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Dégustation fromagère

Aujourd’hui je vais vous parler d’une belle découverte en matière de spécialité culinaire locale : le fromage!

Vous en conviendrez, l’Amérique du Nord au sens large n’est pas réputée pour ses talents coté cuisine, ce qui en vérité, est un gros préjugé quand on s’intéresse au terroir locale, il y a des surprises de partout j’en suis sure!

Grace a mon amis Charles, j’ai découvert une belle fromagerie : La fromagerie du presbytère a Sainte Elisabeth de Warwick. 

Avant de vous en parler, un peu d’histoire!

Comme vous le savez, le Canada et surtout le Québec ont une histoire liée a la France avec les colonisations du XVIIème siècle. Les premiers colons Français avaient emmener avec eux beaucoup de choses avec eux notamment des vaches laitières et leurs recettes fromagères de diverses régions ! Les premières fabrications documentées datent de 1690 sur l’ile d’Orléans ( vous vous rappelez? je vous en ai déjà parlé dans cet article la : https://lesvadrouillesdemystigrette.travel.blog/2020/07/08/lile-dorleans/?fbclid=IwAR18Q6ZHV-Q2ajIzNFqb1bvrdotmU_bUqEDwZziKLCfKhp0gdWxJVkT5A18.). A l’époque les fromages fabriqués était au lait cru (la pasteurisation n’existait pas encore hein), a pâte molle et croute fleurie, ressemblant plutôt a un camembert. Le plus connu s’appelait le « raffiné de Saint Pierre », considéré comme le meilleur de la colonie, il est servi aux nobles et aristocrates. La recette a traversé les générations avec une transmission de mère en fille (oui oui!), en 1970 encore une quarantaine de familles le fabriquaient de façon traditionnelle. Suite a une règlement provincial interdisant le lait cru, le fromage avait quasiment disparu. 

Mais il n’y a pas que les Français dans l’histoire des fromages Québécois! il ne faut pas oublier que la colonie a aussi été sous influence Britannique. La tradition fromagère s’est enrichie de nouveaux procédés comme les pates dures de types cheddar par exemple. Ce type de fromage est très présent dans le canton de l’est.

Les grandes lignes de l’industrie fromagère au Québec (cinq grandes périodes): l’implantation progressive (1865-1890), l’expansion rapide (1890-1920), la concentration des entreprises (1920-1950), la restructuration et la diversification (1950-1970) et finalement, le nouvel essor (1970-1995). 

Les deux types de fromages dominant sont restés très longtemps le cheddar et le oka. Apres les deux guerres mondiales, les vagues successives d’immigrants de toutes l’Europe viennent encore apporter de nouvelles recettes : Edam, mozzarella, parmesan, feta mais aussi fromage persillé! 

Depuis les années 2000, le Québec tente de faire reconnaitre et inscrire ses productions fromagères sous des labels visant a protéger les savoir-faire et l’authenticité des produits d’ici a l’instar des AOP que l’on connait bien en Europe. 

Je vous invite a lire cet article très complet si vous voulez en savoir plus : http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-640/Fromages_du_Qu%C3%A9bec.html#.X2tQrz-g-Ukhttp://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-640/Fromages_du_Qu%C3%A9bec.html#.X2tQrz-g-Uk

Passons a ma dégustations ! 

La Fromagerie du presbytère a sa boutique dans l’ancien magasin général du village. Elle tiens son nom du presbytère voisin ou se trouve les installations de fabrication et d’affinage. Le bâtiment en question a été construit en 1936 a coté de l’église forcement et en face de la ferme Louis d’or. En 2006, le lieu a été complètement rénové pour lui donné un environnement accueillant ou tous les vendredis ont lieu des piquenique avec musique et dégustations de fromage.

Le magasin général de Sainte Elisabeth de Warwick
Une des vitrines fromagère.
on trouve aussi des bons produits des villages voisins ici du miel, vraiment excellent.

Voici la sélections des fromages que j’ai gouté… autant vous dires quasiment tous! Je vous avoue que je l’ai fait en deux fois, d’où le délais pour la rédaction de cet article! 

1ere dégustation suggérée par mon amis Charles plutôt au lait de vache.
2eme dégustation avec des fromages plus chèvres et brebis. 

Le « Laliberté »

C’est un fromage pasteurisé a pate molle, il est fait a base de lait entiers. dans le style du double crème que l’on trouve en France sauf que c’est un Triple crème. Il a 50% d’humidité et 36% de matière grasse. son temps d’affinage est de 3 a 4 semaines. Il a un gout de champignons a la crème

Le « Champayeur »

Le champayeur est encore un fromage a pate molle au lait pasteurisé. Il est fabriqué selon le même procédé que certains fromages de chèvre. Il a 53% d’humidité et 24% de matière grasse. Il est affiné sur 15 jours. Perso, il me fait beaucoup pensé au St Marcelin.

Le Bleu d’Elizabeth

Ce fromage a une pate demi ferme persillé. Le lait est non pasteurisé mais thermisé. Il contient 28% de matière grasse et 42% d’humidité. Son affinage est de 60 jours. comme vous vous en doutez, son gout est similaire au bleu et persillé que on a en France.

Le Louis d’or

Celui la m’a vraiment plu! C’est une pate ferme a base de lait de vache cru. Sa meule fait entre 6 et 40 kg, 9 mois d’affinage minimum . La recette est inspiré du savoir faire …jurassien! Et je peux vous l’assuré, il fait vraiment pensé au Conté autant en texture que en gout. L’affinage 3 ans est mon préféré, on sent des petits cristaux de sel sur la langue miam! 

le brie paysan

Comme le dit son nom, c’est un brie. Il est donc a pate molle, au lait entier pasteurisé. Il est affiné 30 jours. rien de plus a ajouter dessus, c’est un brie.

Le Taliah

Fromage type cheddar au lait thermisé de brebis. Il a une pate ferme et jaune claire. Il est affiné entre 10 et 16 mois, la meule fait entre 5 et 10 kg. Il a 31% de matière grasse et 31% d’humidité. il a un petit gout de noisette très sympas.

Le « treizième apôtre » est une fromage de chevre non pasteurisé , « la madelaine » fait de lait pasteurisé de brebis  et le  » Zacharie Cloutier » fait de lait de brebis, affiné 12 mois. Sa pâte ferme, pressée et demi-cuite.

Conclusion:

Même si l’histoire fromagère du Québec est très jeune en comparaison avec la notre, il y a un réel potentiel gustatif et de savoir-faire hérités du vieux continent, les Québécois n’ont vraiment pas a rougir! Je tiens vraiment a remercier mon amis Charles pour cette belle découverte, un personne fantastique et qui aime les bonnes choses! 

J’espère que je vous aurais fait un peu salivé avec ces bons produits locaux et que je vous aurais un peu fait voyager aussi. 

Prenez soin de vous mes amis, a très bientôt!

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Reprise des explorations!

Enfin! J’ai pu profiter d’un week-end pour vadrouiller dans la belle province!

Après un mois de juillet à donner un coup de main dans les travaux du nouveau salon, j’ai profité de la rivière saint François la semaine passée. Mais ce n’est pas de ça dont je veux vous parler dans cet article!

Retour à l’état sauvage🤣

Samedi après le travail, j’ai pris la route avec des amis en direction de St Jerome au nord de Montréal. J’ai eu mon baptême des autoroutes Montréalaises avec son asphalte défoncé, ces sorties un peu compliquées et un trafic assez sportif! Heureusement pour moi, j’avais 2 copilotes qui m’ont vraiment aidé et l’heure a laquelle on est passé était plutôt tranquille de ce qu’ils me disaient 😅… j’ai pas hâte de découvrir les heures de pointe!

En arrivant à St Jerome, on est reçu par la cousine d’un amis dans sa très jolie maison à l’extérieur de Saint Jerome. Elle a un beau terrain boisé en arrière, on a pu profiter de l’ombre tout l’aprem midi en jouant à des jeux :

Le washer (je suis pas sure de l’orthographe) : c’est une jeu de lancer en équipe qui consiste à essayer de mettre 3 disques métalliques dans une boîte carré quu a un bol au centre. Si la rondelle touche l’extérieur de la boîte c’est 1 point, 2 points si on le met dans la boîte et 3 points si c’est dans le bol au centre de la boîte. On doit arriver à 21. Les points marqués par les adversaires se soustraient de nos propres point, exemple : je met une rondelle dans le carré et une autre contre la boîte, j’ai 3 points. Mon adversaire lance dans le bol et un dans la boîte il a 5points mais on soustrait les miens donc il marque 2 points au final.

