oui c’est autorisé ici, sans papier à s’auto-signer). Les distances sont respectés mais je me sens pas bien. Je choisi toujours des heures ou y’a personnes (tôt le matin ou sur l’heure du souper) et dans mon quartier car ma voiture a besoin de grosses réparations (que je ne ferais pas vu son âge et kilométrage) et que il faut limiter les déplacements au strict nécessaire (courses ou travail ou medecin). Heureusement encore une fois, merci internet et YouTube pour les tutos sport! J’ai fait ceux de mon ancienne salle, j’ai adoré les entendre et voir à nouveau! Voici le lien vers la chaîne YouTube d’adamantium Fitness a Aime :

https://www.youtube.com/channel/UCwtaNyXrsXshbIneb3RcdZQ

J’ai aussi refait un peu de yoga actif mais je n’arrive pas à me motiver pour avoir une régularité dans mes activités sportives.

Mon dernier dessin, un rayon-laveur.

Sinon j’ai fait aussi un peu de dessin, de la couture que j’avais en attente, de la photo depuis mon balcon, un peu de bricolage vite fait… Jonas lui travaille, son usine est considéré comme essentielle car ils travaillent avec l’aéronautique et l’armée. Lui s’est lancé dans le jardinage. Il fait pousser des tomates, salade et haricots entre autres. Enfin il essaye! Laycie et Lixy ont estimé que ces plans feraient office d’herbe à chat….🤣

Arbre à chat en carton recup , à peine fini déjà adopté!
Un beau merle d’Amérique à la recherche de nourriture

Et vous, vous faite quoi pour passez le temps?

Merci de m’avoir lu. Cet article a été un petit défouloire moral pour moi, ça fait du bien! N’oubliez pas, c’est pas parce que le printemps est là qu’il faut se relâcher. Restez chez vous, comme on dit ici : on est bon, on est fort pi on est capable! 🌈 ça va ben aller, portez vous bien!

Dr.Horacio Arruda, directeur de la santé publique du Québec.
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Devenir travailleur autonome en coiffure, les choses à savoir!

Pour ceux qui suivent régulièrement mes publications vous avez su que j’ai eu un belle opportunité de travail.

Pour ceux qui découvrent mes publications, rapide résumé : j’ai travaillé 3 semaines à salaire juste quelques jours après mon arrivée puis j’ai eu l’opportunité de travailler pour moi dans un salon en location de chaise avec le statut de travailleur autonome ( équivalent du statut d’auto-entrepreneur). Pas de papier à faire du moment où on est en son propre nom.

Je sais que mon article est très ciblé, j’espère qu’il vous intéressera quand même 😊.

Après 6 mois d’activité (interrompue par le confinement), voici les choses que l’on doit absolument avoir en tête quand on se lance. Je n’ai pas encore beaucoup de recul me direz-vous, je vous répondrais que heureusement que j’avais des économies de côté pour sauter sur cette occasion… si mon expérience peut aider, voici ce que j’aurais aimé savoir.

1) Le budget de départ.

Les photos sont toute de Pixabay

Pour lancer son business en travailleur autonome mais aussi pour travailler à salaire, il est évident qu’il faut du matériel. Les seules affaires que j’avais amener dans ma valise étaient mes ciseaux, les brosses et ma tondeuse ( avec un adaptateur ça fonctionne parfaitement). Comme dans beaucoup de salon en France, le matériel c’est personnel. J’ai donc acheté un sèche cheveux, un lisseur, un boucleur ainsi que du petit matériel (pinces, gants, aluminium…)

Investissement matériel : 500-800$

Ensuite il faut constituer un stock de produits techniques : oxydants, colorants, décolorants… selon les termes du contrat que l’on a avec le propriétaire du salon les produits du bac à shampooing sont inclus (ou non) dans la loyer à payer. Si, cela n’est pas inclus, c’est à ajouter au budget. Il fait aussi penser au produit de coiffages. Ça ne sert à rien d’avoir trop de stock non plus (c’est de l’argent qui dort). J’ai fait le choix d’avoir une gamme courte au départ :

  • Les naturels toutes les nuances , 2 tubes par référence.
  • les dorés, cuivrés et marrons, 2 nuances de chaque et 1 tube par nuance.
  • Les toners (pour nuancer les blonds), 2 nuances qui s’adaptent à chaque cas de neutralisation, 1 tube par nuance.
  • Les oxydants 10 et 20 vol en gallons, 30vol et révélateur 6vol en litre.
  • 2 pots de poudre décolorante performante.
  • Une laque, une cire et un spray démêlant.

