Hello les amis, me voici de retour sur les routes du Québec pour continuer à découvrir cette fantastique province!
Cette fois je suis partie a la journée pour découvrir l’île d’Orléans, située a l’est de la ville de Québec. C’est un trajet de deux heures environ pour s’y rendre. Le temps n’était pas terrible mais on a eu moins de monde sur la route pour faire le tour c’était bien apprécier.

Géographie de l’ile et un peu d’histoire
L’île se situe a environ 5km en aval ( a l’est) sur le fleuve Saint Laurent du centre ville de Québec. Elle a une superficie de 193 km2, 67 km de côtes et un point culminant a 137m , il y avait 7082 habitants en 2016 repartis en 6 villages, le plus important est Saint-Pierre-sur-l ‘île-d’Orleans. Elle est accessible par un pont qui date de 1936, avant ca on se rendait sur l’île en bateau. L’été la population double avec la venue des touristes mais aussi des Travailleurs saisonniers. En effets, l’ile d’Orléans est encore aujourd’hui, un lieu avec de nombreuses cultures agricoles : pommes, fraises, légumes, vignes, petits fruits mais aussi produits de L’érable. Jacques Cartier en 1535 la surnomma « ile de Bacchus » en raison des vignes sauvages qui y poussaient.
L’île est l’une des première partie de la province a avoir été colonisée par les Français, une grande partie des Canadiens Français ont un ascendant ayant vécu sur l’île. Elle a portée plusieurs noms avant que Jacques Cartier (encore lui) la baptise ainsi en l’honneur du Duc d’Orléans, fils du roi de France François Ier. Avant l’arrivée des européens, les autochtones l’appelaient « Ouindigo » qui signifie « coin ensorcelé » en Algonquin. En 1759 l’île est évacuée car la menasse des anglais de profile. Lors de cette occupation Britannique, les troupes de James Wolfe la mette a sac, n’épargnant que quelques habitations. Les Anglais ne laisseront pas grand choses d’autre sur leur passage, cela dit, l’ile a encore beaucoup de maisons typiques comme vous verrez dans la suite de cet article, elles ont due être rebâtie par la suite.
Etape 1 : Québec.
Et oui, je ne pouvais pas passer a proximité sans faire un passage au vieux Québec!
Passage express sur le chemin pour aller sur l’ile, ca a été une petite pause sur le bord du fleuve avec un appel en visio avec ma famille. Je n’était pas encore passer par la depuis mon arrivée il y a bientôt 9 mois! J’aime tellement cette architecture unique avec le fleuve!


Etape 2 : Sainte Pétronille
On a traverser le fameux pont…on voit bien qu’il date de 1936! Il fait 2,7km et 66m de haut. On m’a dit qu’il est parfois fermé quand il devient trop dangereux… une fois sur l’ile, on commence par une grande cote, l’hiver ca doit être sympas sans 4*4! on a pris la direction de l’ouest pour aller a Sainte Pétronille. Passage obligé par la chocolaterie du village pour une creme molle vanille avec chocolat blanc et erable, miam!


En la dégustant, on a pris une rue qui donne sur le bord du fleuve, on a pu profiter des Chutes Montmorency et d’une jolie vue sur Québec.



On a pris la route en direction de Saint Laurent, la on a vu de jolies voir de magnifiques propriétés que je n’ai pas forcement eu en photo malheureusement.

étape 3 : Le parc maritime de Saint Laurent

Je pense qu’on a passer au moins 2h30 ici a profiter des lieux et explications des gens qui travaillent ici. Ce n’est pas très grand mais c’est intéressant quand on est curieux. L’entrée est de 5$ pour les adultes, ce qui est vraiment très correcte. on était vraiment peu nombreux en fin de matinée, j’ai pu poser pleins de questions à la personne présente ce jour la, un grand merci à elle pour ce partage passionné! Elle a beaucoup rit en me voyant prendre des notes.

Le Chantier maritime sera en fonction de 1908 à 1967. Sa principale activité était la construction, la réparations et hivernage de goélette.

Pendant la 2eme guerre mondiale, 7 bateaux en bois ont été commandé par l’armée Canadienne afin de déminer. Pourquoi? Parce qu’ils n’étaient pas détectables par les radars.
Les bateaux étaient mis sur les bers pour les sortir de l’eau puis sur des lisses pour les déplacer latéralement. Au début, les ouvriers à l’aide de cordes et de chaînes hissaient les navires hors de l’eau puis avec l’aide de chevaux et bien plus tard avec des machines à vapeur. L’huile de poisson étaient utilisés pour faciliter les glissements. Au printemps, ils utilisaient de la dynamite pour casser la glace pour remettre les bateaux à l’eau le plus rapidement possible. L’hiver, l’activité principale était l’entretien et la réparation des navires le nombre d’ouvriers nécessaires était moins important.




La sirène des repas des ouvriers rythmait la vie du village plus que les cloches de l’église. La population de Saint Laurent doublait à la fin de l’hiver. Il y avais aussi beaucoup de chalouperie sur l’île.

La Chalouperie a été crée en 1837, elle a été déplacée sur le site par barge car elle se trouvait à l’est de son emplacement actuel.

Le pavement constituant le sol a été numéroté pour le rappatriment et ainsi les replacer à l’identique.
Il y avait une quarantaine de chalouperie sur l’île, dont une vingtaine à St Laurent. Le village a pris sont essort 1850 grâce à ça.
Ici était fabriqué principalement 2 modèles : La Godbout et La Fillon. À l’époque il fallait compter 1000$ pour la Godbout, plus rustique et 8000$ pour une Fillon qui est plus travaillée. Chaque chalouperie a son propre modèle. Plusieurs modèles exposés à l’extérieur sont des copies de style de l’époque.




Chaque famille avait sa chaloupe pour la pêche ou le transport, elle est conservée jusqu’à 30 ans selon l’entretien.
Il y a 10 fenêtres sur la façade pour optimiser la lumière naturelle et suivre le soleil. Cela évitait d’éclaire à la chandelle et ça limitait donc le risque d’incendie.


Ça prend 300h d’ouvrage en moyenne pour fabriquer une chaloupe. Le chêne est principalement utilisé pour la structure. Le bois était mis en étuve pour le courbé sur un gabarit. Les rames sont en épinette, pour le bordé ( habillage extérieur) on utilisait plutôt le cèdre. Une fois la structure faite, de l’étoupe (fibre de corde) est installée entre les planches de bordé pour l’étanchéité. La chaloupe est mise a l’eau 24/48h pour faire gonflé les matériaux et ainsi vérifier l’efficacité de l’étoupe. La dernière chaloupe des Godbout a été faite en 1944.



Sur le site on a pu aussi voir une grosse cage pour la pêche/chasse à l’anguille. C’était poser sur la berge et les anguilles se retrouvaient piégées avec la marée descendante ( oui, le fleuve subit les marées océaniques mêmes ici).

Etape 4 : le reste de L’ile
Après ça on a repris la route pour continuer notre tour de l’île, on a vu des très jolies maisons typiques le long du fleuve, je vous laisse découvrir ça.





Etape 5 : retour a Drummondville

Bilan de cette journée : super agréable! J’y retournerai avec plaisir peut être cet automne pour voir les belles couleurs.
J’espère que cette visite virtuelle vous a permis de voyager un peu depuis votre canapé et cela vous a plu!
À très bientôt

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