Petit exemple avec mon amis Charles

On a aussi joué aux dards (fléchettes) et écouter de la musique. Les plus à l’aise se sont lancés dans un karaoké, je vous avoue que j’ai passé mon tour!

Mais le thème de cette journée était l’épluchette de blé d’Inde!

Au mois d’août c’est la saison de la récolte du maïs. Et c’est souvent l’occasion d’en manger au barbecue ou d’une autre façon avec les amis. Cette année, il est particulièrement bon et peu cher.

Avant le souper, il faut donc éplucher les épis. La aussi, ça peut être le prétexte d’un jeu!

En effet, ce soir la dans le sac d’épis, deux d’entre eux ont été colorés avec des colorants alimentaires pour désigner le roi et la reine de l’épluchette. Il faut aller très vite sinon c’est pas drôle!

Et voici nos roi et reine de l’épluchette :

Mes Amis Anne-Marie et Max!

Une fois les épis cuits, on les roules dans du beurre, on ajoute du sel et on les dévorent! Avec ça on a mangé des hot-dogs et de la salade de choux.

Quand la nuit a commencée à se rafraîchir, l’incontournable feu a été allumé dans le foyer du jardin.

Je les ai abandonné vers une heure du matin car j’avais décidé qu’en étant proche du Parc national du Mont Tremblant, je ne pouvais pas manquer cette occasion d’aller y marcher!

Je suis partie vers 5h30, l’autoroute était déserte! J’ai pris mon petit dej’ au service au volant du Tim Horton que j’ai croisé en partant de St Jerome. J’ai conduit à peut-être une heure avec des paysages vraiment fantastiques!!

J’adore partir tôt en randonnée. C’est tellement paisible! Ça remet les choses à leur place : on est petit sur cette terre!

Petite pose photo au bord du Lac supérieur

Avant d’arriver au parc national, je me suis arrêtée sur le bord de la route. Le lever de soleil sur le lac était magnifique avec la petite brume sur l’eau… 😍

Lac supérieur

En arrivant au parc, je n’avais pas encore d’idée très précise de l’itinéraire que je voulais faire. Je n’ai pas trouvé autant d’info que j’aurais voulu sur internet donc j’ai décidé de voir sur le moment où mes pieds allaient me porter 😅!

Le parc fête ces 125 ans cette année!

C’est le premier créé au Québec, 3eme au Canada et 5eme en Amérique du Nord. Il a une superficie de 1510km2, environ 400 lacs et ruisseaux, plus de 40 espèces de mammifères dont le loup qui est son emblème.

Malheureusement pour moi, à cette époque de l’année et avec la fermeture des frontières le parc est très fréquenté, je n’ai pas vu beaucoup d’animaux hormis des geais bleus, des écureuils et des grenouilles.

En violet, mon itinéraire.

Au final, j’ai fait 15 km de marche avec environ 560m de dénivelé.

Arrêt photo au Lac Chat
Marais près du Lac Poisson
Lac Poisson
Détours par le point de vue de la
cascade sur le lac poisson
Grenouille Rieuse
Le célèbre écureuil roux d’Amérique

Jusque là, j’étais vraiment seule, le nombre de toiles d’araignée que j’ai pris était gage que j’étais la première du jour! En redescendant sur la boucle La roche, La coulée et La corniche, ça a été une autre histoire. Beaucoup de familles avec de jeunes enfants… adieu silence et calme!

J’ai un peu accéléré ma cadence pour devancer ce petit monde et avoir la possibilité de profiter des belvédères avant qu’il y ai beaucoup trop de monde à mon goût. Je me suis vite rendu compte que le confinement m’a bien coupé les pattes et que mon corps allais se venger les jours suivants avec de bonnes grosses courbatures 😈…

Mais ça vallait le coup de payer ce prix pour un peu de tranquillité!

Possible « Inukshuk», cairn rappelant une forme humaine, symbole autochtone.
Le Lac Monroe
Lac Monroe

De retour à ma voiture vers 13h, j’ai décidé de faire un crochet par la station de ski du Mont Tremblant.

Si vous connaissez ma région d’origine, il y a une station qui s’appelle Arc 1950 le village, elle a été construite sur le modèle de Tremblant avec les architectes ou promoteurs de cette dernière.

J’étais vraiment curieuse de voir à quoi ça pouvait ressembler… est ce que j’allais avoir un coup de nostalgie? Et bien pas du tout!

Covid oblige ….

Bon déjà impossible de trouver une place pour se parker…. Les stationnements étaient pleins a craqué ! Heureusement pour moi, à 12$ de l’heure, j’étais pas prête à payer ça! Après 30 minutes de recherche j’ai enfin trouver à l’extérieur et gratuit! J’ai encore marcher 4km aller-retour pour une visite de 20 min à peine.

En résumé : c’est Surfait!

Trop cher, trop de monde, zéro authenticité (mais ça je m’y attendais).

C’est un concentré de tout ce que je déteste des stations de ski où le bling bling et le paraître sont de mise. Le port du masque n’était pas obligatoire en extérieur mais au vu de la fourmilière grouillante j’ai préféré le mettre… voici quelques photos que j’ai prise rapidement avec mon téléphone. Je pense que j’ai vraiment perdu l’habitude de voir du monde et j’étais vraiment mal à l’aise.

Lac miroir dans la partie basse de la station
Rue principale
Front de neige
Front de neige côté boutiques

En comparaison avec Arc 1950, la station savoyarde est plus petite mais à mon sens mieux pensée. À Tremblant les parkings sont quasiment tous à ciel ouvert, avec les chutes de neiges qu’il y a ici, ça doit leur coûter très cher en déneigement. L’accès aux hébergements paraît moins facile aussi.

Donc si vous passez par la, faites un petit tour mais n’y allez pas exprès.

Un petit clin d’œil à nos stations quand même :

J’ai ensuite repris la route pour revenir à Drummondville en passant par le nord du Fleuve St Laurent pour éviter le trafic du dimanche soir à Montréal. La route que j’ai pris traverse les Laurentides, La Lanaudière et la Mauricie pour arriver à Trois Riviére et traverser le fleuve. Les paysages étaient vraiment magnifiques avec énormément de lac, de beaux chalets… Je ne me suis pas arrêtée pour faire des photos, j’ai roulé 3h30 sans voir le temps passer tellement les paysages étaient variés!

J’espère que cet article vous a plus et il vous a permis de voyager un peu! Suite au prochain épisode !

À très vite!

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L’île D’Orléans

Hello les amis, me voici de retour sur les routes du Québec pour continuer à découvrir cette fantastique province!

Cette fois je suis partie a la journée pour découvrir l’île d’Orléans, située a l’est de la ville de Québec. C’est un trajet de deux heures environ pour s’y rendre. Le temps n’était pas terrible mais on a eu moins de monde sur la route pour faire le tour c’était bien apprécier.

hyper sérieuse et calme pour une fois!

Géographie de l’ile et un peu d’histoire

L’île se situe a environ 5km en aval ( a l’est) sur le fleuve Saint Laurent du centre ville de Québec. Elle a une superficie de 193 km2, 67 km de côtes et un point culminant a 137m , il y avait 7082 habitants en 2016 repartis en 6 villages, le plus important est Saint-Pierre-sur-l ‘île-d’Orleans. Elle est accessible par un pont qui date de 1936, avant ca on se rendait sur l’île en bateau. L’été la population double avec la venue des touristes mais aussi des Travailleurs saisonniers. En effets, l’ile d’Orléans est encore aujourd’hui, un lieu avec de nombreuses cultures agricoles : pommes, fraises, légumes, vignes, petits fruits mais aussi produits de L’érable. Jacques Cartier en 1535 la surnomma « ile de Bacchus » en raison des vignes sauvages qui y poussaient.

L’île est l’une des première partie de la province a avoir été colonisée par les Français, une grande partie des Canadiens Français ont un ascendant ayant vécu sur l’île. Elle a portée plusieurs noms avant que Jacques Cartier (encore lui) la baptise ainsi en l’honneur du Duc d’Orléans, fils du roi de France François Ier. Avant l’arrivée des européens, les autochtones l’appelaient « Ouindigo » qui signifie « coin ensorcelé » en Algonquin. En 1759 l’île est évacuée car la menasse des anglais de profile. Lors de cette occupation Britannique, les troupes de James Wolfe la mette a sac, n’épargnant que quelques habitations. Les Anglais ne laisseront pas grand choses d’autre sur leur passage, cela dit, l’ile a encore beaucoup de maisons typiques comme vous verrez dans la suite de cet article, elles ont due être rebâtie par la suite.

Etape 1 : Québec.

Et oui, je ne pouvais pas passer a proximité sans faire un passage au vieux Québec!