J’ai la chance d’avoir des grossistes pas trop loin de la maison ou du salon ce qui m’a permis de ne pas acheter la totalité des références et d’ajuster mes achats en fonction de la demande que j’ai.

Investissement produits : 1500$ (en fonction des marques ça peut être plus ou moins)

Il faut aussi prendre une assurance professionnelle. Même si le salon dans lequel vous travaillez est assuré. Ça couvre votre matériel et stock en cas de vol ou incendie mais aussi si un client se blesse ou fait une allergie. Il faut compter 480$ par an environ.

Ce qui m’a fait un investissement total de 2500-3000$ pour démarrer. il faudra anticiper aussi le premier loyer.

2) le choix du salon

Le choix de la place est primordial!

Je le répète une fois de plus, j’ai eu de la chance avec l’occasion en or qui m’est tombée cuite dans la bec! Ça ne peut pas être le cas pour tous le monde.

J’y suis allée car le salon refusait un certain nombre de nouveaux clients par semaine, c’est un signe que le salon attire et roule! Étant nouvelle arrivante, je n’avais pas un réseau d’ami suffisant pour m’assurer une clientèle de base ( c’est le cas pour tous les coiffeurs qui débarquent hein). Pour se rendre compte de la fréquentation d’un salon, on peut regarder la page facebook (avis, nombres de personnes qui suivent, nombre de publications…). L’environnement du salon est à regarder aussi (stationnements, concurrents à proximité…). On peut aussi passer à plusieurs moments de la journée ou tout simplement entrer pour prendre des renseignements. 🙂

Les loyers de chaise moyens oscillent entre 500 et 700$ par mois mais ça peut monter à plus de 1000$ dans les grande ville! Comme dit plus haut, il se peut que le loyer n’inclut pas les shampoings et produits de soins au bac, il faut demander le détail inclus dans ce prix. Certain salon demande un loyer à la semaine, attention de faire le calcul au mois (voir à l’année) pour bien ce rendre compte et comparer les propositions qu’on vous fait.

Dans certains salon, le loyer comprend les produits techniques. L’avantage, on a pas besoin de constituer un stock. Les inconvénients, on ne peut pas choisir la marque et il y a souvent des commissions sur les produits utilisés. Ne travaillant pas avec ce système, je n’ai pas plus d’informations que ça sur le sujet.

3) se faire connaître

Une fois votre lieu de travail choisi, il va falloir donner de son temps, de sa patience et de son énergie pour ce faire connaître au plus vite.

  • Passer du temps au salon même si on a pas/peu de rdv. Ça permet de discuter avec les collègues pour les connaître, avec leur clients qui, si le courant passe, pourront vous référer auprès de leur amis. Attention toutefois ne pas donner l’impression de recruter ces clients pour votre clientèle, cela pourrait vous attirer des problèmes et plomber l’ambiance de l’équipe. Ça peut paraître bête mais je tiens à le souligner car certain contrat de location le stipule et cela peut entrainer des sanctions bien évidemment.
  • Faire faire des flyers avec des offres de bienvenues et les distribuer dans les quartiers autour du salon ( vistaprint c’est parfait pour ça, livraison rapide et un budget de 20 à 50$ selon les promos). Parking de supermarchés, boites au lettres, panneaux d’affichage… il faut cibler au plus proche de votre lieu de travail.
  • Être à l’affût des pages facebook d’annonce (market place, kijiji…), certaine personne cherche des recommandations de salon, j’ai eu des bons retours sur cette méthode aussi. j’y publie mes disponibilités, mes promos ect…
  • Être visible sur la page facebook du salon que vous intégrer en proposant de publier des photos de vos créations. Les gens aiment savoir à quoi ressemble notre coup de ciseaux.

Quand les clients vont commencer à venir, il faut les satisfaire sur le long terme. Gardez en tête que un client satisfait parle de vous à 5-10 personnes, un client mécontent en fera tout autant… je pense sincèrement que le relationnel est aussi important que le savoir-faire.

Petit plus, toujours avoir des cartes d’affaires du salon ou on travaille avec notre prénom, très utile en soirée quand on commence a se faire un nouveau réseau social.

4) Bien anticiper

Dès le départ il faut anticiper en créant une provision pour les impôts. Tellement de travailleurs autonomes se retrouvent coincés parce qu’ils n’ont pas prévu suffisamment pour payer leur impôts! On m’a conseillé de mettre 30% de mes entrées de côté pour ça. Je le fait tous les soirs, en fin de semaine je sais donc combien j’ai gagné en réalité pour payer mes charges personnelles. Et oui, l’argent que l’on rentre n’est pas complètement à nous en réalité!

Il faut savoir aussi que en dessous de 30 000$ de chiffre d’affaire par an (pas en année civil mais à contrôler en trimestre), on ne collecte pas les taxes. Au delà, il faut adapter ces prix pour charger ces taxes aux clients (environ 15% au Québec) et je crois que il faut s’inscrire pour les déclarer (ce point n’est pas encore très clair pour moi).

Dans tous les cas, ça prend un minimum de comptabilité simple pour savoir où on en est : entrée – impôts – dépenses liées à l’activité = gain réel.

Sont considérées comme dépenses professionnelles par les comptables : achats de produits, de matériel, papeterie, assurances, honoraires de comptable, publicité et formations professionnelles. Et non, les trajets pour ce rendre au travail n’en font pas partie, ni les repas livrés sur place.

Il faut être conscient que les premiers mois ne vont pas être suffisantes pour couvrir les dépenses personnelles telles que le loyer habitation, assurance maison, auto, essence, épicerie… D’où l’importance d’avoir un minimum d’économie de côté pour tout ça et de pas être trop dépensier quelques temps.

5) être raisonnable dans la fixation des prix.

Les prix sont bien évidemment laisser à la discrétion chaque coiffeurs. Il faut réussir à trouver l’équilibre juste entre nos besoins, notre expérience mais aussi la clientèle du salon.

Il ne faut pas hésiter à demander conseils au propriétaire du salon ou aux collègues avec qui on travaille pour avoir une idée du marché et ne pas être hors sujet.

Personnellement, je me suis alignée avec mes collègues car cela correspondait avec mes besoins et ma vision.

Il faut identifier les charges fixes (loyers, assurances) et les charges variables ( produits, publicité…) pour calculer le seuil de rentabilité, c’est la somme à partir de laquelle on commence à être rentable. Voici comment le calculer.

calcul 1 : La marge sur coût variable = Chiffre d’affaire previsionnel (CA) – charges variables

calcul 2 : Taux de marge sur coût variable = Marge (obtenue en calcul1) / CA

calcul 3 : Le seuil de rentabilité = coûts fixes / taux de marge sur coût variable (obtenu en calcul2)

Ce calcul peut être effectué sur une année mais j’ai préféré le faire au mois pour être avec des chiffres qui collent plus a la réalité immediate de mon activité.

Ce n’est peut être pas le calcul le plus simple ou le mieux adapté, je ne suis pas une spécialiste la dedans mes cours de gestion sont déjà bien loin ;). En tous cas, il permet de se rassurer et de voir ou l’on va avec un tel projet.

6) Le bilan :

Après 7 mois de présence chez Rustica le bilan est très positif! Malgré la fermeture de deux mois liée au covid-19, je suis vraiment contente d’avoir sauté le pas et d’être devenue travailleur autonome. En moyenne, cela prend un a deux ans pour avoir une belle clientele, il faut vraiment être present et mettre beaucoup d’énergie pour se faire connaitre. Il ne faut pas hésiter aussi a participer a des évènements bénévoles (journée de la Femme, récolte de fond…), malheureusement j’en avais un en avril et il a été annulé avec les raisons que vous connaissez. Ce que j’aime le plus dans cette experience ? La liberté! Certes, on a un engagement avec le salon mais c’est tellement plus léger que le liens que l’on a avec un employeur (attention, j’adore mes anciennes patronnes Française). Etre libre de choisir mes horaires, les produits avec lesquels je travaille, choisir les formations qui m’intéresse, je travaille plus qu’en France mais j’ai pas la sensation d’être étouffée car j’ai le choix et pour la confiance en soi, c’est un booster énorme. Je pensais sincèrement que je n’étais pas encore prête pour être ma propre patronne meme avec 10 ans d’experience en tant que salariée, finalement que la seule chose qui me manquais c’étais le coup de pied aux fesses de la vie! Rien n’arrive pour rien!

Si je devais choisir qutre mots pour la réussite dans ce projet : Flexibilité, Courage, Créativité et Passion.

J’espère que cet article sera utile pour tous le monde malgré qu’il soit très tourné sur mon métier. N’hésitez pas a le partager et a me laisser des commentaires si vous avez des questions, je pourrais peut être vous aider!

mes minettes·mon quotidien·Non classé·organisation

Première semaine québécoise

Jour 1, décalage horaire.