Passage express sur le chemin pour aller sur l’ile, ca a été une petite pause sur le bord du fleuve avec un appel en visio avec ma famille. Je n’était pas encore passer par la depuis mon arrivée il y a bientôt 9 mois! J’aime tellement cette architecture unique avec le fleuve!

Etape 2 : Sainte Pétronille

On a traverser le fameux pont…on voit bien qu’il date de 1936! Il fait 2,7km et 66m de haut. On m’a dit qu’il est parfois fermé quand il devient trop dangereux… une fois sur l’ile, on commence par une grande cote, l’hiver ca doit être sympas sans 4*4! on a pris la direction de l’ouest pour aller a Sainte Pétronille. Passage obligé par la chocolaterie du village pour une creme molle vanille avec chocolat blanc et erable, miam!

La terrasse de la chocolaterie

En la dégustant, on a pris une rue qui donne sur le bord du fleuve, on a pu profiter des Chutes Montmorency et d’une jolie vue sur Québec.

Les chutes avec le pont.
Le vieux Quebec

On a pris la route en direction de Saint Laurent, la on a vu de jolies voir de magnifiques propriétés que je n’ai pas forcement eu en photo malheureusement.

étape 3 : Le parc maritime de Saint Laurent

Je pense qu’on a passer au moins 2h30 ici a profiter des lieux et explications des gens qui travaillent ici. Ce n’est pas très grand mais c’est intéressant quand on est curieux. L’entrée est de 5$ pour les adultes, ce qui est vraiment très correcte. on était vraiment peu nombreux en fin de matinée, j’ai pu poser pleins de questions à la personne présente ce jour la, un grand merci à elle pour ce partage passionné! Elle a beaucoup rit en me voyant prendre des notes.

capture google earth du site, on voit encore les anciens pontons.

Le Chantier maritime sera en fonction de 1908 à 1967. Sa principale activité était la construction, la réparations et hivernage de goélette.

Maquette du petit port du village

Pendant la 2eme guerre mondiale, 7 bateaux en bois ont été commandé par l’armée Canadienne afin de déminer. Pourquoi? Parce qu’ils n’étaient pas détectables par les radars.


Les bateaux étaient mis sur les bers pour les sortir de l’eau puis sur des lisses pour les déplacer latéralement. Au début, les ouvriers à l’aide de cordes et de chaînes hissaient les navires hors de l’eau puis avec l’aide de chevaux et bien plus tard avec des machines à vapeur. L’huile de poisson étaient utilisés pour faciliter les glissements. Au printemps, ils utilisaient de la dynamite pour casser la glace pour remettre les bateaux à l’eau le plus rapidement possible. L’hiver, l’activité principale était l’entretien et la réparation des navires le nombre d’ouvriers nécessaires était moins important.

Bateau sur les lisses
Un des derniers bers
Roulement du ber
Site du musée maritime

La sirène des repas des ouvriers rythmait la vie du village plus que les cloches de l’église. La population de Saint Laurent doublait à la fin de l’hiver. Il y avais aussi beaucoup de chalouperie sur l’île.

Chalouperie Godbout


La Chalouperie a été crée en 1837, elle a été déplacée sur le site par barge car elle se trouvait à l’est de son emplacement actuel.

Le pavement constituant le sol a été numéroté pour le rappatriment et ainsi les replacer à l’identique.

Il y avait une quarantaine de chalouperie sur l’île, dont une vingtaine à St Laurent. Le village a pris sont essort 1850 grâce à ça.

Ici était fabriqué principalement 2 modèles : La Godbout et La Fillon. À l’époque il fallait compter 1000$ pour la Godbout, plus rustique et 8000$ pour une Fillon qui est plus travaillée. Chaque chalouperie a son propre modèle. Plusieurs modèles exposés à l’extérieur sont des copies de style de l’époque.

La chaloupe Godbout
La chaloupe Fillion
Le bordé plus travaillé d’une chaloupe du dimanche
Cordage de la Fillon et à droite celle d’agrément .

Chaque famille avait sa chaloupe pour la pêche ou le transport, elle est conservée jusqu’à 30 ans selon l’entretien.

Il y a 10 fenêtres sur la façade pour optimiser la lumière naturelle et suivre le soleil. Cela évitait d’éclaire à la chandelle et ça limitait donc le risque d’incendie.

Foyer avec son étuve.
Coin sud est de l’atelier avec le tour.

Ça prend 300h d’ouvrage en moyenne pour fabriquer une chaloupe. Le chêne est principalement utilisé pour la structure. Le bois était mis en étuve pour le courbé sur un gabarit. Les rames sont en épinette, pour le bordé ( habillage extérieur) on utilisait plutôt le cèdre. Une fois la structure faite, de l’étoupe (fibre de corde) est installée entre les planches de bordé pour l’étanchéité. La chaloupe est mise a l’eau 24/48h pour faire gonflé les matériaux et ainsi vérifier l’efficacité de l’étoupe. La dernière chaloupe des Godbout a été faite en 1944.

Outils de mesure
Outils pour travailler le bois.
Arrière de la chalouperie avec la rampe, jamais loin du fleuve.

Sur le site on a pu aussi voir une grosse cage pour la pêche/chasse à l’anguille. C’était poser sur la berge et les anguilles se retrouvaient piégées avec la marée descendante ( oui, le fleuve subit les marées océaniques mêmes ici).

Un homme rentre debout là dedans.

Etape 4 : le reste de L’ile

Après ça on a repris la route pour continuer notre tour de l’île, on a vu des très jolies maisons typiques le long du fleuve, je vous laisse découvrir ça.

Un vieux camion de pompiers

Etape 5 : retour a Drummondville

Quebec au loin

Bilan de cette journée : super agréable! J’y retournerai avec plaisir peut être cet automne pour voir les belles couleurs.

J’espère que cette visite virtuelle vous a permis de voyager un peu depuis votre canapé et cela vous a plu!

À très bientôt

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Le Québec à l’heure de Noël

A peine l’halloween passé que adieu chauve-souris et squelettes, bonjour les guirlandes et les lutins!

Le 1er novembre à ma grande surprise j’ai découvert dans le centre d’achat que beaucoup de magasins avaient passé leur vitrine en mode « fêtes de fin d’année ».

Ça m’a paru très anticipé comme changement de décor mais je me suis finalement laissée embarquer dans cette ambiance festive.

Place principale des Promenades (centre d’achat)

Les cartes de vœux :

En papotant avec une de mes collègues je me suis rendue compte que la tradition des cartes de vœux pour Noël est encore bien présente.

Beaucoup sont loin de leur à famille ou travaillent pour les fêtes, la petite carte dans la boîte aux lettres est une petite attention qui est pleinement appréciée dans l’entourage de ma collègue.

Je suis allée faire ma fouineuse au rayon carterie. Il y en a pour tous les goûts! Ça permet vraiment de personnaliser l’envoi!

La déco des maisons:

Depuis que Halloween est passé, je vois de partout dans mon quartier mais aussi dans ma ville, des jardins et des façades qui se transforment de jours en jour!

Les rubans scintillants sur les balconsdes couronnes sur les portes, des guirlandes lumineuses et des sapins collés aux fenêtres des salons comme pour les exposer!

Je me suis tellement laissé embarquer dans cette bonne ambiance que mon sapin est installé et décoré depuis le 15/20 novembre je pense 😅! A ce qui parait, s’y prendre tôt rendrait heureux!

J’ai pu constaté qu’il y a comme 2 catégories de personnes concernant noël : les grands enfants et les « grinch » (comme le bonhomme vert qui déteste noël, grincheux en français). Les grands enfants ( dont je fait partie 😝) sont hyper enthousiastes à l’idée des préparatifs des fêtes. Ils passent un budget assez impressionnant ( pas moi par contre) chaque année pour ajouter ou carrément changer la déco de leur maison et jardin. Oui, les gens ne se contente pas de décorer leur intérieur, les extérieurs sont aussi très impressionnant.

L’équipe « grinch » n’aime pas ces préparatifs et ils ne se cachent pas pour le dire!

Les parades :

Mi novembre dans ma ville, il y a eu une belle parade de noël avec des chars, des danseurs… Je travaillais ce jour là malheureusement, je n’ai donc pas pu y assister. Heureusement, la ville de Drummondville a publié en direct sur son facebook l’intégralité du défilé! J’ai donc pu regarder tranquille au chaud ce que j’avais raté!

De ce que j’ai cru comprendre, il y en a eu une grosse aussi à Montréal. Québec a un très beau marché de noël également. J’espère pouvoir m’y rendre pour vous faire un bel article sur cette ville 🙂.

La légende des lutins :

Ces petits êtres magiques ont une place très importante dans le folklore de noël.

Ils sont les alliés du père noël dans ces ateliers de fabrication de cadeaux mais il y a une équipe de lutins bien spéciale! Ces êtres particuliers sortent d’une académie où ils ont développé des capacités uniques. Ainsi, ils se rendent dans les maisons où il a des enfants à partir du 1er décembre. Le jour, ils sont parfaitement immobiles mais observent tout ce qui se passe dans le foyer. Une fois la nuit venue quand tout le monde dort, ils se rendent au pôle nord faire leur rapport au père noël et ce jusqu’au 24 décembre. A cette date, ils aident le père noël dans sa distribution de cadeau.

Ces lutins peuvent se montrer très coquins, ils leur arrivent de faire des farces dans les maisons la nuit…

La légende des lutins

On m’a aussi raconté que certains lutins participent à la transformation de la décoration des maisons.

Un de mes petits clients (5 ou 6 ans je pense) m’a expliqué son point de vue sur les différents pères Noël Que l’on peut croiser de partout en période de fête: ce ne sont pas les vrais! le vrai est trop occupé dans les préparatifs, il envoie donc les lutins qui ont trop grandi pour rester lutins! J’ai trouvé son explication trop mimie alors fallait que je vous la partage! 😃

Les partys de noël

Les partys de bureau ne sont pas aussi courantes en France. En revanche, aux Usa et au Canada, ça fait partie de la vie sociale des entreprises. Dans beaucoup d’entreprises (pour pas dire dans presque toutes…) le mois de décembre est l’occasion de faire une soirée entre collègues, avec la hiérarchie mais avec ou sans les conjoints, rarement avec les enfants de ce que j’ai compris. Je pense que l’on ne peut pas vraiment le comparer aux « arbres de noël » de chez nous.

Ces partys de bureau ont souvent un theme (chic, chandails de noël….). Le but est de se réunir autour d’un buffet ou au restaurant pour les plus petites structures et de faire connaissance avec les autres personnes qui travaillent.

Pour ma part, nous sommes 4, la soirée se déroulera probablement chez l’une de mes collègues ou au resto avec un beau chandail de Noël!

Pour les grosses entreprises, j’ai entendu à la radio qu’il y a comme une sorte de code de bonne conduite à avoir… ce qui m’a fait bien rire car ça me paraissait vraiment être évident concernant l’alcool et les bonnes mœurs…

Un petit lien si vous êtes curieux :

Party de bureau

Le vendredi fou :

Un petit mot rapide sur le « black friday ». Ici, je trouve que ces soldes ont un vrai sens : soldes qui ont lieu au lendemain du thanksgiving américain.

Les rabais sont vraiment beaucoup plus intéressant qu’en France. Ça permet de préparer Noël ou de s’équiper pour vraiment moins cher. Il y a des réductions jusqu’à 75%…. je peux vous dire que pour compléter mon installation à l’appartement c’était vraiment appréciable! Même si on trouve régulièrement des aubaines, le vendredi fou est quand même plutôt valable si on a vraiment besoin, c’est comme toute chose : du dosage!

J’espère que ce post vous aura plus! Pour la prochaine publication j’hésite encore entre plusieurs sujet. N’hésitez pas à me faire vos suggestion!

À très vite!

Ps: des nouvelles des minettes:

Le trio commence à vraiment trouver son équilibre, ce qui n’empêche pas certains petit conflits de dominance mais les griffes sont rangées. Elles dorment régulièrement pas trop loins et mangent presque à côté.

Pag et Layci en pleine activité!
mes coups de coeurs visites·mon quotidien

Ma nouvelle ville

Après presque un mois et demi sans avoir écris quoi que ce soit (merci le temps des fêtes et les joies d’un bug sur mon site hébergeur qui m’a tout fait perde..), me voici de retour pour vous présenter enfin ma nouvelle ville : Drummondville!

L’histoire

Les territoires longeant la rivière Saint-François appartenaient à la nation des Abenaquis. Ce peuple était sédentaires, ils vivaient principalement de l’agriculture, de la chasse et de la pêche. Leur maisons étaient faites avec de l’écorce de bouleau. Ces terres sont restés des zones de chasse jusqu’en 1840.

En 1800, les pionniers des paroisses des rives du St-Laurent ont acheté les terres sur la zone du futur Drummondville dans le but d’y installer les colons.

En 1812 éclate la guerre entre les États Unis et les britanniques.

La ville a été fondée en 1815 par Frederick George HERIOT, majore intérimaire dans l’armée britannique puis colonel dans la division des Voltigeurs Canadiens. Il lui donne le nom de Drummondville en l’honneur de Sir Gordon Drummond ( Général pendant la guerre Anglo/Américaine de 1812).

Les soldats démobilisés à la suite de cette guerre y sont installé pour assurer une présence vigilante sur les voies d’accès principales aux centre du Quebec et ainsi prévenir de toute invasion Américaine. Ces soldats seront donc les premiers colons à s’installer ici, ils sont les anciens membres du régiment de Meuron, un régiment Suisse au service de la France, ils ont été expédié au Canada en 1813 pour défendre la colonie contre les Américains. Plusieurs nationalités européennes sont présentes : les Suisses, les Allemands, les Italiens, les Français… je pense que la diversité culturelle a pris racine à ce moment-là, des la fondation de la ville. À cette époque les Canadiens Français ne représentait que 10 % de la population environ.

Le développement de la ville fut très lent. Les premières ressources étant le bois des forêts alentour, naturellement les premieres productions était liées à la forêt. Une fonderie a été également construite. En 1915 une usine de poudre à canon a été installée par la compagnie Aetna chemicals, en période de guerre elle tournera à plein régime et emploiera jusqu’à 2400 personnes.

Centrale hydroélectrique sur la rivière St François.

La ville ne prit son essor que dans les années 1920 avec la construction de la centrale hydro-électrique. L’industrie du textile (les bas de soie notamment) sera le moteur de l’économie locale et la créatrice d’emploi durant plusieurs décennies. La population passera de 4433 à 41 161 personnes entre 1921 et 1961.

Les 30 dernières années ont vu l’industrie textile décliné pour faire place à la machinerie, à l’industrie du métal, la fabrication de composantes électriques et électroniques, des matériaux composites, des plastiques et des produits issus de la haute technologie. La situation géographique stratégique de la ville a permis le développement d’un parc industriel assurant ainsi une vitalité économique à Drummond. La ville mets un point d’honneur tout particulier à l’intégration des nouveaux arrivants et des migrants. Un service public est même dédié à cette tâche pour que les nouveaux venus se sentent bien dans leur nouvelle vie.

La géographie, démographie et économie:

La Ville de Drummondville fait partie de la région Centre-du-Quebec dont elle est le Chef-lieu. Elle a une surface de 260km2, environ 77 746 personnes y vivent (environ 100 000 habitants avec les communes rattachées). C’est la 15éme agglomeration du Quebec. Les habitants/es sont les Drummondvillois/oise.

Située à la croisée des routes les plus importantes du Quebec, la ville s’est donc développée grace à l’industrie textile, en fort déclin aujourd’hui comme un peu partout. Heureusement, ces vingt dernières années l’économie locale s’est grandement diversifiée. Ainsi, 300 des plus gros employeurs de la regions s’y sont installés :

  • Cascade, recuperations de matériaux et fabrication d’emballages et papeterie. Emplois environ 1774 personnes.
  • Groupe Soucy, fabrication de pieces pour l’automobile et autres materiel de transport. Emplois environ 1060 personnes.
  • Olymel, transformation de produits porcin. Emplois environ 906 personnes.
  • Agropur (à Notre-Dame-De-Bonconseil), productions laitière ( beurre, lait, fromages et sous produits laitiers) Emplois environ 270 personnes.

Il y en a encore beaucoup d’autres comme Canimex (440 employés), Pyrolek (125 employés), Siemens Canada, Soprema (315 employés) pour ne citer qu’eux. Il y a aussi un site de fabrication d’autobus et minibus. L’entreprise Girardin est le principal constructeur et distributeur de bus scolaire Blue Bird et New Flyer au Quebec/Canada. Les chiffres que j’ai trouvé sont ceux de 2016, je n’ai pas réussit a trouver de plus recent. Pour plus d’infos : https://www.emploiquebec.gouv.qc.ca/uploads/tx_fceqpubform/17_imt_300-employeurs_2016.pdf

Autobus de l’entreprise Girardin (BlueBird)

Ces entreprises ont cependant de grosses difficultés à honorer leur commandes (de plus en plus importantes) car ils font face à une pénurie de main-d’oeuvre comme partout au Canada.

Le service SDED (service public) développe l’économie notamment avec un incubateur d’entreprise et un service de recrutement a l’étranger. Ca sera certainement le sujet de mon prochain article.