Journée de voyage pour mes minettes et moi! Ça y est enfin on décolle! Bon d’accord, y’a que moi qui était folle dingue de partir! Mes minettes n’étaient pas ravies du tout du tout de se retrouver coincée dans leur caisse de transport. Des miaulements pendant 2h jusqu’à l’aéroport, ça m’a fait un peu peur pour l’avion.

Convoi exceptionnel!

Arrivée à l’aéroport je les ai séparée. Lixy allant en soute et Laycie restant en cabine. Je suis allé au guichet des enregistrements, ils ont commencé part ma valise. J’ai rempli des papiers pour coller sur la caisse de Lixy, un agent l’a ensuite sécurisé avec des liens résistants.

Ensuite ça a été les « au revoir » Lixy est partie avec les bagages hors format. 😱 Je ne m’attendais pas à ce que ça se fasse sur les tapis roulant… ensuite au revoir papa et maman en vitesse car il y avait un peu moins de monde au contrôle de sécurité. C’était un samedi des vacances scolaires françaises, c’était bondé. J’arrivais au point que je redoutais le plus : passer avec Layci dans mes bras le portique de sécurité. Quatre agents, quatre version différente de ce que je devais faire…. finalement, j’ai du sortir Layci et la prendre contre moi (mais pas trop 🤪 pour que le scan fonctionne). J’ai mis quasiment une heure à passer, heureusement que j’avais de l’avance.

Layci en bas à mes pieds juste avant le décollage.

Au décollage elle a miauler, je pense que elle doit avoir le mal des transports, à l’arrivée idem. À la montée dans l’avion, on m’a remis un ticket confirmant que Lixy était bien chargée en soute pour animaux.

Le contrôle de l’immigration a été très rapide, je pense que mon passage de mai avait été marqué déjà d’un feu vert vu qu’ on m’a quasi rien demandé ( passeport, lettre d’invitation et assurance).

Après ça j’ai récupéré tout le monde, deuxième contrôle douanier pour déclarer l’entrée des minettes sur le territoire canadien ( le douanier a très gentiment offert les frais car c’était leur première arrivée) et go to Drummondville. Le dimanche à été une journée de repos et de rangement.

Coucher de soleil sur le Saint Laurent

Jour 2, les papiers

J’ai commencé la journée par numéro NAS. C’est l’équivalent du numéro de sécurité sociale français. J’ai été vraiment surprise de l’accueil que j’ai reçu dans une administration. Sourire, gentillesse et écoute étaient au rdv. Ça a pris moins de 15 min. Sans ce numéro on n’est pas autorisé à travailler.

On a continué pour se renseigner sur le permis de conduire. Il faut prendre un rdv par téléphone pour procéder à l’échange des permis de conduire français contre un québécois. Ce n’est pas vraiment obligatoire en pvt mais beaucoup d’assurances n’acceptent pas les permis étranger plus de 6mois. Les délais étant plutôt long pour obtenir une rdv, j’ai préféré attendre de commencer à travailler pour le prendre.

L’épicerie. Nous avons décidé de prendre la carte membre Costco, c’est un supermarché comme pour les professionnels en France. Il faut une carte de membre pour pouvoir faire ses achats. On n’y trouve des produits d’excellente qualité en format restauration. Ce qui comparativement à d’autres supermarchés est vraiment intéressant. En plus, ils ont une station essence pour les voitures à des prix vraiment plus bas que ce que l’on connaît en France. Pour exemple la semaine dernière le litre d’essence correspondait à environ 0,73 € par litre.

Premier caddie

Mise en contact des minettes. Jonas a aussi une minette qui s’appelle Pag. Je voulais que la mise en contact soit progressive mais les bébêtes en ont décidé autrement !

En effet, Lixy et Layci ont fait une évasion dans les règles de l’art pour aller découvrir l’appartement ce qui n’a pas vraiment plu à Pag. Des échanges de coup de pattes et quelques crachats plus tard, un ordre de hiérarchie commence à se dessiner. Globalement ça se passe plutôt bien.