L’équipe de Hockey :

Les voltigeurs de Drummondville ville existe depuis 1982. Il joue en ligue de hockey junior majeur du Québec. Ils sont deuxième en division centre et septième au classement général. Je ne m’y connais pas vraiment en hockey canadien mais en tout cas, je peux vous dire que ça joue vite et fort! J’ai vraiment été impressionné par leur rythme de jeu, l’ambiance dans l’arena ect… Le centre Marcel Dionne est une patinoire intérieur qui peu accueillir près de 3500 spectacles avec des gradins plutôt en pente. Il y a un petit resto snack, leur poutine est vraiment très bonne. 🙂

Match des voltigeurs de Drummondville VS les tigres de Victoriaville début décembre.
Les mascottes des voltigeurs.

Les atouts pour moi:

La bibliothèque :

Cette belle bibliothèque municipale a été inaugurée en 2017. Elle existait déjà avant mais elle a déménagé dans ces locaux flambant neuf à cette date. Elle a une surface de 4885m2… Je trouve ça énorme par rapport à ce que j’ai connue en France ahah! Les espaces de lectures sont très agréables ainsi que le système de recherche. Elle est ouverte tous les jours de 9h30 à 20h en semaine et de 9h30 a 17h les weekends. La bibliothèque abrite également la société d’histoire de Drummond et la société de généalogie faisant de ce pole, un lieu de predilection pour la recherche.

Salle jeunesse.

Les patinoires:

À Drummondville il y a 2 arenas (patinoires intérieures) et une dizaine de patinoires extérieures dont une réfrigérée. Elles sont en accès libre et gratuit (certaine place demande la carte loisir,elle même gratuite). La patinoire Victor-Pepin est celle réfrigérée, juste à côté de la bibliothèque. Il y a un chalet où l’on peut s’équiper. Il y a des heures pour le patin libre et d’autre pour le hockey libre. Elle se trouve pas trop loin de ma route du travail, je vais essayer d’y aller une fois par semaine 😊.

La patinoire réfrigérée.

Les transports

La ville offre un service de bus de 7 lignes qui fonctionne en 7j/7 toutes les 30 minutes en semaine et toutes les heures le dimanche. Je le trouve plutôt bien fait malgré que je ne l’utilise que très rarement. On achete les billets dans l’un des 50 points de ventes de la ville ( dépanneurs, supermarchés…). Il y a aussi le réseau taxibus en parallèle, on appelle un taxi, il nous prend à l’un des arrêts spécifiques et nous pose à un autre de ces même arrêts pour le prix d’un billet de bus. Une application est aussi disponible pour connaître tous les horaires et les parcours des bus.

Pratique le porte-vélo.

Le village québécois d’antan:

Le village est un musée à ciel ouvert. Il a été conçu en 1977 par Claude Verrier (historien) sur la demande de la chambre de commerce de la région de Drummondville. On y trouve les maisons des années 1800, des objects et des explications sur les us et coutumes de l’époque. La plupart de la collection est issus de dons de familles de la région (maisons comprises). Il est inauguré en juillet 1980, il n’est pas complètement achevé par manque de finance. En mai 2019, la ville et les gouvernements québécois et canadien s’unissent pour débloquer une subvention de 1,1 million de CAD permettant ainsi la restauration de 33 bâtiments supplémentaires.

Le village a des animations en fonction des saisons : village hanté à Halloween, village illuminé à Noël, animations autour du sirop d’érable dans le temps des sucres et des jeux d’extérieur d’antan l’été.

Plus d’infos : https://villagequebecois.com/

Personnellement, je l’ai pas encore fait, j’attend le temps des sucres 😝!

Une des vues du village depuis la promenade Rivia.

La promenade Rivia:

La promenade a été inaugurée en juillet 2019 le long de la rivière Saint-François, c’est un espace réservé aux piétons et cyclistes ouvert à l’année. Elle fait 2.5km depuis le pond du Curé-Marchand jusqu’au parc des voltigeurs. En 2020, des travaux seront fait pour la prolonger de 2km dans le parc des voltigeurs. C’est une très jolie balade que j’aime faire, je trouve que c’est vraiment bien aménager, on passe à coté du village d’antan et si on est chanceux, on peut voir des écureuils ou les oiseaux qui vivent sur la rivière ( j’ai vu des oies Bernaches et un aigle pigargue 🙂 ). Le seul point un peu négatif c’est la petite taille du parking du pond de la traverse. C’est le plus proche du centre ville, les jours de beau temps il est vite plein. Il y en a un autre proche de Saint Charles (la ou je travaille) proche du parc des voltigeurs qui est moins fréquenté.

La rivière Saint-Francois

Le Roy jucep et la poutine :

Il faut savoir que Drummondville serais le berceau de la Poutine! En effet, elle serait née dans les cuisines du Roy Jucep dans les années fin 50 debut 60. Jean-Paul Roy, propriétaire de ce restaurant, en 1964, serait le premier à avoir mis à la carte la poutine comme on la connaît aujourd’hui c’est-à-dire « patates frites, fromage et sauce ». Son nom Serait la contraction du mot Puding et du surnom du cuisinier Ti-Pout . Le brevet officiel du gouvernement fédéral canadien est affiché dans le restaurant.

Encore la je vous parle d’une place dans laquelle je ne suis pas encore allée! c’est sur ma liste de 2020 mais il y a tellement d’endroit a Drummondville ou on peut en manger des bonnes que je l’ai un peu mise de coté.

LE Roy Jucep.

Au mois d’Aout a lieu le festival de la Poutine. C’est un weekend très festif aves des concerts,en 2020 il y aura Simple Plan et Coeur de Pirate entre autre. Les billets ont déjà été tous vendu ( le pass 3 jours étant a 38$… Je comprend!), je m’y prendrais en avance pour l’an prochain!

Le boisé de la Marconie

Comme son nom l’indique, c’est un terrain boisé de 60 hectares parcouru par une dizaine de sentiers. En 2017, le zone a obtenue le statut de reserve naturelle. On peut y observer près de 70 espèces végétales ( dont une vulnerable), plusieurs espèces de mammifère et amphibiens ainsi que pas moins de 25 espèces d’oiseaux ( parmi elles la Sitelle du Canada qui est signe de bonne santé de la foret.). Le site est gratuit et accessible toute l’année. On peut se garer très facilement, c’est proche de chez moi (5min) et je l’ai vraiment aimé en mai. J’ai attendu avec impatience la neige pour pouvoir y aller en raquette.

L’attaque defensive de cette maman écureuil pour défendre son nid en mai 2019.

Il y a un autre coin sympa c’est la foret de Drummond, elle se situe l’autre coté de l’autoroute Transcanadienne. Elle a été acheté a Hydro-Quebec pour preserver ce lieu. On peut évidemment y marcher été comme hiver mais aussi pécher (permis obligatoire) et observer les cerfs de Virginie.

La rivière saint Francois en mai, balade dans la foret de Drummond

Lauzière, un depanneur pas comme les autres :

Un dépanneur, c’est un commerce de proximité genre épicerie de quartier ou tu trouve de tous pour te ….dépanner!

(Photo : Ghyslain Bergeron)

Ce qui fait la particularité de cette épicerie la, c’est leur selection de bières de microbrasserie qui est très impressionnant! On en trouve de tous les coins du Quebec mais aussi des USA et d’Europe (Belgique principalement). Pour voir un peu leurs collections : https://www.facebook.com/epicerie.lauziere

Le Frigo.

La Famille Lauzière a tenue l’épicerie pendant 70 ans. Elle a d’abord été une boucherie avant d’être un dépanneur. Pendant les 30 dernière années ce sont les enfants qui l’on exploité. En fin d’automne, on a appris a la radio et dans les journaux locaux que le dépanneur était vendue. Ce qui a soulevé une vague d’inquietude chez beaucoup de Drummondvillois fidèles de l’épicerie concernant le suivi et la selection des bières de microbrasserie, la rumeur disant que le rachat était fait par des asiatiques ( rien de péjoratif dans mes mots). Au final, seule la direction change, les employés (20) ayant tous garder leur poste aux dernières nouvelles, le frigo a encore de beaux jours devant lui!

Vue sur le centre ville depuis la promenade Rivia

Il y a tellement de chose à dire sur cette ville que je découvre depuis quelques mois…

Mais pourquoi je l’ai choisi?

Pour être complètement honnête c’est du pure hasard, Jonas y est arrivé pour le travail, j’ai profité de son point de chute tout simplement.

Ce qui fait que je l’apprécie vraiment, c’est qu’elle est a taille humaine et proche de tout. En moins de 10 min on est a la campagne, 90min a Québec et 70 min a Montreal. Le centre ville est très joli et surtout vivant comparativement a ce qui se passe dans les villes françaises de meme taille. Il y a des boutiques sympas avec du service (écoute et conseils) et des resto/bar/cafés très agréables. Il y a tout ce qu’il faut pour bien vivre ici (écoles, campus universitaire, centre de congrès, hôpital, centre culturel..). Je la trouve très dynamique, la commune a beaucoup de projet d’embellissement et surtout soutient l’arrivée de nouvelles entreprises et des nouveaux arrivants (migrants ou non).

En presque trois mois ici, j’ai pu me faire un cercle social que ce soit avec les amis de Jonas ou mes clients au salon. J’ai eu un accueil très chaleureux de leur part, leur curiosité sur les raisons pour lesquelles je suis arrivée ici et les differences avec la France alimentent la plupart du temps les conversations. Je pensais vraiment que j’aurais plus de difficulté a m’intégrer mais grace a leur gentillesse et bienveillance, je me sens déjà comme chez moi!

Merci a vous qui me lisez, j’espère que ca vous aura plu!

N’hésitez pas a me laisser des commentaires ou a vous inscrire a ma news-letter en bas de la page ( si se n’est pas déjà fait 😉 ).

A bientôt!

Sources :

mes coups de coeurs visites

L’orignal

Gaspésie octobre 2018

Pourquoi vous parler de cet animal ? Parce que ça m’a permis de faire des recherches pour mieux le connaître tout simplement.

Pour moi comme pour beaucoup de monde, il est un des emblèmes des pays nordique et donc du Canada.

Il est vraiment impressionnant dans sa façon de bouger. C’est un animal hyper silencieux malgré sa taille. J’ai vraiment un coup de cœur pour lui et je suis curieuse de le connaître.

Orignal, élan( origine baltique), moose (en anglais), son nom lui même est déjà sympas. Le mot « élan » est utilisé pour les pays d’Europe du Nord et de Russie tandis que « orignal » n’est utilisé que en Amérique du Nord francophone. C’est le plus grand des cervidés.

Étymologie :

Il découle du mot basque « oreinak » qui signifie « cervidé ». C’est Samuel de Champlain( navigateur français et fondateur de la ville de Québec) qui nommait ces animaux « orignak » car les premiers colons français l’auraient appris des basques qui venaient pêcher sur les côtes du Labrador ou dans le fleuve Saint Laurent. Plus tard la final -ak à laisser place au -al se rapprochant plus des mots « cheval », « chacal ».

Hormis le nom, l’orignal et l’élan ont quand même quelques différences physiques. L’orignal a un pelage plus foncé que son collègue européen qui a les pattes blanches. Les plus gros spécimens sont visibles dans les provinces de Colombie Britannique et du Yukon.

Il y a beaucoup de sous espèces d’élans, je ne vais pas les détailler car les différences sont plus au niveau des gabarits plutôt que des particularités.

Pixabay
Source Pixabay

Au moyen âge on en trouvais en France, Belgique, Allemagne et Suisse. Ils ont été éliminés par la chasse pour la viande et les trophées dans les années 1000.

Ils viennent dans les forêts boréales et mixtes de l’hémisphère nord. Ils sont des animaux plutôt solitaires, ils forment des couples au moment du rut. L’hiver les mâles peuvent se regrouper. Les femelles élèvent leur petit seule.

Les orignaux sont de nature plutôt timides lorsqu’ils sont dans des zones très urbanisées ou à forte fréquentation humaine. Mais en zone calme, il peut se montrer curieux (jamais à moins de 20m cependant). Les moments ou l’on doit vraiment être extrêmement vigilant sont la période du rut et l’élevage des petits. Ils peuvent se montrer très agressifs, au vu du gabarit il vaut mieux se tenir loin.

Source Pixabay

Régime alimentaire :

C’est un herbivore. Il ne peut pas brouter à cause de son cou plutôt court. Il se nourrit des feuillages mais aussi des branchages, d’écorces et plantes aquatiques! Il a la capacité de rendre ces narines hermétiques ce qui lui permet de pouvoir rester très longtemps sous l’eau, il peut descendre jusqu’à 5m de profondeur! Il se nourrit aussi de lichens champignons et autres mousses. Il est capable, comme les chèvres, de se mettre sur ces pattes arrières pour se dresser et récupèrer des feuilles à plus de 3m. C’est un ruminant, sa dentition est presque la même que les vaches exempté ces dents de devant : il a une plaque de corne sur la mâchoire supérieure qui lui sert à broyer les écorces branchés… Il consomme 20kg de végétaux par jour en été et jusqu’à 25 à 30kg de diverses matières végétales (branches, écorces…) en hiver.

Caractéristiques physiques :

Le Mâle (Buck au Québec) :

Ils pèsent entre 500 et 900kg pour une hauteur moyenne de 2m30 au garrot et font 3m de long. Leur panache (bois) peuvent dépasser 1m60 pour 20kg. Ils ont une partie plate surmontée de pic. Le panache en phase de croissance pousse de 1,3 a 1,8cm par jour. Plus le panache est grand, plus l’animal est âgé. Ils le perdent en novembre.

Trophée de chasse en Gaspésie, le panache de ce Buck était super impressionnant!

La femelle :

Elles pèsent entre 300 et 500kg pour une hauteur moyenne de 1m60 au garrot. Elle a une gestation de 8 mois. Les portées sont généralement de 1 ou 2 petits, rarement 3. Elle n’a pas de panache normalement mais depuis quelques temps, certaines personnes ont constaté que ça pouvait arriver de croiser des femelles coiffées.

Le faon/ veau:

Ils pèsent 15kg à la naissance(6kg dans le cas de jumeaux) et grandissent très vite : 500g par jour puis jusqu’à 2kg/jour pour sa première saison d’été. Il est capable de marcher quelques minutes après être né et de courir plus vite qu’un humain le jour suivant. Ils arrivent généralement en mai. Le petit reste avec la mère jusqu’à la naissance suivante.

Les adultes perdent jusqu’à 17% de leurs poids chaque hiver voir plus si il est rigoureux.

Mon pied à côté d’empreintes en Gaspésie (je fait un 38).

Leurs sabots est en quatre partie reliées par une membrane pour pouvoir nager ou marcher dans la boue et la neige. L’empreinte fait entre 14 et 20cm. Les traces des mâles sont côte à côte (comme sur ma photos) et celles des femelles sont l’une dernière l’autre.

Leur pattes sont inhabituellement longue ce qui, je trouve leur donnent une démarche très maladroite. L’allure de Trot est vraiment mal assurée 😅. Par contre au galop il peut atteindre les 55km/h.

Comme les chevaux, ils sont capables de se reposer et dormir debout.

L’été, ils passent beaucoup de temps dans l’eau pour se débarrasser des colonies de mouches et moustiques. C’est un excellent nageur qui peut franchir des bras de rivière à fort courant.

Portrait réalisé avec mon appareil bridge à environ 20m toujours en Gaspésie. C’est un jeune mâle, le panache n’est pas très imposant.

Sa vue est très mauvaise. Par contre l’ouïe et l’odorat sont très développés pour compenser. C’est pour cela que lorsqu’un orignal a besoin de se reposer, il avance contre le vent un certain temps pour ensuite revenir dans le sens du vent en formant un cercle partiel. De cette façon les prédateurs sont obliger de s’approcher dans le sens du vent ce qui permet à l’orignal de les détecter très rapidement.

Ces prédateurs :

L’homme est bien évidemment en tête de liste avec la chasse. Il est aussi la proie intéressante pour les loups, les ours, les tigres de Sibérie mais aussi les pumas pour les petits.

Les accidents avec les orignaux sont assez fréquents sur les routes canadiennes et sont souvent mortels. Du fait de sa mauvaise vue, ils ont tendance à travers devant les véhicules ou à ne pas bouger du milieu de la route. A cause de leur morphologie en cas de collision, l’impact avec les véhicules se fait au niveau des pattes, Le corps vient alors s’écraser sur les pare-brise.

C’est pour ça que des zones routières à forte fréquentation sont protégées par des grillages avec des panneaux indiquant le secteur sécurisé ainsi qu’un numéro de téléphone pour signaler toute intrusion.

Les périodes à risque sont l’aube et le crépuscule sur juin, juillet, octobre, novembre mais comme pour tous les animaux ça peut arriver toute l’année. Si vous voulez plus d’info voici le lien d’un site bien fait d’une association de conducteurs : Risque animaux sauvages

Pour terminer cet article voici le liens vers une courte vidéo (5min). Elle est déjà ancienne mais les animaux sont beaux.