Lixy et Pag

Concernant la nourriture pour les animaux, j’avais demandé à Jonas de m’acheter un sac de croquettes de la même marque qu’en France en pensant que ça me permettrait de ne pas avoir de problème alimentaire pour les minettes (Royal canin chat stérilisé) Je me suis rendu compte que la composition n’était pas du tout la même entre l’Europe et l’Amérique car elles ont tout simplement refusé de toucher à ces croquettes pendant quelques jours. J’ai regardé l’étiquette de composition via Internet et ce n’est absolument pas la même chose. La base de céréales n’est pas la même donc cela change le goût, elles l’ont senti tout de suite. Layci s’en ai accoutumée au bout de 24h (estomac sur pattes) mais Lixy a passer près de 3jours sans manger… Je suis allé en animalerie pas très loin de chez moi, la vendeuse m’a conseillé de mettre du thon en plus pour les rendre plus appétissante. J’ai également acheté une autre sorte de croquettes sans céréales fabriqué au Québec (oven-baked) pour essayer de varier l’alimentation. Ça a finalement fonctionné, elle mange toutes les deux. Lixy a beaucoup maigri en quelques jours et ça m’a vraiment inquiété sur le moment. Depuis tout est rentré dans l’ordre.

Jour 3,

J’ai finalement opté pour l’achat d’un numéro de téléphone prépayé. J’avais commencé par l’application Fongo, mais vraiment pas pratique alors j’ai laissé tomber. Je suis allé au kiosque Telus du centre commercial. Il y avait une offre de carte prépayée pour 100 $ j’ai 400 minutes d’appel et 400 SMS valable un an. C’est le moins cher que j’ai pu trouver jusqu’à maintenant. Les forfaits de téléphone au Canada en général sont beaucoup plus cher qu’en France. C’est un peu un retour en arrière pour moi, on avait ce genre de forfait quand j’étais au lycée!

Ouverture d’un compte bancaire. Je me suis renseigné toujours via Internet depuis quelques temps sur les différentes options qui s’ouvre à moi en tant que nouvel arrivant. J’ai décidé de partir avec la banque nationale du Canada car pour les nouveaux arrivants elle propose des solutions très avantageuse comme la gratuité pendant trois ans et de fortes réductions pour les deux années suivantes. Je me suis présenté à la banque sans rendez-vous, j’ai été vraiment très agréablement surprise de l’accueil que j’ai pu avoir. Encore une fois comme pour service Canada, le sourire la gentillesse et l’écoute était présente. Je ne suis pas certaine qu’un jour j’ai eu ça en France. Surtout pour une ouverture de compte sans rendez-vous. Cela m’a pris environ 30 minutes pour obtenir un compte chèque avec une carte bancaire utilisable tout de suite. Le système de banque est différent, Il y a deux cartes bancaires une de débit et une de crédit. J’ai eu ma carte de débit immédiatement et la carte de crédit arrive par la suite. On ne m’a pas demandé de dépôt de fonds pour l’ouverture. On m’a juste posé des questions sur mon adresse, mon passeport, éventuellement si j’avais un travail et mon numéro NAS. Au Canada, le milieu des banques est très concurrentiel. On peut changer d’établissement comme on veut. C’est le client qui décide. En tant que français, nous sommes vus comme des épargnants et les banques aiment ça.

Ce jour là l’après-midi j’ai décidé d’aller voir plusieurs salons pour poser des curriculum et éventuellement décrocher un essai et ainsi commencer à travailler au plus vite. Le premier salon dans lequel je suis allé était un petit salon de quartier. La responsable m’a expliqué qu’il ne faisait que de la location de fauteuil. Or, avec mon visa de travail il n’est pas recommandé que je sois en travailleur autonome. Elle m’a aussi conseillé d’aller voir le salon de la zone commerciale des promenades car il chercher des coiffeurs en statut salarié.

Je me rend donc là bas. Pascal le responsable me reçoit, je lui dit que je suis coiffeuse à la recherche de travail salarié. Il m’a demandé si je faisait les hommes et les femmes, j’ai dit oui. Il m’a demandé quand je pouvais commencer, j’ai dit demain. Boum! Emballé c’est pesé, j’avais rdv le lendemain. J’ai été très perturbée que l’on ne me demande ni Cv, ni que l’on me fasse faire un essais…

Salon 747

Jour 4, premier jour de boulot.

J’ai commencé la journée à 9h. On m’a donné un poste de travail où j’ai pu mettre mes affaires. C’est un salon qui fonctionne principalement sans rendez-vous. Ce jour était plutôt calme, heureusement pour moi car l’organisation est bien différente de ce que je connais en France.

Il a fallu que je me rachète du matériel comme un sèche-cheveux. Ma tondeuse fonctionne parfaitement avec un adaptateur par contre.

Nous étions 5 coiffeuses côté Dame et 2 barbiers côté Homme.