Orignaux film

J’espère une fois de plus que vous avez aimé me lire. J’ai adoré écrire cet article, j’ai été obligée d’aller faire beaucoup de recherche sur internet (merci Wikipedia…), les sites de chasseurs m’ont beaucoup appris. J’espère utiliser ces nouvelles connaissance pour faire de la photo prochainement!

Mon départ étant proche j’espère vous faire un article prochainement sur ma première semaine d’immigrée fraîchement débarquée!

Merci encore pour votre Fidélité!

À très vite!

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Le zoo de saint félicien

Je vous avais parlé de ce zoo en quelques lignes dans l’article sur mon Voyage de mai , ça l’aurait rendu beaucoup trop long car j’ai vraiment eu un coup de cœur pour cet endroit!

Les animaux ont beaucoup d’espace ( 485 Hectares), ils sont dans des enclos vraiment adaptés à leur nature et au travail des soigneurs. C’est un zoo sauvage, la différence avec un zoo plus traditionnel se fait au niveau de la cohabitation des espèces. On trouve dans les espaces plusieurs espèces mélangées : bisons, wapiti, ours noirs, originaux…. Cela permet d’entretenir l’instinct de proie ou de prédation des uns et des autres.

Pour moi, ce qui le rend unique c’est le fait qu’il n’y ai que des animaux de la zone climatique : la Borealie. Vous ne croiserez donc aucune girafe, éléphant ou autres animaux africains. Il n’y a pas non plus de phoques car leur construire un bassin d’eau salé est trop compliqué d’entretient. Par contre, ils ont des ours blancs qui, de ce que j’ai compris sont là pour la sauvegarde de l’espèce. On retrouve également des animaux des montagnes Japonaises ( macaques du Japon, grues japonaise), du nord de la Russie ( tigres de Sibérie) et de la Mongolie.

Ce zoo a été fondé en 1960. Il y a pas moins de 80 espèces différentes ce qui représente 1000 animaux tous originaires de Boréalie. Il est géré depuis 2001 par le centre de conservation de la biodiversité boréale (CCBB).

Pour plus d’infos : Wikipedia zoo sauvage

Leur site internet : Zoo sauvage

On a commencé notre visite par visionner le film multi-sensoriel. Il présente le parc au complet ainsi que ces pensionnaires. Il est très bien fait. C’est une salle un peu comme au futuroscope avec des effets spéciaux ( vents…).

Notre première rencontre : les Lynx! Ils venaient juste d’avoir leur collation mais un d’entre eux avait encore faim et a attrapé un petit tamia 🐿 pour compléter le goûter!

Casse-croûte du lynx
Jeune grizzli à la sieste

Il y a un petit train grillagé pour promener les gens dans l’espace de la plaine. C’est un parcourt de 7km commenté par les soigneurs. Les animaux y sont libres de leur mouvements. On trouve des wapitis, des orignaux, des cerfs de Virginie, des bisons, des oies, des bernaches du Canada… Certains de ces animaux sont des rescapés d’accidents de chasses ou de la route, ils ont été sauvé et soigné mais ils seraient incapables de survivre à l’extérieur suite aux blessures.

Sur le circuit il y a des reconstitutions de camps de bûcherons, fermes de colons, poste de traite et village amérindien.

Voici quelques photos parmi toutes celles que j’ai prise, j’ai du faire un choix il y en avait tellement !

Avec Laurette, Jeff et Jonas
Wapiti
Bison
Loups gris, les seuls de la zone isolés par un enclos.
Bœuf musqué
Ours noir.

On a continué notre visite par les espaces des volières et enclos. Les animaux sont par secteur d’habitat : toundra arctique, Foret boréal, montagnes, forêt mixte, prairie, Asie.

Tigre de l’Amour originaire de la Sibérie.
Vautours à tête rouge, on en avait vu un dans le parc des hautes gorges de la Malbaie.
Porc epic
Chouette effraie, ma préférée!
Couleuvre obscure
Castor canadien.
Grand duc d’Amérique
Raton laveur en pleine activité 😅
Pygargue à tête blanche
Loutre des rivières, tellement mignonne
Renard roux, à l’affût d’un Pecan qui l’embêtait 😊
Maman et bébé en plein moment de tendresse.

On a passer un peu de temps vers les ours blancs. Il y a 1 mâle, 2 femelles et 2 petits. J’ai trouvé leur enclos de jours très sympas. Ils ont un bassin pour nager et des compagnons : des renards arctiques! Cette cohabitation est en test actuellement et ça se passe plutôt bien.

En discutant avec les soigneurs j’ai appris que les ours étaient séparés les uns des autres pour la sécurité des oursons. En effet, à l’état naturel chaque femelle aurait tendance à vouloir tuer La progéniture de l’autre pour assurer la profusion de nourriture pour la sienne. Idem pour le mâle, il chercherait à tuer les petits pour déclencher les chaleurs de la femelle convoitée. J’ai appris que les ourses reste avec leur petit en 3 et 4 ans. Ces jeunes nées en novembre 2018 resteront encore quelques temps à Saint Felicien, ce sont d’ailleurs les grandes stars du moment!

Bébé s’amuse dans l’eau

On a terminé la visite par l’espace musée où sont exposées des reliques des animaux décédés au zoo ou données par des organismes à vocations éducatives.

J’espère que cet article vous a donné envie envie d’en savoir plus sur ce lieu qui m’a tant plu!

Pour les prochaines semaines je ne sais pas si je réussirais à écrire, je suis à 2 mois du départ, en plein déménagement et en pleine rentrée des classes au boulot…

Merci à vous de me suivre, le début de l’aventure approche à grand pas, j’ai vraiment hâte d’y être!

A très vite!

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Voyage mai 2019

Vacances enfin! Je les ai attendus une grosse partie de l’hiver!

On avait discuté avec Jonas pour que je revienne vadrouiller chez lui après l’hiver. Je viendrais seule cette fois. J’ai réservé mes billets en janvier, tout de suite après avoir validé mes congés avec ma patronne et avant d’avoir été tirée au sort. Ça s’est joué à quelques heures 😋!

Réveil à 3h30, ça pique mais c’est pour la bonne cause!

Décollage prévu le 12 mai à 10h depuis Lyon. Cette fois, j’ai laissé ma voiture chez mes parents, mon papa m’a amené à Chambéry pour prendre un OUIBUS (très pratique et pas assez fréquenté à mon goût), j’ai payé 35€ l’aller-retour. C’est plus économique si on calcule l’essence, le péage et le parking… A 6h30 j’étais à l’aéroport, j’ai posé ma valise direct, passer le contrôle et hop, j’étais déjà en vacances!

Trop excitée la Soso!
L’attente avant l’embarquement.

9h embarquement, 10h décollage! Hyper précis! Pour ma 2eme expérience avec Air Canada, je suis tout aussi satisfaite. Confort et personnel au top. J’ai pu regarder les films sur un écran individuel que je n’ai pas vu dans l’hiver (bohemian rapsody et a star is born). Mon voisin de siège, un gentil monsieur en déplacement pour 24h à Lyon… le courageux! Je sais pas comment il a gérer le jetlag mais en tout cas il a bien dormi! Ce qui m’a posé problème au bout de 6h de vol sur les 8 à faire… et oui je suis une fille!😋

Atterrissage à Montréal par le sud de la ville, j’ai eu une autre vu aérienne par rapport à octobre. Et c’est là que mon angoisse a commencé à grimper d’un cran.

En effet, j’en avais parlé à Jonas, je sentais que j’aillais passer un peu de temps au passage à la douane à cause du permis de travail associé à mon passeport. Ça n’a pas manqué!

Salle de l’immigration à la descente de l’avion.

Quand on débarque, on est face à un gros écran tactile, on doit scanner son passeport puis répondre à des questions, une photo est prise, un ticket sort. Ensuite, on est dirigé vers un premier douanier qui pose à nouveau des questions et ensuite vous dirige soit à la zone de bagages, soit à l’immigration. Ça a été la 2eme option pour moi cette fois là. Je ne vous explique pas la boule d’angoisse que j’ai senti monter… Je suis donc allée rencontrer une autre personne qui a passé mon cas au peigne fin. On m’a demandé le but de ma venue, le programme de mon séjour, la date de mon retour, la date de la reprise de travail en France, mon métier, elle a regardé si mon billet n’était pas annulable ou échangeable, elle a regardé aussi mon application bancaire pour voir si j’avais bien les moyens de rester sur le territoire 3 semaines sans avoir besoin de travailler… très strict! Elle m’a aussi demandé pourquoi je ne voulais pas activer mon Pvt. Je lui ai expliqué que j’ai été tirée au sort plus vite que ce que j’avais anticipé et mon projet n’était pas finalisé. J’ai beaucoup angoissé sur ce point là car si mes preuves de bonne foi n’étaient pas suffisantes ou si quelque chose lui paraissait louche, c’était retour en France et je risquais de voir mon permis purement annulé… 30 minutes, un coup de tampon sur le ticket et le passeport plus tard, je récupérais ma valise et j’étais enfin libre! Je retrouvais Jonas et à nous l’aventure!!