L’équipe ne m’a pas vraiment accueilli à bras ouverts. On ne m’expliquais pas grand chose alors que je suis arrivée bien en avance pour justement qu’on puisse m’expliquer le fonctionnement. J’ai pris ça comme un test et j’ai poser un milliard de questions 🤣

Devant ma curiosité, les filles m’ont donné toutes les infos dont j’avais besoin. On m’a aussi expliqué qu’il y a une hiérarchie pour coiffer les clients. En étant la dernière arrivée je dois attendre que mes collègues soient servie pour pouvoir coiffer quelqu’un.

Je travaille du mercredi au dimanche. J’ai deux nocturnes ou le salon ferme à 21h. Le mercredi et le jeudi j’ai 1h de pause, le vendredi 2fois 1h (pour le dîner vers 12h et pour le souper vers 16h). Le samedi et dimanche c’est 30min.

Ce qui est surprenant c’est les heures d’ouverture du centre d’achat et des boutiques en général. Les week-ends beaucoup ferment à 17h.

On m’a aussi prévenue et ça m’à fait sourire, que je travaillerai certainement le 26 décembre et le 2 janvier. Pourquoi ? Parce que ces jours sont des fériés mais pas des obligatoires. Quand j’ai dit à ma responsable que y’avait aucun problème, que en France on travaille sur ces jours là, elle était très surprise.

Je commence à découvrir des différences d’habitudes de vie et c’est très intéressant. A l’heure où je fini cet article ça fait déjà 2 semaines que je suis arrivée.

J’ai trouvé un joli 4*4 équipé pour l’hiver. Je l’ai trouvé sur kijiji ( le bon coin local), il est de 2003 et c’était un retraité qui le vendait. Il travaillait dans une scierie au nord du Québec, l’assurance que le véhicule a toujours très bien été entretenu car ce sont des routes fréquentées uniquement par les transports de bois et les gens qui vont aux mines. Je pense avoir à investir dans quelques réparations pour le remettre vraiment en forme. Mais il tourne très bien. 😊

Voilà c’est tout pour cette semaine! Merci de me suivre!

À très vite!

organisation

Ma valise pour le pvt.

Par ce que je ne voyagerais pas avec tout ça ! (Source : Pixabay)

Un déménagement à l’étranger ça ne s’improvise pas. Enfin, il y a certainement des personnes qui font leur valises une heure avant de partir, mais je n’en fait pas parti!

C’est pour ça que 2 mois avant de partir je prépare tout. J’ai des Check-list dans tous les sens à la maison pour être sure de ne rien zapper que ce soit sur les préparatifs ou les démarches à faire.

Voici par exemple une liste que j’ai trouver sur le site des pvtistes qui est très bien faite : Check-list de départ

Toutes les images sont de pixabay.

J’ai prévu deux bagages : un sac à dos pour la cabine ( aux dimensions sacs à mains car ma minette remplace mon bagage cabine) et une valise de soute de 23kg (plus ma minette en cage de soute).

En mai dernier, j’ai laissé déjà pas mal d’affaire pour m’éviter de payer une valise supplémentaire. Mes vêtements utiles d’automne sont déjà dans ma futur chambre.

Pour ceux qui veulent partir comme moi, je vais faire 2 points sur les choses essentielles à prendre et celle qui ne le sont pas. Cela peut vous aider car je n’ai pas vraiment trouvé moi-même d’articles répondant à mes questions sur ce point.