Montréal, le village. Avec un bon décalage en pleine face..
Le plateau, quartier très prisé des français.

La première semaine a été plutôt une immersion dans ma future ville : Drummondville. Découverte du centre, du quartier où je vais emménager en octobre et aussi des alentours. J’ai commencé à prendre mes marques et découvrir une certaine façon de vivre. Je reviendrais plus en détail sur la ville bientôt. J’ai commencé à me familiariser avec les magasins, la monnaie et d’autres petites choses du quotidien qui n’est encore pas le mien.

Un pickup comme j’aime.
Le petit bois pas très loin du centre.

La deuxième et troisième semaine la vraie aventure commence enfin!

Première leçon de conduite sur le Dakota.

Le programme: randonnées, camping et traçages d’animaux. Nous sommes passé très rapidement à Québec direction la Malbaie et ses hautes gorges. On a croisé un/une jeune orignal(e) qui a presque traversé devant le nez du pickup… Ça annonçait la couleur pour notre chance avec les animaux 😉

Carte artisanale de mon séjour. 1600km environ.
Vieille voiture dans Quebec.
Réveil à La Malbaie après une nuit dans le pickup entouré de traces d’orignaux.
Pas mal l’installation popote pour cuisiner
Balade dans le parc national des hautes gorges de la Malbaie.
Les hautes gorges avec la Malbaie qui coule au centre, l’acropole des draveurs à droite.

C’est un très beau parc national (-> Sepac), on a pas pu faire l’acropole des draveurs ce jour là, il y avait encore des passages gelés pas loins des ruisseaux ce qui rendait le chemin trop dangereux. Pour la note culture, les draveurs sont les hommes qui travaillaient sur les rivières pour faire circuler les troncs d’arbres coupés par les bûcherons. La rivière était le moyen le plus facile pour transporter le bois. C’était un métier très physique et dangereux.

Retour à notre base après 22km de balade. On a eu quelques surprises ce soir là. Je suis aller faire un tour dans le bois à côté pour une histoire de fille encore 🤗. Je suis tombée sur une carcasse d’orignal… Bon, je passe sur l’odeur, il avait du être attrapé dans l’hiver vu l’avancée de décomposition, la pluie de la veille combinée avec la chaleur du jour ont révélé sa présence. Je suis retourné à la voiture prendre l’appareil photo, il y avait des belles traces de crocs sur les os. J’ai pris les clichés, je dis à Jonas que c’est peut être pas une super idée de rester là avec l’orignal, si nous on le sent, y’en a d’autre qui l’ont certainement flairé aussi.

Reste du festin.

On a hésité jusqu’à ce que quelque choses décide pour nous lol. Ce que j’ai fait comme bêtise? Ne pas prendre le chemin par lequel j’étais arrivé jusque là pour cet aller-retour photo. Résultat, je me suis retrouvée avec 3/4 énormes tiques accrochées à mon pantalon. Après quelques saut de cabris et un striptease très élégant 🤣, on a décidé de descendre au village de la Malbaie pour dormir au motel et surtout trouver une pharmacie pour acheter des tires tiques et du répulsif pour les jours suivants. Au moment de partir, on a vu un magnifique vautour a tête rouge nous survoler et se poser dans un bouleau au dessus de là carcasse, ça à donner le signal pour partir, on voulait pas attendre les coyotes!

Vautour à tête rouge près à passer à table.

-> lien du motel, accueil très agréable et chaleureux : Motel la Riviera.

Le lendemain nous avons pris la route vers Tadoussac pour remonter le fjord Saguenay.

Sur le traversier entre Baie sainte Catherine et Tadoussac.
L’hôtel de Tadoussac avec La Chapelle des indiens.
La plage
Vu sur le Saint Laurent à la recherche d’éventuelles baleines.

Nous avons fait un crochet par le parc national des Monts Valin mais là aussi on a dû adapter nos projets, les chemins étaient inaccessibles à cause de la fonte des neiges tardive, le site internet n’ayant pas été misa jour nous ne savions pas que c’était impraticable. On a posé notre campement à l’extérieur du parc. Un employé du parc nous a gentiment indiqué un coin tranquille et sécurisé pour la nuit. On a eu les plus belles surprises de notre vadrouille ce soir là! Juste après le repas un ours noir est venu nous faire un coucou de loin alléché par l’odeur de nourriture! Quand on est allé se coucher, je n’étais pas vraiment en confiance (Jonas non plus lol) même si on avait pris les précautions d’usage concernant les denrées. On se fait bercer par quelques gouttes de pluie. Et puis la, un bruit de pas dans les graviers…. à droite…. à gauche…. entre la tente et le pickup… Si c’était l’ours qui était revenu? On a pas osé bouger ou faire de bruit pour ne pas lui/leur faire peur car on ne savait pas ce qui nous entourait. Autant vous dire que la nuit a été interminable! Une fois le soleil levé (5h du mat’), on a découvert de magnifiques traces d’Orignaux! Soulagement! On a pas faillit être bouffé tout cru! 🤣. Je peux vous dire que maintenant on sait reconnaître un passage d’orignal dans une forêt!

Petite bière de Savoie à l’apéro après installation du camp.
Juste un instant avant la visite de l’ours noir.
La patte du nounours…
L’après nuit à Orignal
Empreinte à 40cm de la tente.

Un bon petit dej pour nous remettre de nos émotions, nous prenons la direct du Lac saint Jean par le nord pour rejoindre Laurette et Jeff à Saint Prime pour 4jours de visite. Au programme : Poutine, crème molle,soirée autour du feu, zoo sauvage de Saint Félicien et balades!

Le Lac Saint Jean.
Terrasse de La Chouape, micro brasserie très chouette
25 mai 2019, notre petit arbre baptisé « sojolaueff » est planté à Saint Prime.
Visite du Zoo, un article sera nécessaire pour vous dire comme je l’ai aimé!
Rando sur le site du trou de la fée

On a passer de super moment avec eux, le lac saint Jean et sa région sont pleins de belles choses à découvrir et j’ai hâte de retourner la bas pour continuer à la découvrir. Un grand merci à Laurette et Jeff pour leur accueil!

Bye bye Lac saint Jean.

De retour sur Drummondville par la route de La tuque, il est temps de faire la valise pour le retour. C’est un bien grand mot car j’ai laisser la quasi totalité de mes affaires en prévision de mon arrivée d’octobre. Ça m’évitera de prendre un supplément valise en octobre, j’aurais déjà les 2 cages des minettes ça fait beaucoup après et ça permet aussi de trier.

Attente à l’aéroport de Montréal pour mon « dernier » retour vers l’Europe, oui on s’occupe comme on peut!
Vol de nuit pour le retour, beau spectacle de la nature.

Avant mon voyage, j’ai fait changer des euros en dollars canadien à Chambéry au comptoir de change. C’est bien plus avantageux que de les commander à la banque. Surtout, ne pensez pas que à l’aéroport en arrivant ça peut être intéressant, ça ne l’est jamais. Les commissions sont énormes dans un sens ou dans l’autre.

Comptoir savoyard de change

Pour le budget, j’ai payer 550€ d’avion, 35€ de Ouibus et sur place j’avais prévu 1500$ (environ 1000€) pour les 3 semaines ça qui a été suffisant étant donné que l’idée était de camper.

Concernant le décalage horaire, je me suis mieux adapté cette fois. En octobre j’avais mis bien une grosse semaine pour me recaler le sommeil. Sur le conseil d’un client qui voyage beaucoup je suis passer à la pharmacie prendre une boîte de melatonine. La pharmacienne m’a orienté vers un complément alimentaire dosé pour les décalages liés au voyage (et non contre les insomnies): c’zen nuit. J’ai pris un cachet une fois installé dans l’avion et ça a été très efficace. J’ai pu dormir 4h sur les 6h de vol et ce n’est pas négligeable quand on reprend le boulot le lendemain. Ensuite, il faut prendre un comprimé avant de se coucher pendant 4 soirs. Tout simplement. Ça a été très efficace pour moi mais chacun est différent face à ce genre de chose. C’est pour ça que il faut toujours demander conseil à son médecin ou pharmacien pour ne pas faire n’importe quoi.

J’espère que ce petit article vous aura plus ou donné envie de visiter ;). Merci pour vos gentils encouragements, c’est motivant pour continuer d’écrire!