Les choses essentielles
  • Un adaptateur pour les prises électriques. On en trouve en magasin de bricolage moins chère que en grande surface et je parle même pas des boutiques d’aéroport. Cela dit, on en trouve sur place dans beaucoup de dépanneur.
  • Vos papiers nécessaires à l’entrée sur le territoire ( lettre d’introduction, passeport, preuve de fond, attestation d’assurance)
  • Pour les animaux : passeport, certificat de bonne santé, certificat de vaccin anti-rabique.
  • Le permis de conduire français + international a demandé un peu à l’avance, il y a au moins 6 semaines de délais pour la recevoir.
  • De l’argent en espèce fait changé d’avance, pour être libre en cas de délais d’obtention d’une cb canadienne.
  • Des cv et lettres de présentations déjà imprimées pour chercher du travail si c’est le cas.
  • Les copies certifiées des diplômes + les originaux. À faire en mairie, la plupart du temps c’est gratuit.
  • Une pharmacie de base ( paracetamol, désinfectant, pansement, médicaments pour le ventre…) et en cas de traitements, bien prendre les ordonnances avec. Mais pas besoin de faire un gros stock non plus, vous trouverez pas mal d’équivalent en libre service.
  • un nécessaire de toilette: dentifrice, savon, produits féminins ( le décalage horaire peut avoir son lot de surprise même sous pilule, d’ailleurs sur ce point je suis passer aux serviettes lavable : au top! En plus d’être écologique et économique, on fait travailler des petites entreprises 🙂 ma boutique préférée : la fabrique d’Angel).Je me fait aussi un petit kit de rafraîchissement pour mon sac cabine avec des lingettes bébé, une brosse à dents, une mini crème hydratante et des larmes artificielles pour les yeux (l’air conditionné peut assécher).
  • Des sous vêtements techniques décathlon pour ne pas partir sans rien si on débarque en période automne ou hiver. Ils sont efficaces et pas trop cher. J’en ai testé plusieurs en octobre et ça va pas mal.
  • Un téléphone portable débloqué tout opérateur. Cela permet d’avoir une ligne rapidement. Je suis avec free, le forfait passe parfaitement bien. D’après des discussions Facebook, il est valable 6 mois mais pas de coupure… a voir. Je n’ai pas encore décidé ce que j’allais faire de mon numéro français. J’envisage peut être de trouver un téléphone avec double carte SIM… mais pas convaincue.
  • Un disque dure externe avec tout mes documents importants scannés : passeport, permis, les pdf relatifs au permis de travail, à mon assurance, cv, mes diplômes et relèvés de notes.
  • Un set de couture et de papeterie de base. Dans la soute les ciseaux… ça parait évident pour certain mais pas pour tous.
  • Des tenues pour le travail. Des vêtements sobre et en adéquation avec la profession que l’on exerce.

Petit a parte, mon coup de cœur : La fabric Angèle

Pour tout pleins de petites choses réutilisables! Pochettes, lingettes, protections féminines et j’en passe! N’hésitez pas à la contacter elle est adorable. Elle a pleins de petites choses pratique et astucieuse.

Les choses inutiles.
  • Les appareils électriques tél que sèche-cheveux, lisseur, machine a café, bouilloire, fer à repasser… ne pourront pas fonctionner à cause du courant électrique qui n’est pas le même que en France (110 au lieu de 220v). Cela dit mon matériel de coiffure professionnel est tellement puissant que j’ai pu le faire fonctionner mais à très bas régime. C’est valable dans l’autre sens, inutile de ramener des appareils électriques en France, ça les grillera. Et pour les console de jeu de salon, renseignez vous parce que je crois que elles sont bloqués pour l’Europe.
  • Les draps! Ne vous embarrassez pas de vos draps car les standards en termes de literie ne sont pas les mêmes.
  • Mon ordinateur portable, il est déjà vieux en plus d’être lourd et gros, il risque de me lâcher donc inutile de le prendre, j’investirais sur place.
  • Les vêtements d’extérieur pour l’hiver comme les vestes et bottes. Il faut les acheter directement sur place. Ceux que l’on trouve en France ne sont pas assez chaud et pas assez isolant du sol concernant les bottes. La seule veste que je vais prendre c’est celle que j’ai testé l’an dernier en octobre par -18 et qui me servira pour mes débuts :

Parka décathlon

Très important, il faut peser votre valise régulièrement quand vous la faites. Parce que c’est juste rageant de devoir payer un supplément à l’aéroport et surtout il faut penser que vous aller la trimbaler votre valise.

Gardez aussi en tête que si vous avez oublié quelque chose vous pourrez l’acheter sur place. Hormis les papiers nécessaires à votre entrée sur le territoire rien n’est grave.

Je serai certainement amenée à mettre à jour cet article. Y’a tellement de choses à dire. Merci de votre lecture et j’espère que ça sera utile à quelqu’un!

début et lancement du projet·mes minettes

Layci et Lixy

La question ne s’est même pas posée, une logique évidente : elles seront du voyage!

Mes nouilles

Je me suis d’abord renseignée pour savoir quelles sont les démarches et exigences en terme d’importation. En effet, le Canada exige que les animaux soient vaccinés contre la rage pour un animal en provenance d’un pays à risque, la France en fait parti. Le puçage n’est pas demandé mais cela peut poser problème si il y a retour en Europe. Je les ai donc emmené en Février pour déjà régler cette partie. Avec le vaccin et la puce, elles ont maintenant un passeport européen qui me permet de les emmener partout avec moi.

Le deuxième point est l’avion. Toujours en farfouillant sur le net, j’ai vu que plusieurs options plus ou moins coûteuse s’offraient à moi :

– mettre les 2 minettes en soute sur un vol spécifique (fret), solution très vite écartée car le montant du devis était exorbitant (2000€ pour 2 chats 😱).

– mettre les 2 en soutes sur le même vol que moi.

– mettre 1 minette en soute et l’autre en cabine ( et ainsi surveiller Layci qui a tendance à faire des réactions au stress) et économiser un peu.

– mettre les 2 minettes en cabine. Solution la plus économique mais pas évidente car on ne peux que mettre un animal par billet en cabine. Cela sous-entendrait trouver une personne qui veuille bien en associer une à son billet.

Les conditions pour les minettes ont orienté mon choix pour la compagnie aérienne. Pour cette fois, aircanada n’était pas compétitive. J’ai choisi Airtransat. Ils ont une offre très intéressante avec le site Pvtistes, on passe par leur lien pour réserver son vol et on a un bagage offert. Une fois le vol réservé, on doit appeler la compagnie pour réserver en direct les billets des chats. La place en cabine m’a coûté 70€ et celle en soute 220€. Je recevais une confirmation 15jours avant mon départ.

La personne que j’ai eu au téléphone était vraiment très agréable, elle m’a donné pleins de conseils pour préparer mes minettes pour leur baptême de l’air. Elle m’a également donner les dimensions pour les caisses de transport. Celle qui va en soute doit être en plastique dure avec des fermetures sécurisées, elle doit correspond aux normes IATA.

La deuxième qui va en cabine doit être souple et ne pas dépasser certaines dimensions qui sont propres à chaque compagnie. C’est là où j’ai eu le plus de mal à trouver. J’ai fait plusieurs animaleries et les vendeurs ne trouvaient pas de Sac adapté à ces mesures. Je suis pas adepte d’amazon mais c’est malheureusement le seul site où j’ai réussi à trouver le sac correspondant aux normes air transat. Le plus de celle ci : des agrandissements sur les côtés pour plus d’espace.

Pour leur confort, j’ai trouvé des matelas de cage en « pilou pilou ». Je leur ai déjà mis à disposition pour que leur odeur soit bien imprégnée. J’ai trouvé ça chez maxizoo, c’est une taille S de la marque anione. Il rentre parfaitement dans la cage et il est facile d’entretiens.

Lixy fait son numéro de charme.

Pour le stress sur conseils de ma véto, j’ai commencé une cure de zylkène et de fleur de Bach spécialement formulé pour les animaux. Mes minettes sont de nature angoissées de base et je veux que ça se passe le mieux possible pour elles. Je leur mélange une gélule ouverte par jour dans leur croquettes et j’ajoute quelques gouttes de fleur de Bach dans leur bol d’eau. J’ai commencé seulement depuis quelques jours, je ne vois pas encore d’effet mais on verra ce que ça donne sur du long terme. J’ai pris les fleurs de Bach en pharmacie et les gélules sur une animalerie en ligne (Zooplus).

J’ai commencé maintenant car je dois faire un retour chez mes parents pendant 2 mois avant mon départ car je libère mon appartement ajoutant une dose supplémentaire de stress.

Je suis également obligée de mettre Laycie au régime. Je les nourris avec des croquettes Royal Canin spécial chat stérilisé mais ce ne suffit pas à la maintenir au poids. Elle a une fâcheuse tendance à tout manger depuis quelques mois. Sa prise de poids peut poser problème pour son confort dans l’avion. Je lui donne sa nourriture dans une gamelle ludique pour freiner un peu son rythme.

Source internet : jouet chat funboard de la marque Trixie

Autre investissement, une gamelle à détection de puce. En effet, la minette de Jonas est une gloutonne elle aussi, pour protéger la nourriture des nouilles j’ai tenté cet achat.

Mais c’est quoi ce truc que tu nous a encore ramené….

Le principe est simple, on calibre le distributeur sur la puce d’identité du/des chats à qui on veut donner accès à la gamelle. Ça paraît très gadget mais je pense que ça va aider à gérer la diéte de Laycie avant notre départ et protéger leur ration une fois arrivée.

-> Distributeur chat

En une semaine elles se sont très bien habituée même si Lixy sursautait à chaque fois que le couvercle s’ouvrait. Il y a un mode apprentissage très bien fait qui permet d’habituer le chat au mouvement du couvercle.

Voilà, leurs papiers sont prêts, je commence à déménager mes affaires chez mes parents pour libérer l’appartement, vendre ou donner ce que je ne souhaite pas stocker. Bientôt je vais commencer à remplir ma valise, j’adore ces moments!

Mon prochain article sera très certainement sur le zoo de saint Feliciens. J’espère que cela vous plait toujours de me lire!

À très vite!